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Les investisseurs privés appelés à investir dans la construction des morgues

L’insuffisance des chambres mortuaires est l’un des problèmes sérieux auxquels font face des milliers de ménages résidant dans la ville de Bujumbura. Moins de 25 chambres mortuaires existent au Burundi si on en croit les données du ministère de la santé publique.  Sur ce, le ministère de la santé  publique demande au promoteur des hôpitaux privés de construire des chambres mortuaires au sein de ces derniers. Ils demandent aux investisseurs de penser à investir dans ce secteur pour parer au problème d’insuffisance des infrastructures mortuaires

Selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2008, la capitale de Bujumbura compte plus de 800 mille habitants. Dans cette ville peuplée en grande partie de familles à moyens limités, la question liée à l’insuffisance des infrastructures mortuaires devrait préoccuper plus d’un. En effet, en cas d’une éventuelle perte d’un être cher dans une famille, beaucoup de gens préfèrent amener le défunt à la morgue où il repose pendant que la famille se prépare pour les obsèques. Or, les capacités d’accueil des morgues disponibles dans les différents hôpitaux laissent à désirer. De ce fait, il devient difficile d’accueillir toutes les personnes décédées dans la ville de Bujumbura. Suite à l’indisponibilité et à l’insuffisance de chambres froides, certains habitants de Bujumbura se rabattent à la morgue de l’hôpital de Mpanda (Bubanza). Dans le secteur privé, cette activité ne suscite pas l’engouement. Les raisons sont multiples.

Deo Niyonkuru,directeur des infrastructures sanitaires et équipements au ministère de la Santé publique

Selon Deo Niyonkuru, directeur des infrastructures sanitaires et équipements au ministère de la Santé publique, le Burundi accuse un manque criant d’infrastructures mortuaires. « Au niveau national, nous n’avons que moins de 120 chambres froides », dit-il avant de déplorer que le peu qui existe tombe souvent en panne. A la question de savoir comment le ministère de la santé  publique parvient à gérer le peu qu’il y a, M. Niyonkuru indique que s’il arrive que dans un hôpital, il s’observe un manque de place pour les défunts, le cadavre est transféré dans un autre hôpital et le cas échéant, si le défunt est un bébé, il peut partager la chambre froide avec un défunt adulte.

La maintenance des équipements biomédicaux, un casse-tête 

Emery Christian Arakaza, assistant biomédical en ingénierie hospitalière et chef de service maintenance des équipements biomédicaux au ministère de la santé fait savoir que les hôpitaux publics compte 19 chambres mortuaires abritant chacun entre 4 à 6 chambres froides. Ce qui donne en total comprise entre 76 et 114 chambres froides. Pour lui,  la plupart des chambres froides fonctionnent normalement. Cependant, le système de refroidissement des chambres froides de certaines morgues est parfois défectueux alors que la maintenance de ces infrastructures reste déficitaire au regard de la disponibilité en nombre et en qualité des techniciens pour la maintenance. « Actuellement, le ministère de la santé publique dispose de 4 techniciens biomédicaux dont un qui va bientôt aller à la retraite ».  Pour M. Arakaza, dans le temps, ce sont les techniciens du ministère qui réparaient les chambres froides, mais lorsque les hôpitaux ont acquis leur autonomie de gestion, ce sont eux qui devraient assurer la réparation de ces morgues. Mais, ces hôpitaux ne disposent pas de techniciens  qualifiés  en la matière,  se sont  retrouvés incapable d’assurer la réparation des morgues. Ce qui explique qu’actuellement, on trouve des hôpitaux dont certaines chambres froides ne fonctionnent plus. De plus, ajoute-t-il, les techniciens biomédicaux ne sont pas formés au pays. Ils doivent subir une formation à l’étranger. D’où, il recommande au gouvernement du Burundi d’introduire dans le cursus burundais des formations en la matière afin de combler ce déficit.

M.Arakaza soulève un autre défi. Celui-ci est lié à la  coupure intempestive d’électricité qui fait que le système de refroidissement de certaines chambres froides soit défectueux. « Une chambre froide doit être alimentée en électricité 24/24 h. Le contraire entraine parfois une défectuosité », souligne-t-il.

Quid de l’accueil réservé aux personnes décédées à la maison ?

Au cas où le décès est survenu à la maison, certaines gens se heurtent au problème de ne pas être facilement accueillies dans une quelconque infrastructure sanitaire et sont obligées de faire trop de courses avant   de trouver la place. Et, c’est délicat ici, comme l’indique certains membres du personnel soignant de certains hôpitaux. Pour les personnes décédées au niveau des hôpitaux, c’est un médecin qui explique les circonstances dans lesquelles la personne est morte, s’il s’agit d’une personne décédée à la maison, la famille du défunt ou de la défunte paie le lourd tribut.

Cependant, ils indiquent que cela ne relève pas du mauvais accueil. Selon ses propos, un hôpital ne refuse pas d’accueillir une personne décédée sauf quand il n’y a plus de place à la morgue. Dans la procédure normale, il suffit qu’un médecin examine le corps et vérifie les documents pour se rendre compte des circonstances dans lesquelles la mort est survenue avant d’accorder la permission de le mettre à la morgue.

En tout état de cause, cette insuffisance des infrastructures mortuaires constitue parfois une véritable épée dans la plaie pour les familles en cas de perte d’une parenté.

Quid des chambres funéraires ?

Conscient de l’insuffisance des chambres froides pour la conservation des morts, le ministre de la Santé Publique, Thaddée Ndikumana ne cesse d’inviter les promoteurs des hôpitaux privées  à  construire des chambres mortuaires pour la conservation des personnes décédées au sein de sein hôpitaux. La même invitation s’adresse également à d’autres investisseurs qui veulent investir dans la construction des morgues.

Jean Bosco Girukwishaka, porte parole du ministère de la santé  indique cependant que la construction d’une chambre funéraire requiert un certain nombre de précautions. Pour lui, le site qui abrite une morgue privée doit respecter les mesures hygiéniques. De plus, la marque doit être construite dans un lieu inhabité afin de faciliter les rites funéraires. Aussi, dit-il, la morgue doit disposer d’un médecin qui détermine les conditions dans lesquelles la personne est décédée.

Notons qu’une chambre funéraire avait été construite dans le quartier IV de la zone Ngagara, juste en face de l’entrée du palais des congrès  de Kigobe, cependant, son fonctionnement n’a durée que le temps de la rosée. Notons également que c’est Hôpital Kira, le seul hôpital privée qui abrite une morgue.

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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