L’Eglise Universelle préoccupée par la consommation de drogues chez les jeunes

En vue de sensibiliser les jeunes sur les méfaits de la consommation des drogues, l’Eglise Universelle via  le projet Force Jeune Francophone (FJF) organise une compétition d’athlétisme  des jeunes au mois d’Août sous le thème «Je cours plus vite que la drogue». La prise des drogues entraine des conséquences néfastes sur leur santé humaine

«De nombreux jeunes consomment des drogues à bas âge. Certains consomment des drogues dures comme la cocaïne, l’héroïne, cannabis, etc. D’autres consomment des boissons prohibées. Ce qui a des conséquences néfastes sur leur santé humaine», indique Valentin Havyarimana, un des coordonnateurs du projet Force Jeune Francophone et président de l’Association Burundaise  pour un Monde de Paix sans Drogues (ABMPD). Il fait savoir qu’il existe plusieurs formes de problèmes que pose l’abus de drogues au pays. Selon lui, les drogues entraînent l’insécurité pour les individus mais aussi pour les communautés. Le trafic et l’abus de drogues ruinent les économies en détruisant les ressources des ménages en compromettant la productivité du pays. Le trafic et l’abus de drogues constituent aussi une menace pour la paix sociale en bouleversant les liens familiaux et sociaux en aggravant l’exclusion. M.Havyarimana ajoute que le trafic et l’abus de drogues figurent parmi les causes de mortalité et de morbidité. La drogue constitue aussi une des causes d’infection du VIH/Sida ou de morbidité, et de ce fait, pose un problème de santé publique.

Pour l’éducation des jeunes

« La majorité des consommateurs étant composée  par les jeunes. Il serait mieux donc de prévenir que guérir. Plusieurs jeunes se lancent dans la consommation des drogues suite aux manquements des parents à leur devoir d’éduquer », indique Havyarimana. Il trouve que les parents doivent suivre de près leurs enfants en leur accordant un temps suffisant pour dialoguer. Il fait savoir que les parents doivent mettre en garde leurs enfants contre toutes les formes de drogues. De surcroît, l’enfant doit se méfier de la première cigarette qui constitue la première dose. Les parents doivent rappeler leurs enfants qu’il n’y a pas de drogues douces.

Le sport, peut-il être un moyen de redressement?

« La tenue de cette compétition d’athlétisme permettra de rassembler beaucoup de jeunes, ce qui, a à son tour, permettra de les sensibiliser sur les méfaits de la drogue»,  indique Havyarimana.  Les activités sportives contribuent aussi dans la lutte contre les drogues car, comme il l’indique, au moment où d’autres jeunes s’adonnent à l’alcool ou se rassemblent au ligala, les jeunes sportifs s’occupent des entrainements. De plus, M. Havyarimana reconnaît que la consommation des drogues influe énormément sur la santé, l’économie, la société et surtout sur le développement intellectuel des consommateurs des drogues et stupéfiants.

Un comportement qui change rapidement

Le président de l’ABMPD indique qu’un enfant qui consomme les stupéfiants voient ses résultats scolaires chutés, accompagnés d’absences scolaires répétées, une démotivation généralisée, un manque d’intérêt pour l’hygiène et l’apparence personnelle. Aussi, l’enfant adopte un comportement de groupe d’amis avec des fois le refus de vous présenter certains amis. Les enfants donnent également des réponses évasives s’ils sont soumis à certaines questions.

Des  causes de la prise de la drogue

M. Havyarimana précise que les antécédents familiaux ont ainsi un impact réel dans le phénomène de la dépendance à la drogue.
D’après lui, l’environnement de l’individu joue aussi un rôle déterminant dans le phénomène de dépendance à la drogue. La famille, les amis, les collègues de travail, etc.

Dans le cas de la dépendance à la drogue, l’influence de ces personnes, positive ou négative, peut amener ou prévenir un individu à consommer de la drogue. La consommation de drogues pourra ainsi être débutée par les jeunes comme une sorte d’expérience ou rite d’intégration dans un groupe d’amis. Face à la tension familiale, professionnelle ou conjugale, la consommation de drogues peut être vue comme un moyen de décompresser. Elle peut être considérée par le malade comme une solution qui lui permet de faire face aux difficultés qu’il rencontre dans sa vie et comme un moyen de se détendre pour mieux « tenir le coup ».

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About the Author: Dieudonné Bukuru

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