Plus de 200 militants du CNL emprisonnés depuis le lancement de la campagne électorale

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Dans une déclaration du Cnl sur la dégradation de la  situation politico-sécuritaire observée  en cette  période de campagne électorale, plus de 200 militants de ce Parti  sont en prison depuis le lancement de la campagne. Des tueries, des emprisonnements  et des enlèvements sont aussi à signaler  a en croire les propos du porte-parole de ce parti, Térence Manirambona. Il déplore aussi la position qu’il juge tendancieuse des autorités administratives, policières et judiciaires. Raison pour laquelle il leur demande de faire preuve de neutralité et  d’impartialité.

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Après onze jours  de campagne électorale, le parti Cnl se heurte à de violations flagrantes de règles de jeux prescrit par  le code électoral et les lois en matière des libertés civiles et politiques, déplore Terence Manirambona, porte-parole du parti Cnl dans un point de presse tenu vendredi, le 8 mai 2020. Il ajoute que ce parti observe avec acuité une partialité avérée de certains responsables administratifs issus du parti au pouvoir et certains membres des corps de la police et de la justice dans les affaires des partis politiques en compétitions. Le parti Cnl dément les reproches qu’il juge  gratuites portées contre lui et ses militants et dénonce par ailleurs l’enlisement de la situation politico-sécuritaire dont sont victimes ses militants en cette période de campagne électorale. Il explique que les propos et les déclarations tenues par certains responsables administratifs, policiers et judiciaires semblent  être tendancieux et sont de nature à intervertir la réalité de ce qui se passe sur terrain. Pour lui, certains propos cacheraient un probable plan de déstabilisation du parti Cnl, ses leaders et ses militants.

M. Manirambona rappelle que durant la campagne électorale, le comportement de certains membres de l’administration issus du parti au pouvoir, de certains membres des corps de la police et de la justice ne cache pas leur coté penchant ou affiche une complexité avérée dans la gestion des dossiers liés aux conflits électoraux. Par ailleurs, précise-t-il, le parti Cnl s’inquiète par une cascade d’arrestation de ses militants figurant sur les listes électorales sur fond de montages grossiers et de procès à la va vite qui s’ensuivent et qui se matérialisent par leur conduite à la prison centrale de Mpimba. Ce parti se dit également préoccupé par les actes de provocation fait par les membres et surtout les jeunes affiliés  au parti au pouvoir en s’intercalant au passage des participant allant ou venant des meetings du parti Cnl provoquant ainsi des échauffourées. Chose étonnante, c’est  qu’à chaque acte de provocation fait par les militants du parti au pouvoir, ce sont les militants du Cnl qui en paient les couts par des arrestations et des emprisonnements, déplore M. Manirambona.

« Le parti Cnl dément les informations tendancieuses du porte-parole de la police accusant les militants du Cnl pour les indexer de torpiller le  processus électoral », précise M. Manirambona. Il rappelle que cette autorité policière a accusé gratuitement les militants du parti Cnl d’avoir tué une personne  dans la province kirundo au moyen d’une lance  alors que, fait-il savoir, c’est un forfait commis par certains  militants du parti Cndd-fdd. Il explique que la personne n’est pas morte mais qu’elle est sous traitement à l’hôpital de Ngozi. Il ajoute que lesdits membres du parti au pouvoir ont été interceptées par la police sur place en possession des fusils de fabrication locale( Mugobore), des lances, de machettes et de gourdins. M.Manirambona juge inconcevable que devant un pareil cas s’ensuit  un  emprisonnement arbitraire d’au moins 14 des militants du parti Cnl. Il trouve superflu que le porte-parole de la police s’arroge le droit de coller l’étiquette de militant du Cnl à Elie Hakizimana, distributeur des cartes d’électeurs alors qu’il se  reconnait militant du Cnd-fdd. M.Manirambona s’inquiète de la position tendancieuse du ministère de l’intérieur accusant le parti Cnl de perturber l’ordre et la sécurité de la campagne alors que les atrocités dont le parti Cnl et ses militants subissent ont été rapportées au dit ministère..

Des morts et des blessés 

Le porte-parole du Cnl indique qu’après onze jours de campagne électorale, le parti Cnl enregistre un cas d’assassinat dans la commune Kinyinya de la province Ruyigi où le nommé Vianney Nkunzimana a été tué par les éléments de la police dans la nuit du 07 mai 2020. De plus, ajoute Manirambona, deux militants de ce parti ont été portés disparus. Il s’agit  Arcade Butoye enlevé le 28 avril 2020 à bord d’un véhicule à vitres teintées à Cankuzo en commune Kigamba  quand il revenait d’un meeting. Il s’agit également de Richard Havyarimana, un responsable du parti Cnl sur la commune Mbogora commune Nyabihanga de la province Mwaro enlevé le 4 mai 2020 dont le corps sans vie a été retrouvé flottant sur la rivière Ruvyironza de la même commune.

