La protection sociale, un droit fondamental

Dans le but d’apprécier le dynamisme, d’évaluer le degré de sensibilité et d’intéressement des employeurs et employés dans leurs interactions pour le bien-être social assurantiel dans le secteur de la sécurité sociale au Burundi, le ministère des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre en collaboration avec le Secrétariat Exécutif Permanent de la Commission de Protection Sociale, a organisé ce vendredi le 7 février 2020, un atelier de concertation et d’échanges des parties prenantes

Arcade Nimubona, Secrétaire Exécutif Permanent de la commission Nationale de Protection Sociale indique que l’affiliation des employés au sein des organismes de protection sociale est obligatoire.

Par constat, M.Nimubona a fait savoir que la problématique de l’affiliation des travailleurs aux sociétés de la protection sociale au Burundi se manifeste dans plusieurs sociétés à caractère informel. « Il est déplorable que certains employés qui ont signé des contrats avec leurs employeurs ne leur affilient pas aux organismes de protection sociale. Même ce qui le font, on trouve des irrégularités comme la non conformité des cotisations aux employés d’une même société ».

Des sanctions à l’endroit des employeurs qui font sourds-oreilles

Le Secrétaire Exécutif Permanent du SEP/CNPS  a informé que l’Inspection Générale du Travail supervise les activités des sociétés formelles et informelles mais n’a pas le pouvoir de les fermer. De ce fait, il a invité les organes de décision à prendre des mesures lourdes aux employeurs qui se font sourds à ce que dit la loi. Il a ajouté que la Commission Nationale de Protection Sociale va organiser des visites conjointes avec les membres du ministère de la Fonction Publique ; le ministère des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre ; l’inspection générale du travail et les responsables des organismes de protection sociale pour se rendre compte des conditions dans lesquelles les travailleurs exercent leurs fonctions. Et aussi de montrer aux responsables des sociétés informelles, le bien fondé du principe d’affiliation de leurs employés.

Le représentant de l’OBR dans cet atelier a fait remarquer que des maisons de protection sociale se multiplient du jour au jour. Il a peur de la fermeture de ces maisons et invite l’Inspection Générale de prendre des mesures pour protéger la population. « Des maisons qui faisaient l’assurance des automobiles embrassent aujourd’hui la protection sociale », s’inquiète-t-il.

Dr Jacques Niyonkuru qui a représenté le ministère de la santé publique a signalé qu’il y a des employeurs qui assurent leurs travailleurs dans deux institutions à qualité différente.

Signalons que le code de la protection sociale est déjà validé par le conseil des ministres et bientôt par l’Assemblée Nationale et le Sénat. Il sera promulgué après la signature du Président de la République

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About the Author: Richard Nsengiyumva

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