67 ha supplémentaires pour augmenter la production du café

En vue d’augmenter la production du café, l’Office Burundais pour le Développement du Café (ODECA) procède à l’extension des champs de caféiers de l’Etat. Raison pour laquelle, 67 ha ont été mis à sa disposition pour abriter des champs de caféiers dans les provinces Mwaro, Ruyigi, cankuzo, muyinga et Ngozi.

Il est presque 10 h. Nous sommes sur la colline Nyagitika, commune Nyabitsinda de la province Ruyigi. Emmanuel Niyungeko, le Directeur Général de l’Office Burundais pour le Développement du Café (ODECA) accompagné par certains cadres du ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage est sur les lieux. L’administrateur de la commune Nyabitsinda, Anastasie Ahishakiye y est  aussi accompagné par certains membres de la coopérative « Twiyunguruze ». Un grand terrain est labouré. Il a été préparé pour accueillir les jeunes plants de caféiers. Des trous sont creusés. Et dedans, une fumure organique est y déposée. Non loin de ce terrain labouré, des plantules de caféiers sont entassées. Il est l’heure de lancer l’activité de plantation des caféiers. Un technicien agricole communal indique que la superficie du  terrain préparée est de 19 ha. Et, cette dernière abritera 47 500 plants de caféiers.

Comment planter un caféier ?

Avant de repiquer les jeunes plantules, Juvénal Bucumi, l’agronome communal explique comment se fait le  semi du café. «  Avant de planter le caféier, on défriche d’abord le sol. Après le défrichage, on creuse un trou dans lequel on met de la fumure organique pour fertiliser le sol et permettre la croissance de la plantule ». Les plantules sont préparées dans des pépinières en motte de terre mise dans des sachets. Comme l’indique Bucumi, le trou doit être de 60 cm au cube. Et la distance entre une plantule et un autre est de 2m.  C’est au moment où  celle entre les lignes est de 2,5 m. Il ajoute que dans le trou, on y met entre 5 à 10 kg de fumure organique mélangée avec la terre fertile. Après, on choisit une bouture de bonne santé qu’on met dans le trou après avoir enlevé le sachet qui contenait la terre et la bouture. Et la profondeur du trou doit dépasser la longueur de la racine de la plantule. En utilisant une main, on introduit la plantule dans le trou jusqu’au collet. Si la racine est trop longue, on écime la pointe. Et finalement, avec deux doigts on appuie sur les extrémités du trou pour le refermer en s’assurant de ne pas laisser des poches d’air. En général, la densité de plantation varie de 2500 à 5000 plantules par l’hectare, conclut M. Bucumi

Le café, une culture exigeante

Pour un meilleur rendement, beaucoup de travaux doivent être menés, fait savoir Jean Banyiyezako, coordinateur des coopératives et groupement des travailleurs qui entretiennent le terrain de plantation des caféiers à Nyabitsinda. Il indique que la culture du café exige un entretien qui lui convient. Il informe qu’en plus de mettre de la fumure, s’il y a une carence de la pluie, les caféiers nécessitent d’être arrosés. Ils nécessitent également  d’être sarclés car, dit-il, les 2 premières années de la vie de la plantule sont les plus critiques. La plantation peut recevoir 2 à 3 sarclages. L’essentiel, est de tenir la base de la plante très propre sur un rayon de plus de 80 cm. Et de conserver les herbes arrachées sur le sol pour le protéger contre l’érosion. Au cours de la troisième année, le nombre de sarclage peut être réduit à 1 ou 2.  A côté du sarclage, c’est le tour au paillage.  En plus du paillage, on pratique le marcottage et l’élagage auxquels on ajoute la cueillette et le transport du café à temps vers l’usine.

Des caisses communales renflouées  

Anastasie Ahishakiye, administrateur de la communale Nyabitsinda dit se réjouir que l’ODECA implante des champs des caféiers dans sa commune. Elle souligne que la préparation du terrain pour cette culture a généré plus de 1000 emplois chez les personnes regroupées au sein des coopératives et groupements. En plus de la création de l’emploi chez la population, les caisses communales seront renflouées et les projets de développement de la commune seront montés.  

De la commune Nyabitsinda, le DG de L’ODECA s’est rendu sur la colline Mubavu de la commune Bweru de la même province. Sur cette colline,  11 ha sont préparés pour abriter 27 500 plants de caféiers. Sur cette colline, Emmanuel Niyungeko, le patron de l’ODECA fait savoir que cet office exploite 67 ha repartis dans les provinces Mwaro, Ruyigi, Cankuzo, Muyinga et Ngozi avec possibilité de trouver d’autres terrains dans d’autres provinces. Cela dans le but d’augmenter la production du café.  A la question de savoir ce qui a guidé  le choix de ces provinces, M. Niyungeko explique que ces provinces ont été choisies parce que  c’est là où l’ODECA a pu avoir des domaines de l’Etat libres et suffisants.

Notons que les travaux d’extension des champs de caféiers de l’Etat se clôturent avec le mois de février. 

Recommended For You

About the Author: Mathias Ntibarikure

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Covid-19

Mwirinde Corona

Actualités à la une