A quand la réhabilitation du pont Musaga-Kamesa ?

Une partie du pont séparant les quartiers Musaga et  Kamesa sur la RN7 s’est effondrée. Malgré son état de délabrement, la circulation continue au risque et péril des usagers. Ces derniers  plaident pour la réhabilitation de ce pont

La route nationale n°7 (RN 7) n’est plus praticable. Le pont qui sépare les quartiers Kamesa sud et Musaga s’est effondré, il y a cinq mois. La partie restante s’est affaissée. Ce qui inquiète, c’est que l’éboulement de la partie restante continue. Cependant, les motos, les vélos et certaines voitures continuent à passer au dessus des décombres de ce pont qui lie la mairie de Bujumbura aux provinces Bujumbura, Mwaro, Bururi, Rutana et Makamba. Ces transporteurs bravent l’interdiction de la police et s’aventurent à traverser la rivière Kamesa via une partie non encore endommagée. La probabilité de finir dans le ravin n’est pas épargnée. En juillet, une voiture de type  jeep s’est précipitée dans le ravin. Les usagers de cette route demandent que  ce pont soit réhabilité de façon urgente. Sinon, disent-ils, des dégâts irréparables  peuvent survenir d’un moment à l’autre.  Rosine Ntahondabasigiye, traverse depuis des années ce pont, elle explique que les glissements de terrains favorisés par l’abondance de la pluviométrie sont à l’origine de l’écroulement du pont. D’autres passants parlent des esprits sataniques qui passent dessous ce pont.

La fabrication des briques s’y développe

Des enfants jouent autour et dans les décombres de ce pont sans s’inquiéter. La partie non encore abîmée peut emporter des vies humaines si on n’y prend pas garde. Elle présente déjà des fissures. Ce qui présage un grand risque d’écroulement total avec la prochaine saison de pluies.

En cas de fortes précipitations, les glissements de terrains sont monnaie courante dans cette localité, rapportent les riverains. Cependant, des stères de briquets s’observent. D’autres en cours de fabrication sont rangées par terre alors que des tas de terre sont en train d’être travaillés pour enfin donner des briques adobes. Ce qui, d’après les passants, fragilise la partie restante. Ces derniers demandent que des mesures concrètes soient prises pour protéger la partie restante et les passants.

A quand la réhabilitation de ce pont ?

Mme Ntahondabasigiye  rencontrée sur  le lieu  s’inquiète du sort du pont Musaga après sa destruction. Elle invite les autorités habilitées à intervenir afin d’éviter les dangers et les dégâts qui peuvent résulter de l’effondrement de ce pont. Elle s’inquiète que les enfants qui jouent dans les décombres peuvent un jour être emportés par l’éboulement de la partie restante. Même son de cloche chez les chauffeurs, les motards et les passagers. Ces derniers font savoir qu’à part le risque de mort, ils perdent en temps et en argent quand ils sont obligés de faire une déviation pour arriver à leurs lieux de destination.

Il serait mieux que ce pont soit réhabilité dans l’immédiat. Sinon, le pire est à craindre, indiquent les conducteurs des véhicules. La population environnante, précise que la destruction de ce pont a été prématurée. Cet ouvrage a duré le temps de la rosée, ajoute-elle. Les usagers remettent alors en cause les capacités techniques de l’entreprise contractante. Et demandent que des enquêtes approfondies soient menées pour établir les responsabilités des uns et des autres. Normalement de telles infrastructures sont construites pour durer. C’est pourquoi tous les travaux doivent être précédés par des études de faisabilité, lance un passager.

Une déviation qui n’arrange pas

« Cette déviation n’arrange pas grand-chose. Les accidents sont fréquents », indique Adelin Nduwimana, un boutiquier qui officie à la jonction de la RN7 et la déviation. Il indique que la déviation connaît des embouteillages  atroces. Il précise que lorsque de gros camions se croisent dans cette route qui a remplacé la RN7, un est obligé de s’arrêter pour céder le passage à l’autre. Il fait remarquer que le pire arrive lorsqu’un accident se produit ou lorsque la pluie tombe. Cette route est étroite, les piétons et les motards y passent au risque et péril. De plus, cette route connaît une pente laide. Elle n’a pas de caniveau et la pluie qui tombe fragilise ce tronçon. M.Manirambona plaide pour la réhabilitation immédiate de ce pont pour que le trafic redevienne normal.

Interrogé sur la durabilité des infrastructures routières dans une émission publique du 25 septembre 2020, le Président de la République, Évariste Ndayishimiye a indiqué que «  la recréation est terminée. Pour toutes les routes qui ont été endommagées avant 10 ans d’existence, que les entreprises qui les ont construites se ressaisissent- elles mêmes avant que l’Etat les poursuive. Le gouvernement ne discute pas, il  prend des mesures ». Il invite la population à participer à la construction du pays. S E Ndayishimiye félicite la population de certaines provinces qui vielle à la pérennité des infrastructures routières. «  J’ai vu dans certaines provinces où la population veille à ce qu’un nid de poule apparaît, elle le bouche. Pourquoi ne pas le faire dans toutes les provinces ».

Contacté par téléphone, le Directeur Général de l’Agence Routière du Burundi M. Emile Ndayisaba promet de s’exprimer incessamment.

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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