La CVR lance les activités d’excavation des restes humains sur la colline Burenge

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Ce mardi le 2 juin 2020, la Commission Vérité et Réconciliation a lancé les activités d’excavation des restes humains enterrés dans une fosse commune près du Centre de Santé Murehe de la colline Burenge en commune Marangara de la province Ngozi. Le Vice-président de la CVR, Clément-Noé Ninziza fait savoir que la commune Marangara compte plus de 60 fosses communes des personnes tuées en 1988

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« Sur base des informations recueillies, la province Ngozi compte plus de 300 fosses communes non vérifiées. Parmi eux, plus de 60 se trouvent dans la commune Marangara dont six sur la colline Burenge», indique, Commissaire à la CVR Ninziza.

Pour lui, une fosse commune confirmée dans un endroit quelconque constitue un témoin irréversible des cas de tueries et des violations graves des droits humaines. Il précise que l’excavation des personnes enterrées dans les fosses communes permettra à la jeunesse de comprendre l’histoire qui a caractérisé son milieu natal et son pays et d’en tirer une leçon. De surcroit, il invite toute personne détentrice des informations sur les tueries perpétrées sur la colline Burenge à se faire enregistrer à la commission afin d’aider dans lors des enquêtes.

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Commissaire Ninziza informe que la fosse commune confirmée sur la colline Burenge a été découverte lors des travaux de terrassement en vue de la construction d’une salle polyvalente près du Centre de Santé Murehe.

Albert Nduwimana, gouverneur de la province de Ngozi invite la population à ne plus violer les droits d’autrui. « Personne n’a pas le droit de maltraiter l’autre en se basant sur son appartenance politique, sa la religion, son ethnie, son association etc », fait-il savoir. De plus, il leur demande à ne plus accuser l’un ou l’autre sur les tueries commises sur la colline Burenge et ailleurs plutôt à rester sereine que d’être choquée par les activités liées à la recherche de la vérité. Cette autorité provinciale signale que la province de Ngozi compte plusieurs fosses communes ou sont ensevelies plusieurs personnes. Il fait savoir que ces dernières ont été emportées par les massacres commis en août 1988 dans la commune Marangara. Selon le gouverneur Nduwimana, la province de Ngozi compte autant des fosses communes. Raison pour laquelle, il interpelle la population à travailler de concert avec la CVR pour identifier différentes fosses communes se trouvant dans cette province.

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Dans leurs témoignages, les rescapés indiquent que les massacres ont été commis par des militaires. Un sexagénaire rencontré sur les lieux témoigne « ce sont les militaires qui tuaient les gens à l’aide de machettes et de baïonnettes ». Il déplore que durant ce massacre, cinq de ses enfants y ont péri. Comme il l’indique, lui aussi a failli mourir. Il présente des cicatrices presque tout le corps. Son poignet est à moitié coupé ainsi que son coup. Par la grâce divine, je suis parvenue à être ressuscité des morts. « Accompagné par ma femme à l’hôpital de Kiremba, ma tête couverte de pagne et mon poignet dans la poche, j’ai rencontré un groupe de militaire qui m’a demandé pourquoi je me suis couvert la tête. Je leur ai menti en leur indiquant que je souffre de la malaria », témoigne-t-il.

Un autre rescapé fait remarquer qu’en date du 18 août 1988, il a perdus tous ses parents. Il indique que ces derniers ont été tués par des militaires « Arrivé sur la colline Burenge, les soldats ont rassemblés les gens. Ils leur disaient qu’il y a un message pour eux. Ils les alignaient après quoi ils commençaient à les tuer à l’aide des machettes, de couteaux. Pour ceux qui tentaient de fuir, ils étaient tués par balles».

Rappelons que la commune Marangara compte 34 colline

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About the Author: Richard Nsengiyumva

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