Le Burundi n’est pas encore au stade de fermer ses frontières

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Dans une émission publique tenue 20 mars 2020 dans la province de Cibitoke, le porte-parole du ministère de la santé publique et de lutte contre le Sida, Dr  Jean Bosco Girukwishaka a indiqué que le Burundi n’est pas encore au stade de fermer les frontières d’autant plus qu’aucun cas n’a été signalé jusqu’à ce jour. Mais, des mesures de prévention fusent de différentes institutions publiques

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Répondant à la question de savoir si les frontières clandestines ne peuvent pas constituer un danger imminent pour le Burundi par rapport à l’épidémie de coronavirus et qui pourrait pousser le Burundi à fermer les frontières, Dr Girukwishaka répond que pour  barrer la route à cette  épidémie, le ministère de la santé publique a, depuis l’apparition de Covid-19 en chine, initié un projet de prévention et de lutte contre ce virus. Ce projet s’effectue en 3 phases selon le groupe de pays auquel le Burundi appartient. La première phase consiste à élaborer des mesures de prévention quand le virus  sévit ou apparaît dans les pays ne faisant pas de frontières avec le Burundi. La 2ème phase, c’est quand le virus attaque dans les pays limitrophes qui ont déjà des cas de coronavirus. La 3ème phase, c’est lors que le pays a déjà été attaqué. Ce qui n’est pas le cas pour le Burundi. Raison pour laquelle le Burundi n’est pas encore au stade de fermeture des frontières.

Revenant sur la question de savoir s’il n’y aurait des gens qui passeraient par les frontières clandestines et qui échapperaient au contrôle et emmèneraient la pandémie de Covid-19, Dr Girukwishaka fait savoir que  personne ne peut penser le faire car, en plus de mettre en danger sa santé, il peut mettre en danger la santé des autres. D’où, il invite toute la population à emprunter les frontières reconnues. Par rapport aux inquiétudes selon lesquelles les gens sortent de la quarantaine avant les 14 jours, Dr Girukwishaka répond que même à 7 ou à 10 jours, les tests peuvent avoir donnés des résultats négatifs et les cas suspects peuvent reprendre leurs activités. Pour lui, la population ne doit pas s’inquiéter. Pour les commerçants qui s’approvisionnent en marchandise, Dr indique qu’ils continuent à le faire mais ils doivent passer en quarantaine après leurs retours.

Les élections seront-elles ajournées?

Parmi les mesures prises par le ministère de la santé publique et de la lutte contre le Sida, figure celle d’éviter des rassemblements de gens, les journalistes ont voulu donc savoir si cela n’aura pas des répercussions sur le processus électoral. Ici, Prospère Ntahogwamiye, secrétaire et porte-parole du gouvernement fait remarquer qu’il pleut ou qu’il neige, les élections doivent avoir lieu. Il ajoute que même dans le temps des crises et des catastrophes,  les cultivateurs, les commerçants, etc vaquaient à leurs activités. 

Quant à l’accueil indigne des patients dans certains hôpitaux publics de Bujumbura, Dr Girukwishaka répond que le ministère de la santé publique a entendu ces plaintes et une commission a été mise en place pour se pencher sur la question. Après, dit-il, il a été constaté que cela est lié aux malentendus entre le personnel soignant et les patients. Il ajoute que cette question concerne la mesure de gratuité maternelle.  Dr Girukwishaka souligne qu’une personne qui a un travail et dont l’entreprise lui paie les soins de santé à une telle hauteur doit aider le gouvernement à le connaître au lieu de le nier. L’Etat va alors payer le reste. Il leur demande plutôt d’aider dans ce processus. Et de révéler : « Pour les paysans, il n’y a pas de problèmes. Il suffit de montrer les pièces justifiant qu’ils sont burundais ».

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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