Le président du parti CNL appelle le gouvernement a démontré qu’il est responsable et laborieux

Le Congres national pour la liberté (CNL) a célébré dimanche 14 février 2021 l’anniversaire de deux ans. Le président de ce parti, Hon. Agathon Rwasa a profité de l’occasion pour dénoncer la gouvernance qui règne au pays. Ainsi, il demande au gouvernement de démontrer réellement qu’il est un gouvernement responsable et laborieux tout en souhaitant que les paroles aillent toujours de pair avec les actes.

Sur le terrain du jardin public en mairie de Bujumbura, dans la zone Rohero, les Inyankamugayo se sont donné rendez-vous pour célébrer deux ans de naissance du parti CNL. Différentes danses des Inyankamugayo, des poésies et des chants agrémentaient les festivités.

le président du parti CNL, Hon.AGathon Rwasa

Dans son discours, le président du parti CNL, Hon.AGathon Rwasa a indiqué que durant les deux ans d’existence, le parti  a eu des hauts et des bas. Il a fait savoir que certains membres de ce parti ont été exécutés, d’autres portés disparus, c’est au moment où d’autres croupissent dans différentes prisons du pays sur fond des allégations qu’il juge non fondées. De plus, ajoute Hon. Rwasa, plus de 60 permanences du parti ont été détruites tandis que 40 autres  ont été souillées ou détruites. Hon. Agathon Rwasa précise que malgré cela, le CNL a gardé le courage car, dit-il, dans tout parcours, il y a toujours des défis. Il regrette néanmoins que ces mauvaises pratiques s’observent encore.

Marier l’unité et la gouvernance

Le président du parti CNL indique que son parti fête deux ans d’existence juste après 9 jours de la célébration de la fête de l’Unité Nationale. Rwasa  rappelle que la charte de l’Unité était conclue entre les burundais dans le but de pallier à la question liée à l’exclusion qui s’observait. Il regrette que jusqu’ à ce jour, cette charte reste verbale. Ce qui implique qu’elle n’est pas ancrée  les cœurs des burundais, en témoigne l’exclusion qui s’observe encore au Burundi. Agthon Rwasa explique que seul le parti au pouvoir gère de la base au sommet  les affaires du pays en excluant d’autres partis politiques. Il déplore également que lorsqu’il s’agit de l’octroi d’un emploi, seuls les membres du  parti au pouvoir en bénéficient. Ce qui est étonnant d’après Hon. Rwasa au moment où ce sont tous les burundais qui paient des taxes et impôts. « Le président de la République a initié un gouvernement laborieux et responsable, qu’il démontre réellement que l’appellation reflète la réalité et que les  paroles aillent de pair avec les actes », fait remarquer Agathon Rwasa.

Un message à l’endroit du gouvernement

Agathon Rwasa demande au gouvernement de donner des injonctions à l’administration de base en vue de gouverner pour tout le monde. Il rappelle que le parti CNL est agrée par le gouvernement, d’où il doit exercer ses activités sans aucune entrave. Les hautes autorités tiennent des propos d’ailleurs, c’est dommage que certaines autorités n’entendent pas ce que la hiérarchie leur ordonne. Il demande au gouvernement de libérer plus de 105 membres des partis CNL emprisonnés alors qu’ils ont purgé leur peine de même que 38 autres qui ont été blanchis par la justice mais qui sont restés toujours en prison. De plus, ajoute Rwasa, que ceux qui ont détruit et souillé  les permanences du CNL soient traqués et traduits en justice. Que l’octroi d’un emploi se fasse sur fond de compétence au lieu d’appartenance politique. Il demande également au gouvernement de soutenir le secteur privée pourvoyeur d’emploi car, dit-il, le gouvernement ne peut, à lui seul trouver de l’emploi à tous  ceux qui en ont besoin.

Notons que le parti CNL a été agrée le 14 février 2019.  En novembre 2018, le ministère de l’Intérieur avait refusé d’agréer le Front national pour la liberté – Amizero y’Abarundi (Espoir du Burundi), des suites que ses sigles, emblèmes et devise sont semblables à ceux d’un parti politique déjà agréé en 2011 qu’est le FNL. Après avoir initialement refusé de changer le nom de son parti, Hon. Rwasa a finalement opté pour le Congrès National pour la Liberté (CNL), dont il a obtenu l’agrément.

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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