API : Des potentialités du secteur horticole

En date du 21 août 2020, l’Agence de Promotion des Investissements (API) a réuni à Bujumbura, les intervenants au secteur horticole dans le but de la signature d’un mémorandum d’entente entre les intervenants au développement et à la promotion des exportations du secteur horticole. Ce dernier  regorge beaucoup des potentialités. Cependant, il est sous-exploité et est confronté à plusieurs défis liés surtout à la non-conformité aux exigences du marché à l’export

« L’horticulture est l’un des sous-secteurs très attractifs en sa qualité de secteur porteur, et surtout pour son potentiel à l’exportation », indique Désiré Musharitse, directeur de l’API. Il informe qu’au Burundi, l’agriculture est le pilier de l’économie car, dit-il, elle emploie plus ou moins 84 % de la main d’œuvre et compte pour 40 % du PIB. Néanmoins, précise-t-il, l’agriculture burundaise fait face à un nombre de défis qui entravent son essor et son épanouissement.

Selon M. Musharitse, la signature du mémorandum est une concrétisation des réflexions déjà menées par les techniciens qui représentent différentes structures réunies dans la plateforme. Il rappelle que l’idée de création de la plateforme a été analysée et validée par les membres en date du 17/03/2020 dans une réunion de l’API.

M.Musharitse reconnaît des potentialités que regorge le secteur horticole, d’où l’importance et la nécessité pour les intervenants de se mettre ensemble et d’agir en synergie pour le développement de l’horticulture. Il révèle que la synergie dont il est question est conçue comme une stratégie de résoudre les questions transversales qui minent le développement de l’horticulture burundaise. Le directeur de l’API fait savoir que la plateforme d’appui au développement est une inspiration des meilleurs pratiques des pays comparables au nôtre, qui ont déjà démontré son efficacité. Il souligne que la composition de la plateforme par différents intervenants à différents maillons de la chaine de valeur horticole augure son aptitude à intervenir vaillamment sur tous les aspects du secteur horticole.

M. Musharitse lance un appel vibrant aux partenaires techniques et financiers de s’approprier aussi de la mission de la plateforme et surtout qu’elle cadre bien avec les objectifs de certains projets en cours ; afin de participer à la mise en œuvre des plans d’actions que la plateforme s’est déjà assignés.

Des défis et potentialités

M. Emmanuel Ntakirutimana, représentant légal de l’IPFB (Interprofession des Fruits du Burundi) trouve que le secteur horticole est sous exploité. Il indique que la culture des fruits et légumes contribue à assurer la sécurité alimentaire et l’équilibre alimentaire. Elle contribue aussi au PIB.

M. Ntakirutimana reconnaît  que le secteur horticole est confronté à plusieurs défis liés surtout à la non-conformité aux exigences du marché à l’export, la méconnaissance du secteur horticole, la technologie rudimentaire, le manque d’emballage pour les exportations et d’infrastructures de transformation et de conservation, etc.

Pour relever ces défis, selon M. Jean Claude Cibogoye, Chef de Service Promotion des Exportations à l’API, des efforts doivent être déployés par tous les intervenants afin de soutenir ce secteur. Il propose l’introduction des nouvelles variétés plus rentables et garantissant des marchés d’écoulement, le remplacement des verges atteints par des pathologies, l’ouverture aux marchés national, régional et international.

Madame Caterina Lameti, directrice gérante de la coopérative Dutezanye imbere de Murayi qui a exposé sur la filière avocat et ses dérivés dont elle fait l’exploitation souhaite la création d’un bureau unique pour les documents nécessaires à l’exploitation pour faciliter l’export ; l’appui pour promouvoir la valorisation des produits made in Burundi.

Signalons que cette plateforme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan National pour le Développement (PND 2018-2027). En effet,ce plan stipule que l’objectif à long terme est de rétablir les équilibres structurels de l’économie burundaise à travers le renforcement de l’autosuffisance alimentaire, l’augmentation et l’amélioration de la qualité de la production agricole d’exportation, la diversification, etc.

Recommended For You

About the Author: Dieudonné Bukuru

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Covid-19

Mwirinde Corona

Actualités à la une