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Parcem décrie l’immixtion de l’Etat dans la fixation des prix des produits agricoles

Dans une conférence de presse de ce vendredi 30 juillet 2021, le coordinateur national de l’Organisation Parcem déplore la manière dont le gouvernement fixe des prix  de certains produits agricoles. Il précise que c’est la loi seule de l’offre et la demande qui régule les prix sur le marché.

Faustin Ndikumana dit ne pas comprendre comment le gouvernement parle d’une surproduction des produits agricoles sans toutefois qu’il y a d’indicateurs tangibles pouvant étayer cette affirmation. « Si on analyse, s’il y a une surproduction, les prix diminuent d’eux-mêmes », indiquent M. Ndikumana. D’après lui, c’est l’offre et la demande qui détermine les prix. Parler de la surproduction alors qu’il y a des denrées alimentaires dont la banana, la pomme de terre, etc qui sont rares sur le marché.  C’est une affirmation gratuite. De plus, ajoute-t-il, on ne peut pas parler de surproduction  si l’inflation se situe à deux chiffres (plus de 10 %).

Faustin Ndikumana : La Parcem se demande si le gouvernement se lance dans le commerce ou si réellement c’est pour protéger le producteur des commerçants spéculateurs

Parlant de l’achat du riz et du haricot  par le gouvernement, Faustin Ndikumana se demande si partant d’une seule saison culturale, on peut affirmer qu’il y aura une surproduction. Il se demande également si le gouvernement analyse la différence entre la quantité produite, celle importée et la consommation annuelle familiale par le gouvernement. 

Qui en profite ?

C’est la question que se pose le coordinateur national du Parcem. Il se pose la question de savoir à quoi servira la récolte collectée et qui en profitera. Une campagne de la collecte des graines de maïs a été lance, il y a deux mois. Le prix au producteur a été  fixé à 680 FBu. Dans tout le pays, les producteurs des graines de maïs étaient obligés de se rendre sur les chefs-lieux des communes pour vendre leur récolte. Personne autre que le gouvernement n’était pas permise d’acheter. Motif: protéger les producteurs des commerçants spéculateurs qui achètent la récolte à un prix dérisoire pour revendre à des prix exorbitants.

Actuellement, la Parcem se demande si le gouvernement se lance dans le commerce ou si réellement c’est pour protéger le producteur des commerçants spéculateurs. Il se demande également si les producteurs s’approvisionneront en graines de maïs au ministère de l’agriculture et à quel prix ? Au moment où ce sont les commerçants qui paient les taxes, quand en est-il si c’est le gouvernement qui vend aux commerçants ?

« L’agriculture ne peut pas à elle seule constituer un moteur de croissance économique »

Même si l’agriculture occupe 90 % de la population Burundaise et contribue à 40 % dans le PIB, cette agriculture ne peut à elle seule constituer un moteur de croissance économique. L’expert en macroéconomie Faustin Ndikumana trouve que les techniques agricoles sont rudimentaires, l’exiguïté des terres arables, l’absence d’un laboratoire modern, etc. Telles sont des entraves à la croissance économique basée sur l’agriculture.

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