JMP: UNFPA plaide en faveur de la promotion de la paix au foyer, de la santé et des droits des femmes pendant la pandémie de Covid-19

Le 11 juillet de chaque année, le monde célèbre la Journée Mondiale de la Population(JMP). Partout dans le monde, cette journée arrive au moment où la pandémie de covid-19 frappe de plein fouet. Cependant, UNFPA trouve que cette pandémie peut avoir des répercutions multiformes sur la population et plus particulièrement les foyers et les droits des femmes et des filles, D’où, d’après Natalia Kanem, Directrice exécutive  de UNFPA, la paix au sein des foyers et les droits des femmes et des filles doivent être préservés

« La paix dans le monde commence et se construit à l’intérieur de chaque foyer », fait remarquer Natalia Kanem, directrice exécutive de UNFPA reprenant les mots du SG de l’Organisation des Nations Unies Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies. M.Antonio a appelé à poursuivre un cessez-le-feu à l’échelle internationale et mettre un terme à la violence basée sur le genre, cet autre fléau sévissant à l’ombre de la pandémie. « Une femme sur trois sera victime d’actes de violence physique ou sexuelle au cours de sa vie », affirme-t-elle. Alors que les pays adoptent des mesures de confinement et que les tensions au sein des ménages s’accentuent, la violence basée sur le genre s’intensifie et les services de santé sexuelle et reproductive sont relégués au second plan par des systèmes de santé qui peinent à faire face à la crise occasionnée par la pandémie de Covid-19, précise-t-elle.

La crise de covid-19 occasionne des répercutions multiformes

Pour Mme Kanem, la crise de COVID-19 a de graves répercussions sur les individus, les communautés et les économies du monde entier. Mais, tout le monde n’est pas touché de la même manière et, comme nous le constatons si souvent, ce sont les femmes et les filles qui tendent à souffrir le plus.

Pour elle, cette pandémie aura une incidence sur les efforts internationaux mise en œuvre pour atteindre les « trois zéros » d’ici 2030, et qui sont au cœur de l’UNFPA : zéro besoin de non satisfait de planification familiale, zéro décès maternel évitable et zéro cas de violence basée sur le genre ou pratique néfaste à l’égard des femmes et des filles. A titre d’exemple, explique Mme Kanem,  l’UNFPA estime que la pandémie devrait réduire d’au moins un tiers les progrès internationaux menés pour mettre un terme à la violence basée sur le genre au cours de cette décennie. Par ailleurs, si la mobilité continue d’être restreinte pour au moins six mois, avec les perturbations considérables que cela implique sur les systèmes de santé, plus de 47 millions de femmes vivant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire risquent de se voir privées de contraceptifs modernes, une pénurie qui risque de donner lieu à 7 millions de grossesses non désirées.

À l’occasion de la Journée mondiale de la population, Mme Kanem indique que UNFPA aimerait  attirer l’attention sur les vulnérabilités et les besoins des femmes et des filles lors de la crise de la COVID-19, et sur la nécessité absolue de protéger la santé et les droits sexuels et reproductifs tout en éradiquant la violence basée sur le genre, surtout en cette période de pandémie.

146 Etats membres œuvrent  pour l’avènement de la paix au sein des foyers

Selon Mme Kanem, UNFPA œuvre à ce que l’approvisionnement en contraceptifs modernes et d’autres produits de santé reproductive soit maintenu, et que les sages-femmes et le personnel de santé puissent avoir accès aux équipements de protection individuelle dont ils ont besoin pour assurer leur sécurité. Elle se dit encouragé par le fait qu’à l’heure actuelle, 146 Etats membres ont répondu à l’appel du Secrétaire général pour l’avènement de la paix au sein des foyers. « Nous leur apportons tout notre soutien », dit-elle.

Les hommes et les garçons ont un rôle à jouer

Mme Kanem estime que dans le cadre de la riposte à la Covid-19, UNFPA s’appuie sur l’innovation pour assurer la fourniture des services à distance tels que des lignes d’assistance et des services de télémédecine et des conseils, et « nous  recueillons et nous utilisons des données ventilées pour aider les gouvernements à identifier et à atteindre les personnes les plus vulnérables ». Par ailleurs, dit-elle, les messages publics positifs autour de l’égalité des genres et la remise en question des stéréotypes liés au genre et des normes sociales néfastes peuvent réduire le risque de violence. Les hommes et les garçons ont un rôle clé à jouer.

La Directrice exécutive de UNFPA fait remarquer que l’accès aux services de santé  est un droit. « L’accès aux services de santé sexuelle et reproductive est un droit, les pandémies ne font cesser ni les grossesses ni les naissances et ne justifient en aucun cas les atteintes aux droits fondamentaux. Ensemble, ralentissons la propagation de la Covid-19 et protégeons dès à la santé et les droits des femmes et des filles » ! Elle trouve qu’aucun pays ni aucune organisation n’a le pouvoir d’agir seul. Pour elle, une coopération internationale s’avère nécessaire.

Pour toutes fins utiles, conclut Mme Kanem, l’année 2020 marque le 75ème  anniversaire de l’Organisation des Nations Unies. Souvenons-nous que celle-ci a été fondée pour promouvoir la coopération et la résolution de conflits à l’échelle internationale. Alors que les acteurs de la riposte mondiale à la pandémie unissent leurs forces dans la solidarité, posons les bases de sociétés plus résilientes où tous les êtres humains sont égaux, quel que soit leur genre, et d’un avenir meilleur et plus prospère pour l’ensemble des nations et des peuples.

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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