L’ACECI engagée dans la lutte contre le paludisme

L’Agence consultative de la coopération internationale (ACECI) a, depuis un certain temps, lancé un combat contre le paludisme. Cette guerre est basée surtout sur la prévention de cette maladie à base des plantes médicinales. Depuis le lancement de cette offensive, l’Aceci se félicite du pas déjà franchi et promet de continuer la lutte quitte à ce que le Burundi voire l’Afrique toute entière soit débarrassé de cette maladie. C’est ce qu’a indiqué Ginette Karirekinyana, présidente de l’Aceci, dans une conférence de presse ce lundi 27 janvier 20120

Née le 7 janvier 2007 à Québec au Canada avant d’étendre ses activités au Burundi en 2010, l’Agence consultative de la coopération internationale (ACECI) vise à travers ses projets variés, la prise en compte du facteur humain dans les enjeux mondiaux comme la lutte contre la pauvreté, le développement durable et la gestion de l’environnement incluant aussi  le projet révolutionnaire de lutte contre le paludisme qui consiste en la distillation d’huile essentielle et de la fabrication des lotions anti-moustiques à base d’huile de Cataire.

Jardin d’artemisia

Mme Karirekinyana indique que l’Aceci focalise sa contribution dans la lutte contre le paludisme  sur la sensibilisation, le plaidoyer, l’intensification et la vulgarisation de l’artemisia et de la cataire dans les communautés. Cela pour lutter efficacement contre le paludisme. En plus, le Burundi possède des moyens non exploités pour réduire à zéro le nombre de victimes dû au paludisme. Comme le paludisme est causé par les piqûres de moustiques, l’utilisation des anti-moustiques devrait faire partie des stratégies nationales de lutte contre le paludisme.

Selon elle, la  consommation  des produits naturels est le seul moyen efficace pour se protéger contre le paludisme, car ces affections profitent de la défaillance du système immunitaire ou du faible état de santé d’un individu pour s’installer et même se révéler mortelles, d’où l’importance « d’intervenir en amont et de manière préventive en améliorant les apports nutritifs et en renforçant les défenses immunitaires de l’organisme ». Raison pour laquelleMme Karirekinyana a décidé de consacrer son temps au projet «Cataire», du nom d’une plante connue pour ses vertus antispasmodiques et anti –hystériques.

Des tisanes pour prévenir la malaria

Pour fabriquer ses produits qui comptent aussi bien des savons, des crèmes, des bougies parfumées, des lotions corporelles ainsi que des désinfectants, elle s’approvisionne en plantes, en herbes médicinales et en fruits auprès des groupements de fournisseurs éparpillés dans le pays. Arrivées dans les différents centres de cette agence dont les plus importants sont basés à Gitega et  en mairie de Bujumbura, ces plantes sont conservées. Une fois séchées, les feuilles sont transformées en poudre. C’est ce mélange de poudre qui est bouilli pour donner la tisane.

D’après Mme Karirekinyana, cette tisane ne possède pas de vertus curatives mais plutôt de vertus préventives. Pour une prévention efficace, elle recommande une quantité d’un litre par personne pendant 3 jours de la semaine. Cela pour les enfants de 6 ans et plus. Pour les enfants de moins de 6 ans, la quantité recommandée dépendant de la capacité de consommation de l’enfant pour d’autres liquides autre que la tisane d’artemisia. Interrogée sur l’efficacité de ses produits en matière de lutte contre la malaria, elle a dit que le pouvoir des plantes médicinales ne fait pas l’ombre d’un doute. Elle fait savoir que les  personnes qui ont bénéficié la consommation et l’utilisation de ces produits  témoignent leur vertus. De plus, ajoute-t-elle, dans les régions où  les produits de Karire product ont fait ses racines, les structures sanitaires affirment que les cas des sujets atteints de malaria ont sensiblement diminué.

La connaissance des vertus des plantes médicinales date du siècle passé

De 1979 à 1984, deux chercheurs de l’Université catholique de Louvain sont en mission à l’Université du Burundi. Ils y ont mené une enquête ethnobotanique dans le domaine de la médecine traditionnelle humaine et vétérinaire dans la région d’altitude des crêtes Zaïre-Nil.Cinq mille six cent quatre-vingt seize plantes médicinales réparties en 499 espèces botaniques ont été recueillies auprès de 129 tradipraticiens. Chaque plante a fait l’objet d’une recherche qui a porté sur son utilisation, ses modes de préparation et d’administration. Près de 160 000 données ont été classées, établissant un spectre d’utilisation pour chaque espèce.

Recommended For You

About the Author: Mathias Ntibarikure

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Covid-19

Mwirinde Corona

Actualités à la une