FOMI : Le ministère de l’agriculture engagé à en finir avec les commerçants spéculateurs

Dans le but de tranquilliser la population par rapport aux informations faisant étant de la quantité insuffisante des fertilisants FOMI, le ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et l’Élevage, Deo Guide Rurema a animé un point de presse y relatif. Il indique que le taux de couverture nationale  en fertilisants s’élève à 81,2 %. Pour le FOM Imbura qui est beacoup utilisé  par les agriculteurs, la couverture nationale est de 92 %. Cependant, il déplore le fait que certains commerçants spéculent quant aux prix de ces fertilisants. A ces derniers, il promet une lutte sans merci

« Les informations que nous détenons de la part  de la population indiquent qu’il y a des spéculations autour de la vente des produits FOMI. Certaines gens veulent s’enrichir au détriment de la population entière », indique Ir Deo Guide Rurema, ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et l’Elevage. Il déplore le fait que certains commerçants et certains représentants des coopératives s’arrogent le droit d’acheter les bons de la population sur lesquels ils doivent s’approvisionner en fertilisants. D’autres louent seulement à 1000 FBu la carte d’identité des bénéficiaires des fertilisants en leur promettant qu’ils vont négocier pour eux les produits FOMI « alors qu’en réalité ils veulent s’en approprier pour qu’ils puissent les revendre quand le prix sera élevé».

L’Etat contribue à hauteur de 30 %

Dr Ir Rurema fait savoir que l’Etat contribue à hauteur de 30 % dans ce projet. Cela  pour que la population accède aux  fertilisants à des prix abordables. De plus, il a revu à la baisse le prix sur un sac de 25 kg. Auparavant, dit-il, ce sac s’achetait à 42 000FBu. « Actuellement, il s’achète à 29 000 FBu. Cela dans le but de permettre aux agriculteurs d’accéder  aux intrants agricoles à des prix abordables. Mais les choses sont autres, dit-il. D’où, révèle Ir Rurema, nous lançons une lutte  pour en finir avec les commerçants, qui que ce soient qui veulent maintenir  la population dans la pauvreté. Il informe même que la lutte a déjà commencé car, un boutiquier est emprisonné à Mutaho en province Gitega pour avoir commercialisé les produits FOMI alors qu’il n’en avait pas la prérogative. Aussi, ajoute-t-il, des sanctions dont des emprisonnements et la confiscation des produits sont prévues.

« Pas de pénurie de produits FOMI »

Le ministre Rurema précise qu’à part ces gens qui spéculent par rapport aux produits FOMI, les fertilisants existent bel et bien. Cependant, il indique que pour la saison agricole 2020 B, il s’observe  certaines irrégularités dans la distribution des fertilisants FOMI pour certaines provinces. Sur ce, précise Ir Rurema, le ministère est en train de tout faire pour poursuivre la distribution des engrais auprès des agriculteurs. « Au cours de cette saison 2020 B, les commandes des fertilisants enregistrées sont estimées à 21 613 ,325 tonnes et 17 549, 390 tonnes, soit un taux de couverture nationale de 81,2 %. Le fertilisant qui est beaucoup utilisé par les agriculteurs représente à lui seul 92 % des engrais déjà distribués », souligne Ir Rurema. En témoignent les taux de couvertures provinciales compilées dans le tableau ci-après.

Taux de couverture de la distribution de la fumure FOMI par province

Province Quantité commandée en (T) Quantité distribuée en (T) Taux de couverture en %
Bubanza 2745,825 1836,595 66,89
Bururi 605,427 586,000 96,79
Cankuzo 138,750 213,950 154,20
Cibitoke 657,950 559,500 85,04
Bujumbura 792,975 747,795 94,30
Gitega 3 773,473 3 163,557 83,4
kayanza 2 202,675 1700,000 77,18
karusi 2 120,075 1698,000 80,09
Kirundo 234,400 278,250 118,71
Makamba 638,125 633,50 99,28
Muyinga 1 077,425 989,500 91,4
Muramvya 1 201,375 1 175,000 97,80
Mwaro 1 126,475 825,000 73,24
Ngozi 1 998,875 1 757,025 88
Rumonge 171,950 195,200 113,52
Rutana 1 066,475 877,500 82,28
Ruyigi 1 061,075 1 094,000 103,10

Vente illégale des produits FOMI dans les pays limitrophes du Burundi

Deo Guide Rurema fait remarquer que les produits FOMI sont vendus illégalement dans les pays frontaliers avec le Burundi. Même si il ne parle pas ouvertement de ces derniers, il indique que ces produits sont collectés principalement dans les provinces de Ruyigi, Rutana et Muyinga pour enfin être vendus dans les pays limitrophes alors qu’aucune loi ne permet la commercialisation des fertilisants au Burundi. Il fait savoir que ces fertilisants sont préférés par ce qu’ils accusent une qualité extrême par rapport à d’autres fertilisants utilisés dans la région.  Aussi, les produits FOMI sont moins chers.

Rappelons que l’industrie Fomi produit trois catégories de fumure à savoir : Fomi Imbura, Fomi Bagara et Fomi Totahaza.

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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