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La communauté mondiale réunit 93 milliards de dollars en appui à une reprise résiliente dans les pays les plus pauvres du monde

Les pays donateurs apportent 23,5 milliards de dollars de contributions à l’IDA, le fonds de la Banque mondiale pour les pauvres

WASHINGTON, 15 décembre 2021 — La dernière reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement (IDA) a atteint 93 milliards de dollars, annonce la Banque mondiale. Ces fonds permettront d’aider les pays à faible revenu à affronter la crise de la COVID-19 et à construire un avenir plus vert, résilient et inclusif. Ils comprennent 23,5 milliards de dollars de contributions apportées par 48 pays à revenu élevé et intermédiaire, qui viennent s’ajouter aux financements levés sur les marchés de capitaux ainsi qu’aux remboursements sur les crédits antérieurs et aux propres contributions de la Banque mondiale.

Le montant de ressources obtenu au terme d’une réunion virtuelle de deux jours organisée par le Japon est le plus élevé que l’IDA ait jamais mobilisé dans ses 61 années d’existence. Avec un modèle de levée de fonds sans équivalent, l’IDA est en mesure de mieux valoriser les ressources des donateurs : chaque dollar apporté par un donateur à l’IDA se transforme en pratiquement quatre dollars de financement en faveur des pays les plus pauvres.

« La générosité dont font preuve aujourd’hui nos partenaires marque une étape essentielle dans le soutien fourni aux pays pauvres alors qu’ils s’emploient à se relever de la crise de la COVID-19, déclare David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale. Nous remercions nos partenaires pour la confiance dont ils font ainsi preuve dans les capacités de l’IDA à offrir une plateforme unifiée et efficace, à même de s’atteler aux défis du développement et d’améliorer le quotidien de millions d’individus à travers le monde. »

Les fonds seront alloués aux 74 pays les plus pauvres du monde au titre de la 20e reconstitution des ressources de l’IDA (IDA-20), dont la priorité est de les aider à surmonter les conséquences de la crise sanitaire. Car la pandémie, qui sévit toujours, a aggravé la pauvreté, fragilisé les ressorts de la croissance et assombri les perspectives d’un développement résilient et inclusif. La situation de ces pays est rendue particulièrement délicate par l’effritement des recettes publiques, doublée d’un alourdissement de l’endettement, une aggravation des risques de fragilité, de conflit et d’instabilité et un recul des taux d’alphabétisation. Sans oublier qu’un tiers environ des pays IDA sont sous la menace d’une crise alimentaire.

Pour aider les pays à parvenir à une reprise plus verte, une part conséquente de ces fonds sera dédiée à la lutte contre le changement climatique, l’accent étant mis sur l’adaptation face aux effets de plus en plus tangibles des dérèglements du climat et sur la préservation de la biodiversité. L’IDA approfondira également son soutien pour mieux anticiper les crises, qu’il s’agisse de pandémies, de chocs financiers ou d’aléas naturels. Si le soutien fourni au titre d’IDA-20 se déploiera dans l’ensemble du monde, il sera dirigé plus particulièrement vers l’Afrique qui, avec environ 70 % des financements, bénéficie d’un volume croissant de ressources.

Suite ici : https://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2021/12/15/global-community-steps-up-with-93-billion-support-package-to-boost-resilient-recovery-in-world-s-poorest-countries

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