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La CNIDH demande la suppression de la TVA sur les serviettes hygiéniques

Sous le thème « Avançons avec et pour les enfants »,  le Burundi se joint au reste du monde  pour commémorer le 32ème Anniversaire de la Convention Internationale Relative aux droits de l’enfant. Au Burundi, les 32ème  anniversaires arrivent au moment où les droits de l’enfant restent bafoués dont la maltraitance des enfants, les viols, les abandons scolaires, le mariage précoce, des grossesses non désirées, etc. Me Nshimirimana l’a indiqué à travers une déclaration à l’accession de la célébration des 32 anniversaires de la convention relative aux droits de l’enfant.

 Me Jacques Nshimirimana, commissaire chargé de la promotion des droits de l’homme à la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) reconnaît que le Burundi a enregistré des avancées en matière des droits de l’enfant. Il regrette cependant que malgré les avancées, la CNIDH regrette que jusqu’à maintenant, il existe encore des enfants qui font objet de maltraitance physique et psychologique dans leurs communautés respectives et d’autres font objet de viol ou d’exploitation sexuelle ou commerciale. « Nous enregistrons encore des cas d’enfants victimes de la traite des personnes, de la mendicité ainsi que des pratiques traditionnelles abusives, le mariage avant l’âge légal, les enfants en situation de rue et ceux victimes du travail des enfants », déplore Me Nshimirimana.

Au niveau de la CNIDH, l’on déplore également le phénomène des cas d’abandons scolaires et de grossesses non désirées à l’école qui a repris une ampleur inquiétante depuis l’année scolaire 2020. Il indique que selon différents rapports rendus publics par le Ministère de l’éducation et ses partenaires, parmi les causes des cas d’abandons scolaires figurent le manque des serviettes hygiéniques pour les jeunes filles ayant atteint l’âge de puberté et surtout chez celles issues des familles à faibles revenus. A travers les descentes que la CNIDH organise dans le Pays, il a été constaté que l’accès aux serviettes hygiéniques constitue un casse-tête pour certaines jeunes filles. « Beaucoup d’écolières ratent leurs cours en Tison du manque de garniture en période menstruelle ». Face à cette situation, la CNIDH plaide pour la réduction voire la suppression de la taxe sur la valeur ajoutée sur les serviettes hygiéniques afin de les rendre accessibles.

Pour Me Nshimirimana, les choses sont ainsi au moment où les enfants ont le droit de vivre et de se développer tant physiquement qu’intellectuellement. Il ajoute que les droits de l’enfant prévoit ainsi de satisfaire les besoins essentiels au bon développement de l’enfant tels que l’accès à une alimentation appropriée, aux soins nécessaires, à l’éducation, etc. Ils prennent en considération le caractère vulnérable de l’enfant et impliquent la nécessite de leur apporter un cadre protecteur adéquat. Il s’agit d’une part, d’accorder aux enfants une assistance particulière aux enfants, et d’autre part, une protection adaptée à leur âge et à leur degré de maturité. De surcroit, les enfants doivent bénéficier des services d’aide et de soutien dont ils ont besoin pour leur croissance et doivent être protégés  contre l’exploitation par le travail, l’enlèvement, la maltraitance, etc.

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