Mairie de Bujumbura : Certains hôpitaux pointés du doigt

Les hopitaux Roi Khaled, Prince Régent Charles et  Clinique Prince Louis Rwagasore sont pointés du doigt par les patients. Ils  se plaignent de la mauvaise manière dont ils sont accueillis. Ces derniers demandent que ce comportement soit définitivement jugulé. Sur ce, le ministre de la santé  demande  aux prestataires de soins de rectifier le tir.

« Ceux qui s’alignent sont ceux qui veulent se faire soigner. Ils ont  un malaise. Mais, j’éprouvede la rancœur parce que certains soignants d’ici  traînent les pieds en nous accueillant. Imaginez comment un patient se  sent quand il est mal  accueilli ?  Est-ce que cela ne pourrait pas aggraver sa situation?,  S’interroge une mère rencontrée à l’hôpital Clinique Prince Louis Rwagasore qui venait faire soigner ses enfants. D’autres patients s’indignent arguant qu’ils passent beaucoup de temps assis sans être accueillis. « Nous nous sommes levés tôt pour arriver ici à temps et  retourner chez nous le plus tôt possible. Mais, nous voici encore ici. !! », s’exclament-ils. Ils regrettent la lenteur qu’affichent certains membres du personnel soignant de cet hôpital. Ces patients demandent de ce fait au personnel soignant de changer de comportement et comprendre que  sante passe richesse.

« D’ici trois mois la lenteur dans l’octroi des services sera jugulée »

Dr Bonite Havyarimana, directeur de cet hôpital  ne nie pas ces allégations. Dans une réunion de restitution des recommandations issues de la retraite gouvernementale pilotée par  Dr Thaddée Ndikumana, ministre de la santé publique et la lutte contre le sida, Dr Bonite a précisé  que la lenteur observée à son hôpital sera d’ici trois mois éradiquée. Il a fait savoir qu’un renforcement des capacités en matière d’accueil des patients sera organisé.

Même son de cloche à l’hôpital Prince Régent Charles, une sage-femme de cette institution de santé qui a requis l’anonymat a  révélé  au Ministre que certains de ses collègues obligent  des  pots-de-vin en échange des soins de qualité. Oscar Nimpaye, médecin directeur de cet hôpital indique qu’il n’était pas au courant de ces  informations. Ainsi, il promet de se pencher sur la question. De plus, il promet une tolérance zéro à toute personne qui sera attrapée en train de commettre cette barbarie. Et de faire savoir : « pour offrir un bon accueil a nos patients, six unités chargées  d’accueillir et d’orienter les patients  ont été initiées. Ces dernières  seront d’ailleurs renforcées ».

Pontien Ndabashinze, professeur et  directeur du Centre Hôpitalo-Universitaire de Kamenge(CHUK) quant à lui la question liée au mauvais accueil des patients est partiellement jugulé au sein de cet hôpital. Dans la même optique, Il promet que d’ici trois mois,les railleries qui se sont développées dernièrement à cet hôpital seront  complètement balayées. Pour rappel, et dans le but d’assainir l’accueil des patients,la direction de cet hôpital a interditau mois de février 2020, l’usage des smartphones pendant les heures de service. Cette  décision a été même saluée par un bon nombre de gens.

« Un bon accueil, dans un hôpital propre et des soins de qualité »

De par sa devise « un bon accueil dans un hôpital propre et des soins de qualité » l’hôpital militaire de Kamenge accuse un bon accueil à en croire les témoignages des patients. Dr Marc Nimburanira, médecin directeur général de cet hôpital indique que, même si tout n’est pas rose, HMK s’est solidarisé avec son personnel pour faire son mieux  en vue de faciliter les patients. « Pour y arriver, chacun fait de son mieux afin d’accomplir sa tâche. Il revient aux responsables des services  de toujours rappeler, sensibiliser et interpeller », souligne-t-il. Cependant, Dr Nimburanira reconnait qu’un bon accueil ne peut être effectif que si l’investissement en infrastructures pour les hôpitaux n’est pas pris en compte.

Pour endiguer avec cette pratique du mauvais accueil des patients, le ministre Thaddée Ndikumana  appelle tout personnel soignant de la mairie comme celui des provinces d’accueillir les patients comme on aimerait qu’il soit accueilli en vue de promouvoir l’offre des services de soins de santé de qualité. Ainsi, ajoute-il, dans cette optique, le gouvernement a initié un projet de décentralisation des soins de santé jusqu’au niveau collinaire. D’où, conclut-il, des postes  de soins sur chaque colline  n’ayant pas de centre de santé ont été initiés  et des hôpitaux communaux ont été identifiés.

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About the Author: Théogène Ndayisaba

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