ISTEEBU- Covid 19 : Des ménages et des entreprises touchés

A l’occasion du lancement du 9ème mois des statistiques, le Directeur Général de l’Institut des Statistiques et d’Études Économiques du Burundi profite de l’occasion pour communiquer les résultats de la 1ère vague  de l’ « étude d’impact de la pandémie du Covid-19 sur les activités des entreprises et les conditions de vie des ménages au Burundi de 2020 ». Les résultats de cette étude indiquent que 46,0 % des ménages ont dû sauter un repas parce qu’il n’avait pas assez d’argent ou d’autres ressources pour acheter de la nourriture

Nicolas Ndayishimiye, Directeur Général de l’ISTEEBU indique que le 9ème mois de la statistique au Burundi arrive au moment où le Burundi, avec l’appui technique et financier de la Banque Mondiale vient de terminer la collecte, le traitement et l’analyse des données de la 1ère vague de l’étude d’impact de la pandémie de la covid-19 sur les activités des entreprises et les conditions de vie des ménages au Burundi 2020. Au niveau des conditions de vie des ménages, M.Ndayishimiye indique que les résultats montrent que 99,8 % des ménages enquêtés sont informés de l’existence de la pandémie de la covid-19 et 92,3 % ont affirmé avoir reçu des informations à propos de la distanciation sociale et à l’auto-isolement en tant que mesures de lutte contre le coronavirus. Les enquêtes affirment respectivement que se laver les mains (98,8%), éviter les solutions basées sur le contact physique (63,1%) et garder suffisamment de distance (40,1) sont des mesures les plus connues des burundais pour réduire le risque de contracter la covid-19

« 16,0 % des ménages ont passé toute la journée sans rien manger »

Les mesures préconisées par le gouvernement pour réduire la contamination de la covd-19 sont en grande partie pratiquées par les ménages. Ainsi, plus de 9 sur 10 ménages, soit 97,6 % ont pris l’habitude de se laver les mains le plus souvent que d’habitude  tandis que 86,7 %  des enquêtés   ont évité les gestes de salutation basés sur le contact physique. De plus, ajoute M. Ndayishimiye, 92,2 % des ménages enquêtés sont satisfaits par les mesures prises par le gouvernement pour faire face à la covid-19.  Et, plus de 7 ménages sur 10 ont connu une baisse de revenus total tirée  de l’entreprise familiale non-agricole. « Plus de la moitié des ménages enquêtés, soit 55,1 % se sont inquiets de ne pas avoir suffisamment de nourriture alors que 46,0 % des ménages ont dû sauter un repas parce qu’il n’y avait pas assez d’argent ou d’autres ressources pour acheter la nourriture », dit-il avant d’ajouter que 16,0 % des ménages ont passé toute la journée sans rien manger à cause du manque d’argent ou d’autres ressources. Ce qui fait qu’environ 3 ménages sur 10, soit 27,7 % des ménages burundais ne sont pas satisfaits de leur vie actuelle tout en espérant que dans les 12 prochaines mois sont optimistes quant à l’amélioration de leur bien-être (58,6%).

Des entreprises touchées

D’après les résultats de l’enquête tels que présente par le DG, environ 7 sur 10 entreprises ont déclaré avoir été touchées par la pandémie, ses effets se traduisant principalement par une baisse des ventes à raison de 64,7 % et 52,4 % des entreprises ont eu des difficultés d’accès aux intrants et 55,4 % ont eu des difficultés de trésorerie. De plus, ajoute l’étude, 61 % des entreprises ont déclaré que la demande de leurs biens et services a baissé, 30 % de grandes et moyennes entreprises ont anticipé une baisse dans le futur sur  leurs ventes. Dans les 3 prochains mois, les 29 % des entreprises et unités de production informelles pensent que leurs ventes vont baisser. Ainsi, afin d’atténuer les effets de la pandémie sur  leurs activités et protéger leurs employés, 13,6 % ont procédé à la réduction des heures de travail, 42,5 et 22,5 % ont procédé à l’augmentation de l’utilisation de l’internet respectivement pour les petites et moyennes entreprises, 43,9 % et 33,3 % ont augmenté l’utilisation du téléphone pour certaines commandes respectivement pour les grandes et moyennes entreprises. 19, 6 % et 17,9 % ont organisé des réunions à distance. C’est au moment où respectivement 0,9 % et 2,5 % d’entreprises ont commencé à utiliser l’internet dans leurs activités.

En ce qui concerne les mesures de soutien déclarées par les entreprises, 38,5 % ont besoin de la réduction et l’exonération des taxes, 16,9 % des entreprises ont souhaité le report, la suspension des intérêts sur les prêts ou refinancements des dettes. Et, 11,5 % ont besoin d’un transfert monétaire.

Quant aux petites entreprises et unités de production informelles, 38,5 % des entreprises ont besoin des prêts à des taux d’intérêts subventionnés, 25,8 % veulent accéder à de nouveaux crédits alors que 25,2 % ont besoin d’un report de paiement ou de suspension de paiement des intérêts sur les prêts ou les refinancements de dettes.

Pour toutes fins utiles, les 2ème et 3ème vagues sont projetées pour les mois d’octobre et novembre.

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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