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La coalition EPT Bafashebige plaide pour une intégration de l’éducation numérique au Burundi

L’éducation numérique, à travers les outils technologiques modernes d’enseignement favorise un apprentissage individualisé et plus adapté au rythme de chaque élève. C’est ce qui a  indiqué Maître Jean Samandari, Représentant Légal de la Coalition EPT Bafashebige vendredi 19 Novembre 2021 lors d’un point de presse sur «la nécessité d’introduire l’éducation numérique dans le système d’enseignement au fondamental et au post fondamental au Burundi ».

« L’intégration de la technologie digitale pour l’amélioration de la qualité de l’éducation s’inscrit dans l’Objectif de Développement Durable (ODD) 4 qui est d’« Assurer une éducation inclusive et équitable de qualité et promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous»», précise Jean Samandari.

Selon Jean Samandari, grâce à la digitalisation, l’enseignement est plus accessible, plus personnalisé et adapté au fonctionnement de la génération actuelle.  Les apprenants peuvent devenir des acteurs de leurs formations et les formateurs se sentent en phase avec cette nouvelle génération.  Néanmoins, dit-il, avec l’essor de l’Internet dans le monde actuel, le télétravail et le téléenseignement ont pris une place considérable. Il trouve que si l’utilisation des Technologies de l’information et de la Communication (TIC) dans l’enseignement a pris un élan ces dernières années dans le monde entier, quid de l’utilisation des TIC dans l’enseignement au Burundi. Il précise que l’usage de cette nouvelle technologie est déjà une réalité au niveau de l’enseignement supérieur, raison pour laquelle cette méthode est aussi possible au niveau de l’enseignement fondamental, post fondamental et professionnel.  

Des avantages que le Burundi peut profiter

D’après le président de la Coalition Bafashebige, le Burundi a donc tout intérêt à ne pas rester en arrière, à profiter des opportunités offertes par la technologie. Ces technologies offrent des possibilités importantes pour diffuser les connaissances, améliorer l’apprentissage et développer des services éducatifs plus efficaces.  En d’autres termes, explique-t-il, l’acquisition des compétences utiles dans un monde technologique est plus qu’une nécessité. Selon toujours lui, plusieurs recherches déjà menées dans les secteurs de l’éducation numérique  montrent que ce mode d’enseignement présente plusieurs avantages que le Burundi peut profiter.  Il cite entre autres une meilleure participation des élèves, les ressources qui deviennent illimitées, un apprentissage plus personnalisé et un apprentissage précieux de compétences utiles dans un monde technologique. Plus concrètement, ajoute-t-il, les outils de travail en ligne permettent de faire participer à tous les élèves, même ceux qui sont parmi les plus timides et qui n’osent jamais lever le doigt pour donner une réponse.

Le président de la Coalition Bafashebige souhaite que l’éducation numérique soit une solution aux défis liés au manque de manuels scolaires surtout que l’élève ne sera plus limité au seul manuel scolaire d’une discipline donnée, au surnombre d’élèves (classes pléthoriques), au manque des infrastructures (salles de classe, bancs pupitres,..). Jean Samandari précise que ces outils technologiques constituent donc une solution aux multiples défis liés au surnombre d’élèves dans les salles de classe auxquels le Burundi est confronté.  En plus de l’amélioration de la qualité de l’enseignement, indique-t-il, les compétences techniques numériques contribueront au développement socio-économique du pays car elles favorisent la participation au marché du travail, la création d’emplois et l’innovation dans les secteurs formel et  informel.

 Par ailleurs, souligne-t-il, l’éducation numérique, à travers les outils technologiques modernes d’enseignement, favorise un apprentissage individualisé et plus adapté au rythme de chaque élève.  Celui-ci a la possibilité de recommencer un grand nombre de fois chaque exercice, de revenir sur une notion mal comprise et il n’est plus prisonnier du rythme global de la classe. Il est donc nécessaire de développer des solutions nouvelles pour sauvegarder l’éducation.

La coalition EPT Bafashebige sollicite donc l’implication de toutes les parties prenantes pour que l’éducation numérique soit intégrée à tous les niveaux de l’enseignement au Burundi. La Coalition Bafashebige salue les efforts déjà consentis par le Gouvernement du Burundi dans la promotion de l’enseignement numérique et l’encouragement d’aller de l’avant.  En effet, la coalition se réjouit que le projet d’Appui Complémentaire à la Formation Professionnelle et Technique (ACFPT) ait équipé 13 Centre d’Enseignement des Métiers (CEM) de salles multimédias informatisées et connectées qui servent de soutien pédagogique pour l’ensemble des filières  enseignées. 

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