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Le CDE plaide pour une ouverture commerciale pour attirer les investissements directs étrangers

Le Centre for Development and Entreprises Great Lakes (CDE Grands Lacs) a présenté jeudi 23 décembre 2021 une analyse sur comment l’ouverture commerciale peut être un facteur d’attractivité des investissements directs étrangers (IDEs),  au Burundi. Le consultant a indiqué que selon l’ex-Agence pour la Promotion des Investissements(API), sur un total de 113 entreprises qui ont été certifiées dans le cadre des avantages fournies par le code de l’investissement entre 2018 et juillet 2021, seuls 24 étaient d’origine étrangère

Aimable Manirakiza, directeur exécutif de CDE a fait savoir que le Centre for Development and Entreprises Great Lakes (CDE Grands Lacs) est un think tank (groupe de réflexion) créé en 2017 qui prône la liberté économique comme solution à la pauvreté. D’après le directeur exécutif, la vision est de voir un Burundi où le marché libre, l’Etat de droit et le droit de propriété privée offrent des opportunités d’épanouissement pour tous tandis que sa mission est de réduire les obstacles à la prospérité et aux opportunités selon les principes d’une société et du marché libre au Burundi. Il a informé que la théorie du CDE repose sur l’hypothèse selon laquelle l’intensification des échanges transfrontaliers affecte positivement l’économie de manière à réduire la pauvreté, réduire les obstacles au commerce, accroître la compétitivité des entreprises et éducation au libre-échange.

Aimable Manirakiza rappelle que le Burundi étant un pays à cheval entre l’Afrique centrale et orientale, son économie repose principalement sur le secteur primaire. Et de préciser, selon le Plan National de Développement du Burundi (PND 2018-2027), l’agriculture contribue à hauteur de 39,6 % au Produit Intérieur Brut (PIB) et offre 84% d’emplois. L’élevage, quant à lui, compte pour 19% du PIB agricole et 4% du PIB total et le reste revient aux secteurs secondaire et tertiaire.

M.Kelvin Ndihokubwayo, consultant a précisé que l’ouverture commerciale d’un pays traduit l’intensité de ses relations avec le reste du monde, et par ricochet, ne fait qu’attirer les investissements directs étrangers. Pour y arriver, dit-il, un bon environnement juridique (code des investissements), des politiques économiques libérales, la réduction des barrières tarifaires et non-tarifaires, sans oublier les conditions de production les plus attractifs sont incontournables.

M.Ndihokubwayo a indiqué que selon le rapport sur l’investissement dans le monde 2020, les entrées d’IDE au Burundi étaient assez limitées, s’établissant à un montant de 1 million USD respectivement en 2018 et 1 million USD en 2019. En 2020, les entrées d’IDE au Burundi ont connu une légère augmentation, passant de 1 million USD en 2019 à 6 millions USD, malgré la crise économique mondiale déclenchée par la pandémie de Covid-19. Il a informé aussi que le stock total d’IDE s’élevait à 231 millions en 2017, à 226,7 millions en 2018, à 227,7 millions d’USD en 2019 et à 233,8 millions USD en 2020.

Avec ces chiffres, a expliqué M.Ndihokubwayo, le Burundi enregistre le plus faible taux de flux d’investissements directs étrangers par rapport aux autres pays de la sous-région. Et d’informer : « Selon l’ex-Agence pour la Promotion des Investissements(API), sur un total de 113 entreprises qui ont été certifiées dans le cadre des avantages fournies par le code de l’investissement entre 2018 et juillet 2021, seuls 24 étaient d’origine étrangère ».

Des facteurs expliquant le non attraction des IDEs

Pour qu’un pays arrive à attirer les IDEs, M.Ndihokubwayo propose divers éléments en se référant à l’expérience d’autres pays. Il s’agit notamment des éléments industriels : coûts de transport, coûts d’implantation, de production, avantages technologiques, agglomérations d’activités ; commerciaux : taille du marché, ouverture du marché, proximité de la demande, barrières à l’échange… Il s’agit aussi des éléments institutionnels : la politique fiscale ou commerciale, les dispositions législatives en matière de rapatriement des capitaux ou de mouvement de capitaux, le risque pays, l’appartenance à une zone d’intégration.

Notons que d’après M.Ndihokubwayo, la stabilité de la monnaie saine s’avère plus que salutaire pour inciter les investisseurs vue que lors de l’importation des dividendes, ils doivent échanger leurs devises étrangères en monnaie nationale, et vice versa lors du rapatriement des bénéfices.

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