Forum Mfashakumenya : Pour faire progresser le Burundi sur une trajectoire économique qui garantit un avenir meilleur

Dans l’objectif de faire progresser le Burundi sur une trajectoire économique qui garantit un avenir meilleur et brillant aux citoyens burundais, le centre pour le développement des entreprises dans la région des Grands Lacs (CDE Great Lakes) en collaboration avec l’API a organisé à Bujumbura un forum sur la liberté économique dénommé  « Mfashakumenya ». Cela en fournissant des informations importantes aux intervenants dans le développement du Burundi

Aimable Manirakiza, directeur exécutif de CDE au milieu

« A travers ce Forum, nous sommes en train de chercher comment faire progresser le Burundi sur une trajectoire économique qui garantit un avenir meilleur et plus brillant à nos compatriotes », précise Aimable Manirakiza, directeur exécutif de CDE. Il l’indique que ce forum a pour objectif de développer et de fournir des informations importantes au public, au Gouvernement, aux médias et aux leaders d’opinion sur les politiques qui créent la prospérité.

Désiré Musharitse, directeur de l’Agence de Promotion des Investissements (API)

Désiré Musharitse, directeur de l’Agence de Promotion des Investissements (API) quant à lui, fait savoir que les objectifs de ce  Forum sont dans la ligne droite du gouvernement tels que contenus dans son  Plan National de Développement du Burundi 2018 – 2027. Il fait remarquer que ce plan fait suite à d’autres efforts du gouvernement mis en œuvre depuis les années 1990 en rapport avec la mise en place des réformes économiques libérales mettant un accent particulier sur le renforcement de la liberté économique. Ces réformes, dit-il, visent la réduction des délais de création d’entreprises, les procédures, les coûts, la mise en place  d’un cadre réglementaire dans l’optique non seulement de faciliter l’investissement au Burundi mais aussi de prévoir un meilleur classement dans le Rapport Doing Business de  chaque année. Cela par la stimulation de l’esprit entrepreneurial, la conversion progressive de l’économie informelle vers l’économie formelle, la promotion du civisme fiscal, la lutte contre la corruption et autres infractions connexes ainsi que la création d’emplois.

M. Musharitse souligne que  le gouvernement du Burundi reconnaît  la participation du secteur privé dans le développement économique du pays qui constitue un des objectifs fondamentaux du Burundi qui  permet non seulement de créer une classe moyenne d’opérateurs économiques  mais aussi de développer les bases d’une croissance économique durable, source de création de richesses et d’emploi, et partant, de sécurité et de paix sociale.

D’après lui,  les réformes économiques élaborées et conduites par l’API visent à attirer les investissements étrangers en se référant sur  les succès des entreprises ayant investi au Burundi ainsi que le fruit des multiples efforts de soutien que le gouvernement ne cesse d’apporter aux investisseurs.

Un meilleur classement dans le rapport doing business

« Depuis 2009, l’Agence de Promotion des Investissements au Burundi a initié des réformes qui lui ont permis de gagner certaines places dans le classement Doing Business surtout en rapport avec l’indicateur « création d’entreprise » », fait savoir M.Musharitse. Ainsi, explique-t-il, dans le Rapport Doing Business 2017, le Burundi s’est classé dans les 100 premiers pays au niveau de la création des sociétés. Pour le même indicateur, le pays s’est classé 18ème au niveau mondial et occupe la 1ère place dans la Communauté Est Africaine.

Pour l’Indicateur Transfert de Propriété, M.Musharitse informe que le Burundi occupe  la 94ème place sur 190 économies. « Grâce aux réformes initiées, le Burundi a affiché  de bons résultats sur certains indicateurs même s’il a régressé sur d’autres en raison de plusieurs facteurs. Pour preuve, pendant trois années successives, le Burundi a été classé parmi les 10 meilleurs pays les plus réformateurs du monde (Rapport DB 2011 ; 2012 et 2013) ».

Des défis ne manquent pas

Musharitse reconnait que malgré ces avancées, des défis  subsistent. L’économie du pays connait de fortes contraintes structurelles telles que son enclavement, la petite taille de son marché, la pauvreté élevée et généralisée, le faible capital humain, le déficit énergétique, la  dépendance aux cours internationaux des matières premières. Pour cela, explique-t-il, investir au Burundi peut être retardé par un ensemble d’obstacles parmi lesquels se trouvent la corruption, l’accès difficile au marché financier et  la concurrence déloyale du secteur informel.

Pour Musharitse, le développement du Burundi incombe aux Burundais. C’est pourquoi, affirme-t-il, le gouvernement soutient toutes les initiatives émanant du secteur privé ou associatif tendant à épauler le Gouvernement dans sa mission de lutter contre la pauvreté. De surcroit, il invite tous  les Burundais où qu’ils se trouvent d’adopter toutes les  initiatives afin d’appuyer le gouvernement à bien conduire et réussir la mise en œuvre effective de son Plan National du Développement du Burundi 2018 – 2027.

Rappelons que ce forum sur la liberté économique au Burundi se tient après le premier sommet économique sur la région des Grands Lacs tenu en 2019.

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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