NULL CDE : Des solutions face à la crise économique aux PMEs – Ejoheza News

CDE : Des solutions face à la crise économique aux PMEs

Le centre pour le Développement Economique, Great Lakes (CDE) a organisé un panel sur les solutions face à l’impact négatif du Covid-19 dans le secteur privé. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de campagne «  Kanguka ». Cela dans le but d’analyser les effets des restrictions règlementaires sur la libre entreprise et sur la politique publique de santé.  Ainsi, pour contrer les conséquences de ces restrictions, le commerce électronique s’impose

Aimable Manirakiza, directeur exécutif du CDE fait savoir que le panel est  organisé dans le cadre du projet « Kanguka » et  a pour objectif de promouvoir les solutions face à la crise économique affectée les petites et moyennes entreprises (PME). Cela  pour la protection des revenus, des entreprises, des travailleurs et de tout individu concerné par la Covid-19. Il informe également que c’est dans le cadre de proposer des pistes  de réformes innovantes par les décideurs burundais et plus spécifiquement des pistes de réformes pour une amélioration de la politique publique actuelle de santé par la contribution du secteur privé burundais.

Désiré Musharitse, Directeur de l’API indique que la campagne « Kanguka » initiée par le CDE a l’objectif de développer et fournir des stratégies innovantes sur les solutions de la politiques libérales qui créent la prospérité dans une situation de pandémie du Covid-19.

Pascal Butoyi, un consultant indépendant fait remarquer que différentes activités économique ont été touchées par les effets de la Covid-19. Ce qui influe sur le fonctionnement des PMEs. Il cite notamment la baisse ou contraction des opérations du commerce extérieur, le ralentissement de la production industrielle, la contraction et la restriction commerciale dans certaines activités spécifiques.

M.Pascal Butoyi explique que la baisse des opérations du commerce extérieur a été occasionnée par les mesures prises dans le cadre de limiter les voyages internationaux et de formalités mise en place sur les  frontières terrestres  en ce qui concerne  le transport international routier.

Pour le consultant, les conséquences de la pandémie ont fortement affecté  différents secteurs d’activités conduisant même à la fermeture ou  au chômage de leur personnel. D’après lui, la Covid-19 a aussi entrainée une  pénurie des devises accompagnée de l’inflation. Ceci s’explique par la baisse des recettes d’exportation et qui occasionne par conséquent, une baisse des revenus en devises et par la suite une  diminution progressive des réserves de change. De plus, ajoute M.Butoyi, les risques subséquents à la pandémie du Covid-19 sont matérialisés par la baisse du chiffre d’affaires, la contraction des investissements pour presque toutes les entreprises dont les PME et la  diminution de la consommation des ménages. « Et cette tendance devrait inexorablement s’étendre à l’épargne qui affecterait naturellement les activités bancaires », précise le consultant.

Des solutions pour inverser la tendance

Différentes recommandations ont été déclarées pour inverser la tendance. D’après le consultant, le ministère ayant les finances dans ses attributions et la Chambre Fédérale de Commerce et d’Industrie du Burundi devraient engager des discussions pour procéder à des allégements fiscaux et un soutien ciblé aux secteurs les plus touchés à savoir les hôtels, les restaurants, les transports internationaux (aériens et routiers).

La Chambre Fédérale de Commerce et d’Industrie du Burundi devrait suivre de très près la mise en application des mesures prises par la BRB concernant la mise à la disposition du secteur bancaire de facilités de refinancement des projets agro-pastoraux et industriels à moindres coûts ainsi que la décision.  Le Gouvernement du Burundi (Ministères et services concernés) et la Chambre Fédérale de Commerce et d’Industrie du Burundi devraient mener rapidement une réflexion pour la création d’un fonds d’urgence pour prévenir tous les effets du Covid-19.

Le Gouvernement et la Chambre Fédérale de Commerce et d’Industrie du Burundi devraient se concerter et se convenir sur le partage des frais supplémentaires, actuellement à charge des opérateurs économiques concernés, dus au contournement dans les pays limitrophes pour accéder aux marchés de biens.

La digitalisation du commerce s’impose

Denis Nshimirimana, secrétaire général du CFCIB quant à lui, il déplore que la covid-19 a beaucoup affecté le commerce transfrontalier. Il indique qu’au regard des statistiques des personnes qui franchissent la frontière Gatumba- Congo, les chiffres parlent. D’après les infirmations qu’il a recueillies au sein de l’office des migrations, en juillet 2019, sur cette frontière passait entre 6000 à 8000 personnes. En 2020,  à la même période, il passe entre 3 et 7 personnes. De même, ajoute-il, les recettes ont chuté sur la frontière Kanyaru. L’antenne de l’OBR à Kanyaru rapporte que de janvier à juin 2019, cet office a collecté 120 millions de FBu tandis qu’à la même période les recettes  sont presque nulles. Sur ce, il propose la digitalisation du commerce. Selon lui, cette dernière permet d’économiser en termes de coût, de risque et de temps. Mais, dit-il, une sensibilisation sur un changement  de comportement doit précéder la mise en application. 

Rappelons que Kanguka cible les réformes de la politique de santé publique à long terme et l’assouplissement des contraintes réglementaires influencées par la pandémie de COVID-19 afin d’éliminer les obstacles à la libre entreprise, à la liberté individuelle et à la propriété privée dans la région des Grands Lacs.

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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