Clôture provisoire des travaux d’exhumation des fosses communes à Rumonge : « Où était l’ONU en 1972? »

La Commission Vérité et Réconciliation (CVR)  a, ce vendredi 16 octobre, procédé à la célébration de la messe œcuménique en mémoires des victimes de 1972 de la province Rumonge et la commune Nyanza Lac jetées dans des fosses communes. Le président de l’Assemblée Nationale se demande où était l’Onu en 1972

« Où était l’Onu, les organisations internationales défenseurs des droits de l’homme  et les pays voisins en 1972 ?», se demande le président de l’Assemblée Nationale, Daniel Gélase Ndabirabe. Il s’en prend à l’Onu en indiquant que cette dernière veut imposer aux pays africains  ce qu’elle appelle les droits de l’homme. Et de lancer : « en 1972, les droits n’avaient encore existé ?  Et s’ils n’avaient pas encore existé, l’ONU n’est-elle encore au courant de ce qui s’est passé au Burundi ? Pour quoi elle n’a pas encore dit quelque chose sur ces actes horribles commis à l’endroit des victimes innocentes de la barbarie humaine ?».

Pierre claver Ndayicariye, président de la CVR fait savoir que la province Rumonge présente une particularité par rapport à d’autres provinces où de telles travaux ont été effectués. Il précise que les fausses communes sont beaucoup que les restes des êtres humains sont peu. Il explique les raisons. Les os des êtres humains jetés dans les fosses communes sont devenus de la poussière. Ce qui s’explique par le fait que le sol de Rumonge est sablonneux. De plus, ajoute-il, certaines victimes ont été enterrées en partie parce que certains de leurs parties du corps ont été  dévorées par des fauves ou, leurs corps étaient en décomposition. Puisque certaines des fosses communes sont sur le long du lac, des os ont été emporté par la montée des eaux de ce réservoir d’eau douce qu’est le Tanganyika. Certaines des restes humains sont noirs. Ce qui implique qu’ils ont été brulés à l’aide de l’essence, renchérit-il. Amb. Ndayicariye fait remarquer qu’à Nyanza Lac et à Rumonge c’est là où on a découvert des restes d’hommes tout près des églises surtout pentecôtes. Ce qui explique que certains des fidèles de ces églises ont été massacrés et jetés dans des fosses communes.

Dans son homélie, le curé de la paroisse Rumonge Abbé Jan Marie Vianney Niyomvungere a indiqué si les travaux que la CVR effectue n’aboutissent à la réconciliation nationale effective, ces derniers seront voués à l’échec.

 Notons que plus de 1000  fosses communes ont été découvertes en province Rumonge et dans  la commune Nyanza-Lac.

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