« Les femmes appelées à participer massivement aux élections pour aller au-delà de 30% »

Dans le but d’inciter les femmes pour aller au delà de 30% dans les instances de prise de décision, la Solidarité des Femmes Burundaises pour le Bien-Être Social et le Progrès au Burundi (SFBSP) appuyée par l’Ambassade de la France au Burundi a  organisé  en commune Buganda de la province Cibitoke, du 12 au 14 février 2020 un atelier de sensibilisation des femmes de la communauté locale en vue de  les encourager à participer  au processus électoral. La femme est capable comme les hommes

Mme Espérance Ntirampeba, Présidente de la SFBSP-Burundi indique que cet atelier a comme objectif de promouvoir la participation des femmes dans les instances de prise de décision pour mieux lutter contre les violences sexuelles et basées sur le genre faite à leur égard.  « La formation vise également à encourager les femmes à se faire élire et élire, stimuler l’estime de soi des femmes pour les rendre plus solidaires, sensibiliser les femmes leaders, etc ». Selon elle, cette association  ne représente aucun parti politique mais elle encourage les femmes à participer massivement dans toutes les échéances électorales et cela commence par leur inscription aux listes de vote, le vote et le soutien  des candidates. « Une fois la femme est représentée dans les instances de prise des décisions, cela permettra aux femmes d’avoir le respect et de donner ses avis sans contrainte », insiste Mme Ntirampeba.

Mme Espérance Ntirampeba interpelle les femmes à se faire élire lors des élections de 2020 au niveau local à la présidentielle. « Nous sommes témoins que les femmes peuvent de la même façon que les hommes », explique-t-elle.

Mme Annick Dusenge, consultante  informe que certaines femmes se sentent incapables d’être des leaders comme les hommes et qu’elles ne sont pas représentées favorablement des organes de prise de décision. « Nous les avons montrées que les femmes sont capables ». Pour elle, les femmes devraient avoir une place importante car ce sont des femmes qui s’occupent du développement familial et si la famille est développée, c’est toute la communauté qui est développée. Elle révèle que si la femme est élue, la communauté toute entière bénéficiera d’une éducation et réduire la discrimination faite aux femmes sans oublier que le sexe féminin représente plus de la moitié de la population.

« La représentation des femmes dans les organes de prise de décisions permettra de réduire les conflits socioéconomiques de certaines familles, des violences basées sur le genre », etc précise Mme Dusenge. Elle regrette que certaines femmes ne veuillent pas se faire et élire leurs candidates.

Mme Dusenge révèle les défis qui empêchent les femmes à se faire : le manque d’information, la culture burundaise, la non participation dans les partis politiques, etc.  « Traditionnellement, une femme s’occupaient des travaux ménagers, les soins des enfants et ne pouvaient plus parler devant les hommes ».

Des comportements que doit manifester la femme

Mme Dusenge souligne certains comportements que la femme doit avoir avant, pendant et après les élections. Selon elle, avant les élections, une femme doit cohabiter pacifiquement avec les autres, être crédible et être exemplaire de sa communauté. Elle doit être avant tout serviable. Pendant les élections, la femme doit être intelligente et courageuse en évitant la peur. Elle ne doit pas lancer de paroles divisionnistes et doit garder le secret. Une fois élue, elle doit mettre en application tous les projets promis à la population. Elle doit lutter contre toutes sortes de corruption et montrer l’honnêteté. Elle doit accueillir les doléances de toutes les personnes sans distinction aucune.

Les femmes bénéficiaires s’en réjouissent

Anne Marie Ndihokubwayo, bénéficiaire de la formation indique qu’elle va sensibiliser les femmes pour qu’elles puissent montrer leur dynamisme en développant le pays. Elle demande les hommes de  soutenir leurs femmes lors des élections. Elle remercie l’association solidarité des femmes qui leur a donné des enseignements liés à la bonne gouvernance.

Jackson Nkundwanabake, chef de colline de Kabuye soutient les femmes que sont capables tout en promettant d’encourager  toute femme désirant se faire élire car elles aussi peuvent comme les hommes. « Les 30% qui leur sont reconnus peuvent être augmentés en fonction de leurs compétences et performances ».

   Axcella Niyonkuru, une femme leader de la commune Murwi,  bénéficiaire de la formation  témoigne l’importance de cette dernière. « La formation que je viens de bénéficier me permettra à sensibiliser et encourager les autres femmes de ma colline de se représenter dans les élections. Cette formation vient à point nommé car nous sommes proches des élections. Elle nous a renforcé beaucoup notamment sur la bonne gouvernance, le comportement que la femme candidate doit manifester avant, pendant et après les élections ».

Notons que les thèmes exploités pendant la formation sont notamment les comportements d’une bonne candidate aux échéances électorales, la technique de communication et formulation des messages clés, la bonne gouvernance, les atouts et obstacles de la participation de la femme dans les élections et la différence entre conflit et violence.

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About the Author: Dieudonné Bukuru

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