Jeanne d’Arc Nduwayo présente son roman « Les Paillettes »

Un roman Les Paillettes a été présenté au public. C’était jeudi, le 5 octobre 2020 à Bujumbura où la littérature burundaise a fleuri. Un roman social et sentimental a été lancé officiellement

« Le roman Les Paillettes  est un roman social », exprime Jeanne d’Arc Nduwayo, écrivaine  de ce roman. Cette écrivaine explique que ce roman fixe les faits d’une époque passée et brosse le portrait des femmes braves qui arrivent à atteindre leur épanouissement malgré l’injustice de la société phallocratique.

L’écrivaine Jeanne d’Arc Nduwayo révèle qu’en écrivant ce roman, elle veut exprimer ses idées. «Ce roman veut encourager la femme, pilier de la société, à l’estime de soi, à améliorer ses capacités pour atteindre son épanouissement ».

D’après l’écrivaine, c’est une réalité irréfutable, la femme burundaise est capable, non seulement, de mettre au monde, ce qui est une mission naturelle mais aussi elle peut prendre la plume pour exprimer ses idées, éclairer, dénoncer, réclamer et ou faire signe de reconnaissance.

Elle fait savoir que le livre est un outil fixateur des faits d’une époque et de tradition et en permet la transmission de génération en génération sans déformation. En plus, dit-elle, le livre est un outil d’expression sans faille. C’est un espace de dénonciation, lamentation et ou d’acclamation. Elle précise que le roman traduit et révèle les phénomènes sociaux.

Dans ce processus d’écriture, les écrivains burundais rencontrent pas mal des défis. Jeanne d’Arc Nduwayo note quelques-uns. Il s’agit de l’absence de la maison d’édition au Burundi, la non motivation à l’écriture, peu de lecteurs qui fréquentent les bibliothèques, etc.

En vue de promouvoir les écrivains burundais, Jeanne d’Arc Nduwayo demande au gouvernement de soutenir les écrivains par la création d’un centre de relecture des manuscrits et d’encadrement des jeunes écrivains, d’organiser un concours d’écriture et d’inscrire sur le portrait de la beauté au Burundi les œuvres littéraires notamment Les Paillettes. Elle demande à tout intellectuel de raviver l’engouement pour la lecture.

Quant à Godéfride Hakizimana, secrétaire permanent au ministère ayant la culture dans ses attributions, les femmes burundaises sont capables. Elles sont très intelligentes. Le Burundi ne peut pas être complètement indépendant du moment que du passée, la façon de voir le monde est toujours perçue par nos enfants et par nous-mêmes à travers le regard des autres, explique-t-il. D’après elle, ce roman se démarque par la richesse de solutions à divers problèmes de couple et c’est une véritable première de la littérature francophone burundaise. C’est un roman de la passion conciliatrice car il démontre que si l’homme apporte de la force pour déraciner les arbres, la femme offre la force pour les contourner, adoucir la situation, une action qui est toujours nécessaire dans toutes les familles.

Mme Hakizimana demande à l’écrivaine Jeanne d’Arc Nduwayo à se faire enregistrer à l’OBDA pour son œuvre. Elle souhaite que ce roman Les Paillettes soit distribué dans tous les centres de lecture. Elle lance un appel à tous les écrivains burundais d’alimenter les centres de lecture en livres.

Rappelons que chaque commune doit se doter d’un centre de lecture selon le programme du gouvernement

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About the Author: Dieudonné Bukuru

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