L’ONPGH attristé par les propos de Smail Chargui.

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L’Observatoire National pour la Prévention et l’Eradication du Génocide, des Crimes de Guerre et Autres Crimes contre l’Humanité(ONPGH) proteste contre les propos tenus par M.Smail Chargui, commissaire en charge de paix et sécurité au sein de l’Union Africaine-UA. Ces propos ont été tenus en marge du Conseil de Sécurité de l’ONU tenu à New York en date du 14 juin 2019, indique J.Dieu Mutabazi, président de l’ONPGH dans une déclaration sortie ce mardi 25 juin 2019.

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« L’Observatoire National tient à exprimer son indignation par rapport aux propos malveillants
qui ont été portés devant le conseil de sécurité de l’ONU par le commissaire Smail Chergui en charge du département Paix et Sécurité à l’UA », s’indigne Jean de Dieu Mutabazi.

Comme il l’indique, M.Chergui, s’adressant par vidéo-conférence au Conseil de Sécurité de l’ONU, il  a tenu des propos qui dénotent sa volonté de nuire le Burundi arguant que le Burundi connait une grave crise politique et sécuritaire. M.Chergui a justifié ses propos en utilisant des images de scènes des troubles de 2015. Cependant, dit-il, le monde entier est témoin que la situation sécuritaire est actuellement maîtrisée et que la paix et la sécurité règnent sur tout le territoire national.

Le président de l’ONPGH trouve que de tels propos n’ont qu’un seul visé. Celui de ternir l’image du Burundi. Et d’enchainer” c’est la continuité d’un projet  des entreprises de déstabilisation menées par certaines puissances néo-colonialistes qui  ont insisté pour tenir un briefing sur le Burundi, alors que la situation sécuritaire du pays  ne constitue aucune menace pour la sécurité nationale, régionale et internationale.

M.Mutabazi fait savoir que la plupart des membres du conseil de sécurité ont estimé que saisir  le conseil était contre-productif, puisque la situation sécuritaire est satisfaisante d’une façon générale. Pour M.Mutabazi, l’ONU ferait mieux d’appuyer le Burundi dans ses efforts de reconstruction.

Il ajoute que cette insistance de tenir un briefing n’était qu’un prétexte pour donner l’occasion au commissaire Chergui de demander une reprise du dialogue inter-burundais à l’extérieur du pays, tout simplement dans le but de torpiller la démocratie et les élections de 2020.

«La priorité aujourd’hui pour les burundais sont les élections de 2020 », fait remarquer M. Mutabazi. Il rappelle tous les acteurs nationaux, aussi bien de la majorité que de l’opposition  et internationaux qu’actuellement, la question préoccupante est  d’organiser des élections de 2020. Des élections libres, apaisées, inclusives et transparentes. Il invite  tous les acteurs à se préparer pour ces dernières tout en informant que les instruments sont déjà en place (la feuille de route, le  code électoral, la  CENI et le financement).

M.Mutabazi estime que le think-tank ICG (International Crisis Group) qui vient de sortir une communication sur le Burundi où il souhaite que les  élections de 2020 soient reportées de 6 mois ou plus justifiant qu’elles ne remplissent pas certaines conditions,  ne veut que créer un vide juridique, avec tous les risques d’instabilité.

L’ONPGH lance un appel à tous les burundais, qu’ils soient hutu, tutsi et twa, toutes  catégories confondues de rester unies pour garder  l’indépendance et la souveraineté territoriale.

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