CDE-API : Sommet économique régional pour sortir de la pauvreté

La liberté économique, la protection des droits de propriété, l’état de droit, etc sont autant de facteurs qui permettent l’épanouissement du monde des affaires pour sortir de la pauvreté, indique Aimable Manirakiza, directeur exécutif du centre pour le développement économique et des entreprises (CDE).  C’était dans un sommet économique des Grands Lacs 2020 organisé le 14 octobre 2020 à Bujumbura à l’endroit des intervenants dans le secteur public-privé par le CDE en collaboration avec l’API (Agence de Promotion des Investissements du Burundi)

« L’objectif de ce sommet économique est d’identifier les stratégies appropriées pour mettre en œuvre le Plan National de Développement du Burundi (PND Burundi 2018-2027) »,  indique Désiré Musharitse, directeur de l’API. Il fait savoir que le sommet économique 2020 est organisé dans le but de trouver des solutions locales aux défis liés à la transformation de l’économie burundaise. D’où demande-t-il, différents acteurs du développement (gouvernement, secteur privé, société civile, partenaires techniques et financiers de  s’asseoir ensemble pour identifier les réformes économiques appropriées. Cela pour mettre en œuvre le Plan National de Développement du Burundi (PND Burundi 2018-2027).

Désiré Musharitse, directeur de l’API

Le directeur de l’API informe que le Burundi est à cheval entre l’Afrique centrale et orientale et son économie repose principalement sur le secteur primaire. D’après lui, selon le Plan National de Développement du Burundi (PND 2018-2027), l’économie burundaise est actuellement dominée par le secteur agricole moins structurée et marquée par une faible productivité, avec un secteur secondaire qui demeure embryonnaire et un secteur tertiaire caractérisé par une prépondérance des activités dominées par le commerce et le transport. Il rappelle que l’agriculture contribue à hauteur de 39,6 % au Produit Intérieur Brut (PIB) et offre 84% d’emplois. L’élevage, quant à lui, compte pour 19% du PIB agricole et 4% du PIB total et le reste revient aux secteurs secondaire et tertiaire.

Désiré Musharitse précise que le Burundi se fonde sur la vision de développement à long terme et a décidé de donner une nouvelle impulsion à sa politique de développement, à travers le Plan National de Développement visant à promouvoir le développement du monde rural et faire du Burundi une puissance régionale émergente à l’horizon 2027 à travers la transformation structurelle de son économie, pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d’emplois décents pour tous et concourant à l’amélioration du bien-être social.

« Le processus de transformation de l’économie du Burundi reste confronté à plusieurs faiblesses et contraintes structurelles tel le chômage, les faibles revenus des ménages, une économie moins diversifiée et moins compétitive et une insuffisance d’infrastructures capables de soutenir la production, etc », fait remarquer M.Musharitse.

Il souligne que les acteurs clés du développement du Burundi doivent identifier les forces et les faiblesses de l’économie burundaise pour rechercher les réformes économiques innovantes en vue de la mise en œuvre effective du plan national du développement du Burundi.

Aimable Manirakiza, directeur exécutif du CDE

Une plateforme encourageant des idées et de réflexion pour réduire la pauvreté

« Ce sommet économique se tient chaque année et constitue une plateforme encourageant le flux d’idées, de réflexion et d’opinion des défenseurs des idées qui peuvent réduire les causes de la pauvreté », indique Aimable Manirakiza, directeur exécutif du CDE. Il révèle que ce sommet a une importance capitale pour créer ainsi une atmosphère propice à l’apprentissage et adopter de nouvelles voies de connaissances pour éradiquer les barrières de la liberté économique.

Le directeur du CDE indique que le « Great Lakes Economic Summit » envisage de prévenir sur les conséquences désastreuses de la réglementation et l’importance de la restauration de la liberté économique dans la réduction de la pauvreté dans la région en vue d’offrir aux acteurs du développement du secteur public et privé une expérience inégalée de la connaissance et de l’apprentissage sur les solutions aux défis de la pauvreté dans la région des Grands-Lacs.

Pour Aimable Manirakiza, la liberté économique, la protection des droits de propriété, l’état de droit, etc sont des facteurs qui permettent l’épanouissement du monde des affaires pour sortir de la pauvreté. Et de suggérer qu’il y ait simplification des procédures administratives pour multiplier les chances d’ouverture commerciales

Notons que le Sommet économique de la région des Grands-Lacs est l’intégration par excellence des esprits intellectuels avec des agendas d’importance économique ayant des impacts à l’échelle régionale.

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About the Author: Dieudonné Bukuru

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