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Pandémie de coronavirus : Un taux de positivité de plus de 5 %

La pandémie de coronavirus prend une allure inquiétante dans les provinces du nord, du centre et de l’Est, en mairie de Bujumbura et dans d’autres provinces, note le rapport de situation sur la réponse à la pandémie due au coronavirus rédigé et publié le 10 août 2021. D’après ce rapport, le taux de positivité à la pandémie atteint plus de 5 %. Les choses se présentent ainsi au moment où le relâchement des mesures barrières prend une allure inquiétante. Cela  malgré la campagne du président visant à combattre cette pandémie «  Ndakira, sinandura kandi sinanduza »

Dans une descente qu’il a effectuée le 10 août 2021 sur les différents sites de dépistage de coronavirus, Dr Thaddée Ndikumana, ministre de la santé a indiqué que le taux de positivité est actuellement supérieur ou égal à 5 % (seuil de contrôle de l’infection).

Selon le rapport de  situation sur la réponse à la pandémie due au coronavirus rédigé et publié  le 10 août 2021, le Burundi continue d’enregistrer de nombreux nouveaux cas de Covid-19 au niveau national confirmant la résurgence de la Covid-19. Plusieurs districts du pays rapportent des nombres élevés de cas de Covid-19 par rapport à la moyenne rapportée jusque-là.

« Au cours des dernières 24 heures, le pays a rapporté 330 cas de Covid-19, le chiffre le plus élevé depuis le début de la pandémie au Burundi avec un taux de positivité de 8,13% », rapporte le rapport.

Au total, la moyenne journalière de cas de Covid-19 rapportée depuis le 21 juillet 2021, date de début de la notification de nombre élevé de cas de Covid-19, est de 160 cas alors que cette moyenne journalière était de 30 cas.

Certaines provinces durement touchées

Selon ce rapport, au cours des 14 derniers jours, on dénombre au total 2460 nouveaux cas de Covid-19 dont la majorité (74,10%) provient du district Kiremba en province Ngozi  (483 cas  soit 19,63%), district  Kirundo (613 cas ; 24,92%) et de Bujumbura avec ses 3 districts (564 ; 22,93%). Une campagne de dépistage est en cours dans les districts de Kirundo et Kiremba. Le district de Gitega enregistre aussi un nombre important de cas de Covid-19 avec le dépistage volontaire (162 cas ; 6,59%).

Parmi ces 2460 cas de Covid-19, on dénombre 2322 cas communautaires, soit une hausse de 162,97%  par rapport aux 14 jours précédents.

D’après ce rapport, au total, le Burundi a réalisé environ 467823 tests depuis le 31 mars 2020. Ces analyses concernent l’ensemble des tests réalisés sur les cas suspects, les contacts, les voyageurs demandant un certificat de voyage, les rapatriés des pays voisins ainsi que les tests de contrôle sur les cas positifs sous traitement.

La province Kirundo une lutte énergique

Au moment où dans certaines provinces du pays, surtout les provinces du nord (Kirundo, Ngozi),  du centre (Gitega)  et d’Est (Ruyigi) étaient frappées par le coronavirus, les administratifs à la base et la population ont conjugué leurs efforts pour combattre cette pandémie.  En province Kirundo, pour barrer la route à cette pandémie, une campagne de dépistage massive a été lancée dans toute la province, indique Albert Hatungimana. En plus de cela, des réunions de sensibilisation ont été organisées et une émission enseignante sur le coronavirus a été diffusée sur les ondes de la radio communautaire Remeshamahoro de Kirundo.  De plus, pour contraindre la population au respect des mesures barrières, les embrassades sont punies d’une amande de 20 000 FBu tandis que le serrage des mains est puni d’une amande de 2000 FBu. Dans les lieux où se rencontrent beaucoup de gens, une distanciation d’au moins un mètre est exigée.  Les cabarets et les églises qui ne mettent pas des dispositifs de lavages de mains sont sommés de fermer. Et actuellement, les chiffres sont en baisse à en croire les propos du gouverneur.

  Cependant, le relâchement des mesures barrières prend une allure inquiétante

Au centre-ville comme dans les quartiers voire en province, les gestes barrières sont oubliées. Les masques sont délaissés. On croirait qu’il n’y a plus de pandémie de Covid 19. Les gens s’ambrassent comme ils veulent. Plus de distanciation sociale. Les gens ne s’éternuent ou ne toussent plus dans le creux du coude.

Nous sommes au centre ville de Bujumbura. Il est 20 h. les gens s’empressent d’aller prendre les bus pour regagner leurs ménages. La carence des bus de transport se fait sentir. Les passagers sont obliges de s’aligner un à un selon l’ordre d’arrivée. Cependant ils sont serrés. Pas même une distanciation de 30 cm. Le port des masques est aux oubliettes. Ni les passagers, ni le chauffeur, non plus le convoyeur ne porte le masque. Mais le convoyeur n’hésite de demander les frais de tickets en laissant échapper de sa bouche des gouttelettes de salives. Ce qui laisse entendre que lorsqu’il est contaminé, il peut contaminer facilement les autres.

La situation est la même chez les passagers. Ils s’asseyent à 5 personnes, mais personne ne porte le masque. Dans un bus de 36 personnes, tu peux en trouver une ou deux qui en porte. Ce qui étonne, c’est d’entendre que tous les passagers ont dans leur poche des masques qu’ils mettent seulement quand la police l’oblige.

Le lavage des mains, une pratique presqu’oubliée

Depuis quelques mois, différentes lignes de parking au centre-ville s’étaient dotées des dispositifs de lavages de mains.  Des seaux et des savons pour le lavage des mains. La rigueur s’en était suivie, mais n’a pas fait long feu. Actuellement, personne ne se lave les mains. Il se précipite à prendre le bus. Les seaux sont à sec et il n’y a plus de savons. Ce qui prouve à fortiori que les mesures barrières sur les arrêts-bus ne sont plus respectées. Certains passagers demandent que les gestionnaires des parkings redoublent d’efforts pour rappeler les passagers le lavage des mains et le port de masque. Le relâchement des mesures barrières s’observe presque partout. Dans les galeries, les marchés, les églises, les universités, les banques, au niveau des institutions publiques et privées, dans les cabarets, etc.

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