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Des restes humains de 1562 personnes exhumées

La clôture provisoire ce samedi, le26/02/2022 par la Commission vérité et réconciliation (CVR_Burundi), des activités de recherche de la vérité sur les évènements de 1972-1973 et d’exhumation des restes humains jetés dans les fosses communes renseignées, vérifiées et confirmées dans la province de Bujumbura.

Le Président de la CVR, Pierre Claver Ndayicariye a indiqué que les tueries perpétrées en province de Bujumbura sont différentes des autres provinces car explique-t-il, certaines victimes ont été arrêtées par leurs voisins, puis les conduisaient en prison qui se trouvait à l’ancien chef-lieu de la commune Mugongomanga avant d’être exécutées.

Il a fait savoir que  des gens étaient tués à l’aide des pierres, des bambous et des marteaux frappés à maintes reprises sur la tête. Les corps des défunts ont été jetés dans une tranchée de 87 mètres de longueur qui avait été creusée en présence des autorités administratives de la localité.  Le Président de la CVR a informee que cette tranchée contenait seule mille six cent cinquante-deux (1652) restes humains.

Le président de la CVR a dit que d’après des témoignages,  les auteurs des crimes de 1972-1973 dans la province de Bujumbura figuraient l’administration locale, les militaires, la direction du parti UPRONA et la JRR. « Les tueries de 1972-1973 ont été perpétrées en complicité avec les responsables administratifs de l’époque. Il s’agissait de l’administrateur communal, du commissaire d’arrondissement, etc ». Ce sont ces derniers qui étaient à la tête des arrestations perpétrées à l’endroit des hutus.

Dans une messe de requiem en mémoire des victimes célébrée par Monseigneur Anatole Rugerinyanga a demandé aux burundais de tirer de leçon de ce qui s’est passé. Il a ainsi demandé à Dieu d’aider les burundais pour que de tels événements malheureux ne se reproduisent plus au Burundi.

Les cérémonies qui se déroulaient en commune Mugongomanga étaient rehaussée par le Président de l’Assemblée nationale, Gélase Daniel Ndabirabe et celui du Sénat Emmanuel Sinzohagera.
Les cérémonies ont été ouvertes par une prière œcuménique dirigée par un représentant de l’Eglise catholique, un représentant des protestants et un autre de la communauté islamique.


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