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L’eau des montagnes vendu au centre-ville de Bujumbura

Certaines femmes qui vendent  l’eau près de l’ex marché de Bujumbura affirment satisfaire leurs besoins grâce à l’argent  qu’elles tirent  de ce petit commerce.  Ceux qui consomment cette eau saluent l’initiative. Ils font savoir qu’ils trouvent facilement de l’eau à boire

Elles se rangent derrière l’ex marché central de Bujumbura en face du parking  des bus desservant les quartiers Kanyosha, Ruziba, Kibenga, Musaga et Kinindo. Devant elles, des bidons remplis d’eau des montagnes, des bassins, des gobelets, elles déversent cette eau dans des bouteilles en plastique qu’elles vendent aux passants. Une bouteille d’1,5 litres se vend à 200 FBu tandis celle d’0,5 litre coûte  100 FBu alors que 5 litres s’achètent à 500 FBu.

Cette eau est puisée sur un robinet installé sur la  colline Muyira de la commune Kanyosha,  province de  Bujumbura à l’ endroit dénommé Ku Bugazi.  Là bas, l’eau ne coûte rien sauf 100 FBu payé à un enfant qui transporte l’eau vers le lieu d’embarquement de cette eau. Pour arriver sur les lieux de vente, ces femmes payent un ticket de transport de 500 FBu le bidon de 20 litre auquel on ajoute 200 FBu de recettes communales. En somme un bidon de 20litres arrive sur Bujumbura à hauteur de 800 FBu.

Elles en tirent profit

Claudine Akimana est veuve. Elle est mère de deux enfants. Après que son mari est mort, elle affirme avoir vécu une misère sans nom alors qu’elle devrait élever ses enfants. «Avant de commencer la vente d’eau, j’étais dans une misère sans précédent. Après la mort de mon mari, les choses ont tourné mal », raconte-elle. Elle précise qu’avec ce commerce, elle parvient à gagner sa vie. « Je gagne quelque sous quoique petit. Mes enfants parviennent à avoir de quoi mettre sous la dent, de quoi s’habiller, etc.»,  poursuit Mme Akimana.

Une jeune femme qui a requis l’anonymat confie : « J’ai terminé mes études, il y a quatre ans. Depuis lors, j’ai cherché un boulot mais en vain. Auparavant, je me suis lancée dans le commerce de l’huile  de palmes sans succès. Raison pour laquelle, je me suis retournée vers la vente d’eau et je gagne de l’argent pour subvenir aux besoins de la famille ».

Les consommateurs s’en réjouissent

Les consommateurs sont des gens disposant de faibles moyens qui ne peuvent pas s’acheter l’eau minéral. Il s’agit des chauffeurs de bus, des convoyeurs, chargés de la sécurité dans les parkings. Ils témoignent que cette eau incarne une vertu  jamais rencontrée chez l’eau de la Regideso ou l’eau minérale. En plus d’être une fraiche, elle est aussi une eau naturelle. «Auparavant, on consommait l’eau de frigo vendue par les petits enfants. Et cette eau n’était pas propre. Le commerce de cette eau est une aubaine pour nous », indiquent-ils.

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