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PARCEM, préoccupée par la récente mesure de délimitation de la zone de circulation

Après la mesure de délimitation de la zone de circulation des motos, vélos et Tuk Tuk prise par le ministre de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique, CPC Gervais Ndirakobuca, justifiant la diminution du nombre de cas d’accidents de roulage qui augmentent du jour au lendemain, le directeur national de l’ONG, Parcem, Faustin Ndikumana donne son point de vue

Directeur national de l’ONG, Parcem, Faustin Ndikumana

D’après Faustin Ndikumana,  cette mesure est prise dans le contexte marqué par une vague des faits. Il s’agit d’une situation de pauvreté évidente dans le pays ; la géopolitique internationale favorable à l’augmentation du prix du baril du pétrole avec des possibles répercussions négatives sur le prix à la pompe; une période où le pays était censé inaugurer sa politique de relance économique fondée sur la promotion de la petite et moyenne entreprise; etc.  Il trouve qu’actuellement,  l’organisation du transport en commun en Mairie de Bujumbura ne dessert pas certains coins suite à l’absence du transport public pour pallier à l’insuffisance des services offerts par les privés en la matière (files d’attentes, le matin et après les heures de travail, aux parkings ou terminus des bus) ; une pénurie fréquente du carburant provoquant ainsi un mouvement des utilisateurs vers les stations d’approvisionnement les mieux servis quelle que soit leur localisation.

Certaines familles seront sacrifiées

Selon Faustin Ndikumana, dans un pays où le taux de salarisation est en dessous de 10% et où même, beaucoup de salariés perçoivent un salaire insuffisant, de telles activités constituent un palliatif dans leur vie quotidienne (beaucoup de familles vivent de ce secteur). Beaucoup de des familles en profitent. Il s’agit des familles des propriétaires, familles des chauffeurs, familles des employés et des propriétaires des entreprises vendeuses des motos, vélos, Tuk-tuk, familles des mécaniciens qui réparent ces outils de transport, familles des vendeurs des pièces de rechange, familles des détenteurs et exerçant les métiers de lavage « Car wosh, Borayi » .

M.Ndikumana indique que les utilisateurs de ces moyens de transport sont les petits commerçants, les élèves et étudiants, les écoliers qui vont à l’école, des petites et moyennes entreprises pour leurs services, des fonctionnaires et autres agents pour se rendre au bureau. Il ajoute d’autres personnes qui travaillent dans le secteur informel. M.Ndikumana rappelle les taxes et les impôts surtout indirects payés par ces personnes-là. De plus, ajoute-t-il, beaucoup de familles ou des jeunes prennent des crédits au sein des banques et micro finances pour s’en procurer ; ce qui fait que ce secteur sera touché car, d’après lui,  Ie remboursement des crédits contractés sera difficile et au niveau social, le banditisme, le rackettage, I’ escroquerie risqueront d’avoir pignon sur rue.

Le directeur national de l’ONG, Parcem demande qu’il ait une étude des cas statistiques des accidents en commune Mukaza avec de procès-verbaux qui prouvent que seuls les conducteurs de ces outils de transport sont fautifs. Et cela pour manifester la transparence.

 Ce qu’il faudrait faire…

Pour limiter l’augmentation du nombre d’accidents sans causer d’autres dommages collatéraux, PARCEM recommande de sensibiliser essentiellement les automobilistes sur l‘impact négatif de l’excès de vitesse, de limiter la vitesse à 50km/h en Mairie de Bujumbura, de sensibiliser les personnes sur le danger de conduire en état d’ivresse,  équiper la police en instruments comme l’alcooltest et des caméras surveillant les excès de vitesse.

Elle recommande également de systématiser l’installation des feux régulant la circulation routière, améliorer l’état des routes de la Mairie de Bujumbura pour enlever les nids de poule qui déstabilisent les conducteurs des véhicules.

M.Ndikumana fait savoir qu’il faudrait mettre de la rigueur dans l’octroi des permis de conduire et informatiser les fiches signalétiques des conducteurs pour le suivi de leur discipline, mettre de la rigueur dans le contrôle technique pour mettre hors d’état de nuire les véhicules, surtout de transport en commun qui ne remplissent pas les conditions.

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