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Les journalistes appelés à être des artisans de paix et de cohésion sociale

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Dans le but de conscientiser les professionnels des médias sur leur rôle et leur contribution dans l’assainissement du climat sociopolitique avant, pendant et après les élections, le bureau de l’Ombudsman Burundais a organisé en collaboration avec le CNC sous l’appui du PNUD, un atelier de deux jours à l’endroit des journalistes sur leur rôle dans la consolidation de la paix et la cohésion sociale. C’était du 7 au 8 avril 2020.

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« Nul n’ignore que la période des élections générales de 2020 approche. Or, l’expérience a montré que, souvent, la période pré, péri et post-électorale s’est avérée émotionnellement chargée, au point que la raison est soumise à rudes épreuves quand elle ne perd pas sa place », précise Ombudsman Edouard Nduwimana. Pour lui, si rien n’est fait en temps utile pour prévenir ce genre de situation, le rendez-vous des élections peut annihiler les acquis d’une décennie et demie que le Burundi vient de vivre dans une stabilité politique, une paix substantielle et un développement tangible.

« Au Burundi comme ailleurs, le statut et le rôle des médias sont devenus tels, qu’ils sont considérés politiquement comme le « quatrième pouvoir » ou encore une « arme de destruction massive ». C’est dans ce contexte que l’institution de l’ombudsman du Burundi, soucieuse d’une paix et d’une harmonie sociale a organisé cette activité », explique l’ombudsman. Il invite à cet effet, les journalistes à faire preuve de professionnalisme, surtout, en livrant des messages à caractère impartial, constructif visant le renforcement d’une paix durable, de la sécurité et d’une cohésion sociale. Il appelle donc les journalistes à inculquer aux citoyens l’esprit de tolérance et d’acceptation des différences. De plus, les journalistes sont invités  à développer des messages qui véhiculent les valeurs de paix et de cohésion sociale.

Les journalistes doivent travailler de façon  à barrer la route à la violence

Nestor Bankumukunzi, président du CNC, reconnaît l’incontournable rôle et l’indispensable contribution des professionnels des médias à une cohabitation pacifique en période électorale. D’où, explique-t-il, il est nécessaire de rappeler certains principes afin de pratiquer un journalisme sans faille. Cependant, il doute que l’idéal d’un professionnalisme sans faille est parfois difficile à atteindre, mais les journalistes doivent travailler de façon à barrer la route à la violence. Il estime que pour que cela soit possible, les journalistes doivent donner des informations qui sont au service de la vie. « C’est à travers cet engagement qu’ils pourront jouer un rôle positif », précise M.Bankumukunzi. Pour ce fait, dit-il, les journalistes doivent travailler en conformité avec les textes règlementaires dont la loi sur la presse, le code d’éthique et de déontologie mais aussi le code de conduite des médias en période électorale. En plus des textes règlementaires, le journaliste doit faire preuve de professionnalisme matérialisé par l’impartialité, l’octroi équitable de l’espace médiatique, l’octroi de la parole à toutes les catégories sociales  en asseyant de prendre le recul par rapport à son parti politique, à sa religion et à sa région  en vue d’être impartial et être au service de tout le monde. M.Bankumukunzi fait remarquer qu’un journaliste sensible aux conflits doit s’abstenir de diffuser des informations pouvant susciter la haine. Il ajoute que le journaliste doit informer de façon à ne pas faire peur plutôt  de façon à tranquilliser les consommateurs de l’information.

Les détenteurs de l’information pointés du doigt

 Les journalistes se plaignent souvent qu’il est des fois où ils exercent mal leur métier parce qu’ils n’ont pas pu accéder aux sources de l’information. Ce que  le président du CNC dit ne pas comprendre ce phénomène. « Toute personne qui détient l’information surtout au nom de la position qu’elle occupe devrait être disponible pour les journalistes quand elle est sollicitée pour leur donner une information parce que ces journalistes ne travaillent pas pour eux mais pour  la société ». Pour lui, l’absence de l’information donne lieu  à la rumeur et à la désinformation. Ce qui conduit les gens à créer eux-mêmes l’information ou à s’abreuver à la mauvaise source d’information. Et d’ailleurs, explique Bankumukunzi, la plus haute autorité de la République du Burundi a déjà donné l’exemple en se rendant disponible pour répondre aux questions et aux préoccupations de la population. Raison pour laquelle les détenteurs de l’information devraient faire de la sorte et livrer les informations aux journalistes à chaque fois qu’ils sont sollicités.

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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