L’AIB lance la 3ème édition du salon industriel

Sous le thème  « Industrie, facteur incontournable de développement économique », l’Association des Industriels du Burundi (AIB), organise, du 17 au 19 décembre 2020,  la 3ème édition du salon industriel. D’après Olivier Suguru, le salon industriel constitue pour les industriels local et étrangers un moment d’échanges d’expériences, d’explorer les opportunités d’investissement, de s’informer des tendances de ce secteur en pleine mutation

« Depuis 2018, l’organisation d’un salon industriel est devenue une habitude annuelle de rencontre entre les professionnels de l’industrie Burundaise, ceux de la sous-région et du monde afin d’échanger leurs expériences, explorer les opportunités d’investissement, conclure des partenariats et s’informer des tendances de ce secteur en pleine mutation », précise Hon. Olivier Suguru, président de l’AIB. Pour lui, les trois jours constituent une occasion pour les petites et moyennes entreprises et les coopératives une occasion de présenter leurs produits à un public élargie d’une part  mais aussi une occasion de nouer des relations d’affaires avec les différents opérateurs économiques. Ce sera aussi un moment d’essayer d’apporter des solutions aux préoccupations des industriels locales qui seront soulevées à travers les conférences-débats  sur les thématiques d’actualité.

L’industrie Burundaise représente 17 % du PIB

« Le secteur de l’industrie est d’une grande importance économique de sa contribution dans la production intérieure, la création d’emplois l’accroissement des revenus de la population et la réduction de la pauvreté », affirme Hon. Suguru. Il rappelle que l’industrie Burundaise représente 17 % du Produit Intérieur   Brut (PIB) et emploie 2 % de la population. Déplus, ajoute-il, le Burundi possède un potentiel non négligeable de réserves minières qui pourraient soutenir la croissance économique par la diversification des exportations burundaises alors qu’elles se concentrent rationnellement autours de trois produits dont le thé, le café et l’or.

Comme il l’indique, certains rapports font état d’un sous-sol riche qui recèle de réserves de nickel, de vanadium, de phosphates, d’or, de carbonates, de cassitérite, des platinoïdes et de terres rares non exploités. Il est estimé que le pays détiendrait la deuxième réserve de coltan de la région et 6 % des réserves mondiales de nickel. Le Wolframite, quant à lui, représente près de 40 % de la production minière au moment où la tantalite représente 30 %.

La manufacture, un secteur sous développé

Hon. Olivier Suguru indique que la manufacture occupe le reste du secteur industriel. C’est une activité qui reste sous développe et qui nécessite des investissements prives importants. La manufacture agro-alimentaire et chimique pourrait redynamiser la croissance agricole en permettant la production de produits alimentaires finis, et en produisant localement les fertilisants nécessaires à l’augmentation du rendement agricole. Donc, conclut Suguru, il revient aux industriels de promouvoir l’implantation des Petites et Moyennes Entreprises et les petites et moyennes industries en milieu rural pour non seulement absorber cette matière première et profiter du cout moins élevé de la main d’œuvre pour s’aligner à la politique nationale de développement des coopératives SANGWE actuellement opérationnelles.

« Une accélération de la croissance économique nationale est nécessaire. Pour y arriver, l’économie burundaise se doit de trouver un nouveau moteur complémentaire avec l’aide des partenaires », fait savoir Hon. Suguru. Il trouve que ce nouveau moteur devrait être une industrie rebute appuyée par des infrastructures énergétiques et de transports nationaux et régionaux diversifiées.

Ainsi, explique Suguru, la 3ème édition du salon industriel vient offrir une visibilité des produits de l’industrie burundaise qui demandent à être connus, reconnus et écoules localement, dans la sous-région et à l’international pour booster  l’économie et consacrer une intégration régionale évidente.  Le salon industriel constitue aussi un appel aux potentiels partenaires du Burundi pour mieux appuyer, structurer et porter sur les fonts baptismaux l’industrie du Burundi.

Notons que la 3ème édition du salon industriel se tiendra du 17 au 19 décembre 2020 à l’hôtel du Lac Tanganyika.

Recommended For You

About the Author: Mathias Ntibarikure

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Covid-19

Mwirinde Corona

Actualités à la une