Clôture du paiement: Les caféiculteurs ravis

Ce lundi 31 août 2020, le ministère de l’Environnement de l’Agriculture et de l’Elevage a procédé, à travers l’Office pour le Développement du Café (ODECA), au paiement de la dernière tranche des caféiculteurs. Les caféiculteurs  affirment que ce paiement arrive au moment opportun. Ils indiquent que le souci qu’ils avaient d’envoyer leurs enfants à l’école vient d’être levé du moment que la rentrée scolaire s’annonce très prochainement

Sur la colline Nyarunazi de la commune Rutegama, province Muramvya, 605 caféiculteurs dont 409 hommes et 71  femmes regroupés dans 25 associations se sont donné  rendez-vous. Ils étaient venus percevoir les frais de paiement de la dernière tranche. Les cérémonies étaient agrémentées par les chants en honneur du café. Dans son discours, Salvator Barandagiye,  président de la coopérative remercie le gouvernement pour les initiatives qu’il a prises, surtout le paiement à temps des caféiculteurs, la redynamisation du secteur café. Ils indiquent qu’auparavant, les caféiculteurs percevaient leurs salaires très tardivement, ce qui les poussait à pratiquer la vente précoce  des caféiers.

Les caféiculteurs indiquent que le paiement arrive au moment opportun. Ils affirment qu’ils ne savaient pas à quels saints se vouer du moment que  la rentrée scolaire allait s’annoncer alors qu’ils n’avaient pas des moyens pour s’approvisionner en matériels scolaires.

Gérard Mvuyekure est un caféiculteur, il est venu percevoir son salaire. Avec une joie qui se lit sur son visage, il lance : « Je ne voyais pas comment j’allais envoyer mes enfants à l’école. Je n’avais aucun sous pour acheter les cahiers, les uniformes et consort. Mais, actuellement, avec les frais que je viens de gagner, je peux m’approvisionner en matériels scolaires ».

Eugénie Nahimana habite la colline Nyarunazi, elle est caféicultrice dit : «  Du moment que la saison pluvieuse s’annonce et que la saison culturale va aussi s’annoncer, l’argent que je viens de  percevoir me facilitera la tâche de pouvoir m’approvisionner en semences, en bétail et en fumure ».

Cependant, d’après les caféiculteurs, tout n’est pas rose. Certains font remarquer que le prix de 550 FBu par Kg n’est pas satisfaisant. Ils ajoutent que les efforts fournis sont inversement proportionnels à la rémunération. Ils demandent au gouvernement de revoir encore le prix du Kg de café. Ils arrivent même à dire que vaudrait mieux cultiver du  haricot ou d’arachide que du café car, disent-ils, nous percevons le salaire deux fois l’année alors qu’on peut récolter l’arachide 3 fois l’année. Et le prix d’un Kg d’arachide est de loin supérieur à celui du café.

Hon.Emmanuel Niyungeko, Directeur Général de l’Office pour le Développement du Café indique que ceux qui grognent sont ceux qui vendent précocement les caféiers. Il leur demande plutôt de bien entretenir leurs champs et de s’abstenir face aux commerçants spéculateurs. Il leur conseille d’attendre jusqu’à ce que le café devienne mature afin qu’ils puisent en tirer pleinement profit

A propos du salaire que les caféiculteurs viennent de bénéficier, M.Nyungeko leur conseille de faire bon usage. « Au lieu que ce salaire soit un sujet de discorde, de dispute ou de divorce. Qu’il soit un sujet de développement de la famille »,  dit-il.

Notons que dans le but d’améliorer le secteur café et sa qualité, comme l’indique Niyungeko, le ministre de l’’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elévation et celui de l’Intérieur, du Développement Communautaire et de la Sécurité Publique ont signé conjointement une ordonnance ministériel instituant le jeudi comme une journée dédié à l’environnent et, ce jour, sera aussi une occasion d’entretenir les caféiers.

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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