40 nouveaux cas de COVID-19 en deux jours

Dans une déclaration, le ministre de la Santé Publique et de la lutte contre le Sida, Dr Thaddée ndikumana vient d’annoncer que 40 nouveaux cas de coronavirus viennent d’être signalés au Burundi du 04 au 06 janvier 2021. Ainsi, il demande à la population à observer scrupuleusement les mesures barrières afin d’endiguer la pandémie. C’est après que la population affiche un relâchement généralisé. Après avoir communiqué  de ces chiffres, le ministre a effectué une descente de sensibilisation dans certains endroits de la ville de Bujumbura où  se rencontrent beaucoup de gens. Notamment, la gare du centre-ville, le marché Cotebu, la galerie idéal et le parking du marché Cotebu.

Dans sa déclaration, le ministre a indiqué qu’en date du 04 janvier 2021, les équipes médicales  du ministère de la santé publique ont identifié10 cas positifs au covid-19. Ils ont été constatés  parmi les personnes qui allaient demander des certificats de tests pour aller à l’étranger. Dès lors, signale le ministre, les équipes médicales d’intervention rapide ont été alertées pour commencer la recherche des cas contacts de ces personnes positives au covid-19. Le constat est que 284 personnes ont été en contact avec les dix personnes. “Après leurs tests au covid-19, parmi les 284 personnes ayant été en contact avec les 10 personnes testées positives au Covid-19, 30 personnes sont devenues positives. Ce qui porte le total à 40 cas positifs internes en deux jours », fait remarquer Dr Ndikumana avant de rappeler que le Burundi vient de passer deux mois sans qu’il y ait un cas de contamination interne au Covid-19. Le ministre indique que tous ces cas positifs proviennent de la mairie de Bujumbura et de ses environs. Et d’informer que les équipes d’intervention d’urgence du ministère de la santé sont en alerte maximale pour traquer tous les cas contacts des 30 cas positifs au Covid-19 et les contacts des contacts afin de circonscrire l’épidémie.

Sur ce, le ministre demande à toute personne ayant été en contact avec un cas testé  positif même s’il ne présente aucun symptôme du covid -19 d’aller se faire dépister dans un hôpital qui lui est proche notamment les hôpitaux de district Bwiza, Kamenge et Ruziba et de s’astreindre à l’auto-quarantaine  à la maison.

Un relâchement généralisé  

« Actuellement, il s’observe un relâchement généralise », c’est le constat du ministre  après une descente  effectuée  dans certains endroits de la ville de Bujumbura dans le cadre de s’enquérir de l’état de la mise en application des mesures barrières. Au terme de sa visite, le ministre a indiqué que les burundais affichent un relâchement généralisé en ce qui est de la mise en application des mesures barrières.

Dans les endroits visités  dont le parking du centre-ville (Ligne Nord), les kiosques et galeries dont la galerie idéale, certains magasins et kiosques ne disposent plus de kits de lavage de mains. Et ceux qui en disposent ne l’utilisent plus. Les seaux qui servaient de lavage de mains sont sèches, ils n’ont ni eau ni savons.

Au marché de Cotebu et à la gare routière Cotebu ainsi que sur les agences de transports situées à l’ex Cotebu, c’est le pire. Pas de dispositifs de lavage. Ils n’ont ni savons, ni eau non plus de savons. De ce qui précède, le ministre demande à la population à respecter scrupuleusement les mesures barrières au covid-19 faute de quoi, le ministère en collaboration avec la police et l’administration sera amené à infliger  des amandes à toute personne qui enfreint les mesures.

Ces mesures sont le lavage des mains à l’eau propre et au savon, éviter de se saluer en se serrant les mains ou en s’embrassant. La population doit aussi tousser ou éternuer dans un mouchoir jetable.

Quid de la campagne Ndakira Sindadura kandi sinandukiza lancée par le président ?

Lancée le 6 juillet par le président de la République du Burundi pour endiguer l’épidémie de Covid-19 dans un délai de trois mois, la campagne « je guéris, ne me contamine ni ne contamine les autres », devra changer la donne. Alors que le Burundi disposait d’un seul centre de dépistage, les capacités matérielles et de prise en charge furent renforcées et un dépistage de masse fut lancé. Et comme peu de burundais  pouvaient s’offrir du savon, le prix du savon fut subventionné à 50%, et le prix du mètre cube d’eau réduit pour renforcer les mesures d’hygiène. Aussi, l’Aéroport International Melchior Ndadaye fut fermé pendant 7 mois. Cependant, avec l’ouverture de cette dernière le 08 Novembre 2020, des cas importés de coronavirus ont été signalés dont ceux venant à bord des avions.

Avec cette recrudescence des cas de covid-19, la fermeture de l’Aéroport serait-elle envisageable? Wait and see!

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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