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L’Association « Solidarité avec les prisonniers et leurs familles-NTABARIZA » plaide pour une libération inconditionnelle des prisonniers

Dans une conférence de presse de ce lundi 03 décembre 2022, l’association « Solidarité avec les prisonniers et leurs familles » a animé une conférence de presse sur la mesure du président de gracier les prisonniers qui ne sont pas accusés d’assassinat, d’escroquerie et de violence sexuelle à l’endroit des femmes et filles, le président de cette association Jean Marie Nshimirimana demande une libération inconditionnelle. Il déplore que concernant plus de 5000 prisonniers que la président a gracie dès la prise de ses fonctions, 2700 seulement ont été libérés. D’autres n’ont pas été relâchés car ils n’ont pas payé  les amandes et dommages et intérêts.

Dans une émission publique à la population et aux journalistes tenu le 29 décembre 2021, le président de la République a indiqué qu’il ne souhaite pas que des gens soient emprisonnés s’ils ne sont pas accusés d’assassinant ou d’atteinte à la vie humaine. Des propos qu’il a renforcés lors d’un discours à la nation de jeudi 30 décembre 2021 à l’occasion de la fête de fin d’année.

Dans son discours à la nation, le président a indiqué : «  Je ne veux pas qu’il y ait des gens qui soient emprisonnés s’ils n’ont pas commis des crimes d’assassinant ou d’atteinte à la vie humaine. Je demande aux autorités habiletés à prendre les choses à mains  et à procéder à la libération sans délais de ces prisonniers ». Dans une conférence de presse qu’il a animé le 03 janvier 2022, le président de l’Association «  Solidarité avec les prisonniers et leurs Familles, SPF NTABARIZA à demander au président de levée toutes les barrières qui peuvent entraver la mise en application de cette mesure. Il cite notamment les amandes, les dommages et intérêts que ces prisonniers doivent payer lorsqu’ils sont blanchis par la justice ou quand ils purgent leurs peines.  

Après quelques mois de sa prise de pouvoir en mars 2021, le président de la République a gracie 5255 prisonniers. Cependant, regrette Jean Marie Nshimiriana, président de l’Association, seulement 2700 prisonniers ont été libérés. Ce qui veut dire que jusqu’à maintenant 2255 prisonniers sont derrière les barreaux alors qu’ils ont bénéficié la grâce présidentielle. Face à cette situation, il demande au président d’appliquer une libération sans condition. Il explique que si une personne est emprisonnée pour avoir volé plus de 50 millions alors que dans sa vie, il n’a jamais eu 5000 FBu, lui demander de payer les 50 Millions de FBu pour être libérée reviendrait à lui dire «  vous êtes emprisonné à perpétuité ».

Les prisons considérées comme une rame de rasoir

Jean Marie Nshimirimana considère les prisons comme une rame de rasoir. Il fait référence aux conditions carcérales qui sont précaires. « Toutes les prisons sont surpeuplées. Par exemple, la prison centrale de Mpimba a une capacité d’accueil de 800 prisonniers, mais aujourd’hui, elle accueille plus  de 5000 détenus. Ce qui rend impossible d’assurer le bien-être des prisonniers ». Pour lui, ce surpeuplement des prisons résulte d’un mauvais comportement  de certains cadres de la Justice.    Il pointe du doigt surtout les procureurs et les juges : « Certains usent de leur pouvoir pour emprisonner des gens injustement. D’autres sont corrompus et font des condamnations injustes », at-il souligné.

Sur ce, le président et représentant de Ntabariza-SPF demande que la nomination des procureurs et des directeurs des prisons puisse être rigoureuse : « Que soient nommés des gens expérimentés, irréprochables, intègres et justes. Cela aiderait à désengorger les prisons ».

Parlant de la précarité des conditions de vie des détenus, Nshimirimana dénonce une alimentation insuffisante et non équilibrée, une saleté sans égale, des infrastructures pénitentiaires vieilles qui provoquent des incidents allant jusqu’à emporter les vies humaines. Et de demander la réhabilitation et la modernisation des prisons pour éviter des incidents pareils dans l’avenir.

Si la mesure est appliquée sans favoritisme ni népotisme, Ntabariza-SPF dit s’attendre à la libération de 7000 détenus cette année sur plus de 12 000 éparpillés dans les 11 prisons du pays.

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