Les Maladies Chroniques Non Transmissibles : Un fléau négligé

Les maladies chroniques non transmissibles constituent un problème de santé  publique. Elles sont responsables des millions de décès dans le monde. Ces maladies sont aussi une réalité au Burundi. Cependant, elles  sont négligées alors qu’elles sont évitables. Raison pour laquelle, le ministère de la santé Publique en collaboration avec Burundi Non Communicate Disease Alliance(BNCDA) et l’OMS ont organisé, ce mercredi 26 août 2020 à Bujumbura, un atelier de sensibilisation et de plaidoyer  sur ces maladies et leurs facteurs de risques.

« L’objectif de cet atelier est de contribuer à l’amélioration des connaissances de la population en rapport avec les pratiques de la vie saine en vue de diminuer la morbidité-mortalité liée à ces maladies chroniques non transmissibles et leurs facteurs de risques », explique Mme Joselyne Nsanzerugeze, assistante du ministre de la santé publique et de la lutte contre le sida. Elle indique que les Maladies Chroniques Non Transmissibles sont l’un des plus grands problèmes de santé publique du XXle siècle. « Les Maladies Chroniques Non Transmissibles sont responsables de 16 millions de décès prématurés chaque année donc les principales causes de mortalité dans le monde ». Pour elle, leur impact socio- économique risque de remettre en cause les progrès réalisés en matière de développement durable. Elle fait savoir que les  Maladies Chroniques Non Transmissibles sont notamment les cancers, les maladies cardiovasculaires, les maladies respiratoires chroniques, le diabète, la drépanocytose et les maladies mentales. Mme Nsanzerugeze déplore que chaque année ces maladies tuent 41 millions de personnes, ce qui représente 71% des décès dans le monde (Rapport de l’OMS sur les Maladies Chroniques- Non Transmissibles de 2016). Comme elle l’indique, le traitement de ces maladies coutent chers alors qu’en grande partie elles sont évitables. Ces maladies partagent les mêmes facteurs de risque et représentent non seulement l’une des causes majeures de la pauvreté, mais aussi un obstacle à la croissance économique.

Mme Nsanzerugeze fait remarquer qu’au Burundi, comme dans la plupart des pays en développement, les Maladies Chroniques Non Transmissibles constituent un énorme défi pour le système de santé. D’où la lutte contre ces maladies exige la conjugaison  des efforts  du secteur public et des parties prenantes une plus grande volonté et davantage d’initiatives politiques. « Notre santé est une richesse à préserver jalousement. Ne laissons pas les Maladies Non Transmissibles nous ôter la vie. Faisons le choix de la bonne santé », lance-t-elle. Elle souligne que les facteurs de risque tels la consommation du tabac, la mauvaise alimentation, la sédentarité et l’usage nocif de l’alcool sont l’une des pires menaces pour la santé publique dans le monde.

Les MCNT, un réel problème de santé publique

Dr François Ndikumwenayo, professeur associée à l’Université du Burundi dans la Faculté de Médecine affirme que les maladies chroniques non transmissibles constituent un réel problème de santé publique connaissant une progression rapide. Ce qui d’âpres lui, implique que l’espérance de vie d’un peuple ne peut jamais s’améliorer sans actions concrètes sur la prévention des facteurs de risque et le contrôle des ces maladies. Raison pour laquelle, il invite les medias à jouer  un grand rôle.

Il rappelle que les objectifs mondiaux sur les maladies chroniques non transmissibles à l’horizon 2030 sont de réduire le taux de prématurité de 25 %, la consommation du tabac de 30 %,  l’usage nocif de l’alcool à  10 %, la consommation du sel à 30 %, l’inactivité physique de 10 %, le diabète et l’obésité augmentée de 0 %. Il rappelle que dans la soixante neuvième session des chefs d’Etats et des Gouvernements tenue à Brazzaville en République du Congo du 19 au 23 août 2016 sur «  comment accélérer  la riposte aux maladies non transmissibles, dans la région africaine conformément à la déclaration politique de la réunion de haut niveau de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies chroniques non transmissibles». Les chefs d’Etats et de gouvernements se sont engagés  à jouer un rôle stratégique dans la lutte contre les MNT et à adopter le programme des cinq maladies non transmissibles et les cinq facteurs de risques dans l’objectif d’atteindre la cible 4 de l’objectif 3 des objectifs du développement durable. Dr Ndikumwenayo fait savoir que les gouvernements se sont invités  à collaborer avec leurs partenaires plus important afin d’arriver à bout sinon diminuer les maladies chroniques non transmissibles dans la région Afrique.

La société civile invitée  à contribuer

Pour gagner ce pari, Dr Patrice Barasukana enseignant à l’Université du Burundi dans la Faculté de Médecine invite la société civile à contribuer à la lutte contre les maladies chroniques non transmissibles. Pour lui, la société civile joue un rôle essentiel par la sensibilisation, le plaidoyer, l’accès et la responsabilisation. Ainsi, des stratégies doivent été adoptées pour progresser l’action sur les MNT. Cela par l’exploiter des atouts des membres matérialisés par l’utilisation de la capacité et l’expertise de ses membres dans différents domaines: plaider, concevoir, mettre en œuvre des initiatives liées au MNT, interagir avec les systèmes nationaux existants,impliquer  les personnes vivant avec des MNT, concevoir des interventions conjointes, maximiser la diffusion médiatique et élaborer des modèles de financement durables.

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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