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Nations Unies-Burundi : D’une approche d’assistance à une approche de coopération

Alors qu’auparavant, c’est l’organisation des nations unies qui concevait les programmes et projets de développement pour les pays, avec le nouveau plan cadre de coopérations, ce sont les Etats qui conçoivent des projets et programmes de développement selon les priorités. En date du 11 avril 2022, le représentant résident des systèmes des nations unies  et le ministre burundais des affaires étrangères ont procédé au lancement officiel d’un processus de préparation du plan cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable au Burundi

Albert SHINGIRO, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement de la République du Burundi

«Le Gouvernement du Burundi, tout comme les autres pays membres des Nations Unies a adopté en 2015, les Objectifs de Développement Durable (ODD) dont l’atteinte avant la date buttoir en 2030 requiert des changements transformatifs audacieux à plusieurs niveaux. C’est dans cet esprit que le Système des Nations Unies auquel nous appartenons a introduit les plans – cadres de coopération des Nations Unies pour le développement durable », déclare Albert SHINGIRO, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement de la République du Burundi. Il indique que bientôt, le Burundi sera doté de son cadre de coopération qui couvrira la période 2023-2027 en remplacement au programme UNDAF dont la mise en œuvre a été raccourcie d’une année pour prendre fin, le 31 décembre 2022. Cela pour des raisons stratégiques mutuellement convenues entre les deux parties. Comme il l’indique, le nouveau cadre de coopération des Nations-Unies pour le développement durable au Burundi sera en parfaite cohérence et en alignement avec le Plan National de Développement du Burundi (PND 2018-2027) et le Programme National de Capitalisation de la Paix, de la Stabilité Sociale et de la Promotion de la Croissance Economique, (PNCP-SS – PCE).

 Privilégier l’approche de cohérence

Pour lui, le nouveau cadre marque une dynamique nouvelle d’engagement entre le Système des Nations Unies et le Gouvernement du Burundi. « Nous accueillons à cet égard avec satisfaction le passage d’une approche d’assistance à une approche de coopération dans un esprit de vision commune et réaffirmons par la même occasion le leadership national sur le processus d’identification des priorités que les Nations Unies voudraient appuyer dans le prochain cycle de programme », dit-il.  Selon Shingiro, le Plan-cadre devra être un outil au service de la transformation économique du Burundi, offrant divers moyens d’inscrire le développement durable au cœur des politiques et pratiques économiques. Le but étant de promouvoir des activités économiques inclusives, diversifiées et créatrices d’emplois, qui favorisent les droits et le bien-être de tous les burundais sans laisser personne de côté. De plus, ajoute-t-il, il devra aussi refléter les dynamiques et les enjeux de l’heure au Burundi et accélérer les investissements en soutien au gouvernement pour la réalisation des ODD à l’horizon 2030 ainsi que le plan national de développement du Burundi, en plus d’autres priorités telles que notamment l’agriculture, l’élevage et les infrastructures socioéconomiques, l’emploi des jeunes et industrialisation, la bonne gouvernance, la santé publique, la protection sociale, la paix et la réconciliation sans oublier le changement climatique qui constitue une menace à laquelle aucun pays n’échappe.

«  Le Plan – cadre de coopération doit incarner l’esprit de collaboration et d’inclusive. Nous devons nous atteler à nouer des partenariats avec toutes les parties prenantes, notamment la société civile, les médias, les universités, le parlement, le secteur privé et les partenaires bilatéraux et multilatéraux. Ceci afin d’exploiter au mieux nos forces et insuffler une transformation en profondeur du Burundi », explique le ministre. Il demande à toutes les agences des Nations-Unies de toujours privilégier l’approche de cohérence qui permet de réduire sensiblement les coûts des transactions et d’avoir plus d’impact sur le processus de développement du pays », dit Amb. Albert Nshingiro.

Ne laisser personne de côté

 Selon le ministre Nshingiro, le Plan – cadre de coopération doit permettre de concrétiser  l’engagement commun à ne laisser personne de côté et de prendre des mesures tangibles en faveur des populations burundaises, en particulier des personnes les plus vulnérables. Avec ces principes , dit-il, un travail de grande ampleur nous attend et nécessite une organisation conjointe soutenue par le Gouvernement du Burundi-Nations Unies,  partenaires bilatéraux et multilatéraux qui passera par l’appropriation et l’implication des parties prenantes burundaises , l’équipe-pays des Nations Unies, ainsi que d’autres acteurs animés d’une ferme volonté d’accompagner le Burundi dans son processus de transformation socioéconomique en vue d’un développement durable,inclusif et harmonieux

 Mama Damien, représentant résident des systèmes des nations Unies au Burundi

 Mama Damien, représentant résident des systèmes des nations Unies au Burundi précise que le développement du Plan-cadre intervient dans un contexte marqué par le regain de la coopération entre le Gouvernement du Burundi et ses partenaires. Il rappelle que le Plan National de Développement 2018-2027 appelle les burundais et ses partenaires Techniques et Financiers à travailler vers la « transformation structurelle de l’économie burundaise, pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d’emplois décents pour tous et induisant l’amélioration du bien – être social ».  

Pour M. Mama Damien, le plan cadre de coopération nécessite l’incorporation des principes de durabilité, de résilience, d’égalité des sexes, de recevabilité, de droits de l’homme, et de ne laisser personne de côté.

Notons que la mise en œuvre de ce nouveau Plan-cadre est fixée en janvier 2023.

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