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Le PIPARV-B intensifie les appuis en faveur des populations vulnérables

Pour faire face à la vulnérabilité de la population de sa zone d’intervention, le projet d’Intensification de la Production Agricole et de la Réduction de la Vulnérabilité au Burundi (PIPARV-B), un projet du gouvernement financé par le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) a, en date du 18 et 19 février 2022, procédé à la deuxième phase de diffusion des porcins dans les communes Kabarore et Gatara de la province Kayanza. Les bénéficiaires s’en réjouissent. Ils disent s’attendre à l’amélioration de leurs conditions de vie

Monique Miburo est une veuve. Elle habite la colline de Manga, commune Kabarore en province Kayanza. Elle est mère de 5 enfants. Elle remercie le FIDA pour lui avoir donné un porcin. Elle révèle qu’elle n’avait jamais pratiqué d’élevage car elle n’avait pas de moyens pour se procurer un animal d’élevage. Pour elle, avoir bénéficié un porcin, c’est une bénédiction divine. Mme Miburo fait savoir que ce porc servira à beaucoup de choses. Non seulement, elle aura de la fumure organique pour fertiliser ses champs mais aussi, lorsque ce porc se multipliera, elle aura de l’argent. Ce qui lui permettra de subvenir à certains de ses besoins. « C’est une grande satisfaction pour moi. A la maison, mes enfants seront contents. Grâce à ce porc, je suis confiant que la récolte sera bonne. Nous aurons à manger et à vendre ». Elle indique qu’au regard des bienfaits de ce projet, elle souhaite qu’il soit étendu à d’autres provinces.

Nyabenda Marianne: “Avec ce porcin, j’espère que la récolte sera bonne et nous aurons à manger »

Nyabenda Marianne, âgée de 53 ans est une divorcée. Elle est mère de 5 enfants. Elle habite la colline Manga de la commune Kabarore en province de Kayanza. Elle indique que le porcin qu’elle vient de bénéficier va résoudre un certain nombre de problèmes, notamment le manque de la fumure organique, du matériel scolaire pour ses enfants, mais aussi le manque des frais de soins de santé. « Auparavant, je cultivais, mais je ne récoltais presque pas parce que je n’avais pas de la fumure organique pour fertiliser mes champs. Souvent, on dormait ventre vide.  Avec ce porcin, j’espère que la récolte sera bonne et nous aurons à manger », estime-elle. Je remercie le FIDA qui vient de m’appuyer au moment où mon mari m’a abandonné pour d’autres femmes.

Melchior Muhizi, un sexagénaire. Il est père de 10 enfants. Il habite sur la colline de Rutega. Il est bénéficiaire d’un porcin. Il affirme qu’il avait élevé des porcs, mais que ces derniers sont tous morts. Il explique qu’il a manqué des moyens de s’acheter d’autres animaux d’élevage. Raison pour laquelle il remercie le FIDA qui vient de l’intégrer encore dans le cercle des éleveurs. « Je remercie le FIDA qui a pensé à nous. Même si mon âge est avancé, mon épouse et mes enfants s’occuperont de ce porcin ». Pour lui, ce porc constitue une source qui lui permettra de subvenir à certains besoins de sa famille. 

« La diffusion de ces porcins va contribuer au développement de la  province »

Venuste Nduwimana, conseiller du gouverneur

Au niveau de l’administration provinciale, l’on apprécie l’appui du FIDA à travers le projet du Gouvernement PIPARV-B. « Nous apprécions positivement cette politique de diffusion des porcins. C’est un sentiment de satisfaction au niveau de la province. Lorsque ces porcs sont distribués à la population, ils contribuent au développement des ménages, de la commune et de la province », indique Venuste Nduwimana, conseiller du gouverneur, chargé du développement dans la province de Kayanza. Il indique que lorsqu’il faut mobiliser la population pour vaquer aux travaux de développement, la mobilisation devient facile parce que la population trouve de quoi manger. Mais, quand la population est affamée, elle ne peut pas contribuer au développement car, dit un adage français : « Un ventre affamé n’a point d’œil » Ils ont toujours des lamentations comme quoi ils n’ont pas à manger ». « Raison pour laquelle la diffusion de ces porcins va contribuer au développement des ménages bénéficiaires de la province, et partant, du pays ».

Suivi des porcs distribués

Dr Maurice NTAHIRAJA, chargé du volet élevage au sein du PIPARV-B

Dr Maurice NTAHIRAJA, chargé du volet élevage au sein du PIPARV-B n’a aucun souci par rapport au suivi des porcs distribués. « Nous avons instauré un système de suivi basé sur la mise en place de la santé de proximité à travers les agents communautaires de santé animale (ACSA). De plus, nous avons donné des kits de médicaments pouvant couvrir entre 6 et 8 mois, des Smartphones pour partager les informations sur l’état de santé de ces animaux. Nous les avons donnés aussi des vélos pour faciliter leur déplacement », indique Dr NTAHIRAJA.  A côté des médicaments, les ménages ont bénéficié une ration de tourteau palmiste pour nourrir ces porcins pouvant couvrir trois mois. Dr NTAHIRAJA invite les bénéficiaires à alerter en cas de peste porcine ou d’autres maladies qui peuvent attaquer les porcs. 

Les critères pour être bénéficiaire

« Les bénéficiaires des porcins ont été identifiés de façon participative et inclusive au cours des assemblées collinaires», précise Corneille NTAKIYIRUTA, responsable des opérations au sein du PIPARV-B

« Les bénéficiaires des porcins ont été identifiés de façon participative et inclusive au cours des assemblées collinaires auxquelles tous les habitants des collines cibles sont conviés selon des critères précis, identifiés et convenus dans le document du projet », précise Corneille NTAKIYIRUTA, responsable des opérations au sein du PIPARV-B. Il fait savoir que ce sont les ménages de la catégorie une et deux qui bénéficient des porcins. Il explique que les ménages de la catégorie une sont celles sans terres ou ayant des terres d’une superficie inférieure à 0.5 ha et sans bétail tandis que les ménages de la catégorie deux sont des ménages ayant une petite superficie de terre cultivable et sans bétail.

Selon Monsieur NTAKIYIRUTA, comme les derniers mots du projet l’indiquent : « Réduction de la vulnérabilité », l’objectif principal de la diffusion des porcs est de réduire la vulnérabilité dans les ménages. Il informe que pour la première phase, dans la commune de Kabarore, le projet a diffusé 224 porcins. Dans la seconde phase, 320 porcins sont en train d’être distribués sur 10 collines à raison de 32 porcins par commune. Dans la commune de Gatara, 96 porcins sont en train d’être diffusés dans 96 ménages, soit un porcin par ménage. Ce responsable des opérations rappelle que sur toute sa zone d’intervention, le projet a diffusé 3008 pour la première phase. Dans cette seconde phase, le projet est en train de diffuser 4356 porcins. Ce qui fait au total 7364 porcins.

Signalons que le PIPARV-B intervient dans cinq provinces du plateau central, à savoir : Kayanza, Ngozi, Karuzi, Muyinga et Gitega.

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