M. Manirambona indique que le parti dont il est porte-parole enregistre beaucoup de cas de blessés  dans divers coin du pays. Il précise que ces blessés sont consécutifs  aux attaques perpétrées par les membres du parti au pouvoir. Manirambona fait savoir qu’en date du 03 mai 2020, sur la colline Burarana, commune Matongo, province Kayanza, une femme dénommée Lydia Ntuzwenimana, une responsable local du parti Cnl a été blessée par un jeune affilié au  parti au pouvoir répondant au nom d’EricBizimana. En zone Ruyigi, un responsable zonal de ce parti a été battu à mort par les jeunes affiliés  au parti au pouvoir, déplore-t-il. Il déplore également qu’en commune Bukeye de la province Muramvya, Pamphile Girukwishaka, un responsable communal du parti Cnl a été blesséà coup de la hache au niveau du bras par un groupe de jeunes du Cndd-fdd quand il revenait d’un meeting sur la colline Rwatsinda.

« En commune Itaba, province Gitega, les membres du parti au pouvoir ont provoqué des échauffourées qui ont occasionné quatre blessés  sous l’œil complice d’un haut cadre du parti au pouvoir. En commune Kigamba, province Cankuzo, des jeunes du Cndd-fdd ont perturbé les activités du meeting du parti Cnl causant ainsi  deux blessés et un emprisonnement de sept militants du Cnl », déplore Terence Manirambona. Il ajoute que dans la province de Ngozi, commune Kiremba, en date du 03 mai 2020, des jeunes du Cndd-fdd à bord d’une moto ont battu et blessé un militant du Cnl de la colline Mugerera . Sa carte d’électeur et sa carte d’identité ont été emportées par  ces jeunes. Il informe qu’en date du 04 mai 2020,les jeunes du Cndd-fdd armés  de gourdins et de machettes ont été attrapés puis remis à la police lorsqu’ils tentaient de perturber le meeting du Cnl qui se tenait à Kanyosha à l’endroit dénommé chez Sebatutsi.

Plus de 200 militants emprisonnés

D’après Manirambon, le parti Cnl enregistre des arrestations suivies des emprisonnements arbitraires des membres de ce part et, surtout ceux figurant sur les listes électorales. Cela sur fond de montage. Selon lui, en date du 04 mai 2020, Cathy Kezimana, une candidate député  du parti Cnl en province Bujumbura a été arrêtée puis conduite à la prison centrale de Mpimba. Il ajoute que le 02 mai 2020, un responsable et candidat  pour les élections communales en commune de Nybihanba colline Miterama a été arrêté et emprisonné. Aussi, dit-il, dans les communes Rumonge, Gitega, Rango, plus d’une vingtaine des militants du Cnl ont été emprisonnés accusés de faire une campagne porte à porte. De plus, fait-il remarquer, dans la commune Gitega, six militants du Cnl ont été emprisonnés. Ils sont accusés d’avoir empêché  la population de retirer leur carte d’électeurs. En commune Mutaho, les militants du Cnl ont informé les membres de la CECI des cas des personnes décédées et des exilées pour lesquelles leurs cartes ne devraient pas être retirées, cependant ce sont les dénonciateurs qui ont été emprisonnés. En somme, conclut Terence Manirambona, plus de 200 militants du Cnl sont en prison depuis le début de la campagne électorale.

M.Manirambona précise que tous ces cas qui n’ont pas été rapportés par le porte-parole du ministère de la sécurité ni par le ministre de l’intérieur démontrent leur caractère partial et leur manque de neutralité. Et de lancer : « Même si c’est ainsi, le parti Cnl réaffirme sa détermination de continuer la campagne jusqu’au bout dans le respect des règles de la compétition démocratique et de tous les textes et lois du pays y relatifs ». Cependant, il demande au gouvernement de faire preuve de neutralité dans la gestion de la campagne électorale, de libérer les militants du Cnl emprisonnés, de mettre fin aux propos accusateurs et des procès d’intention qui désorientent l’opinion.  A la Ceni, le parti Cnl demande le respect scrupuleux du prescrit du code électoral et de rester impartial. La CENI est demandée également de publier le fichier électoral afin de permettre sa vérification par les compétiteurs et de ne pas faire sourde-oreille au prescrit de l’article 40  du code électorale quant à l’équilibre politique des membres des bureaux de vote dans tout le pays. Aux militants du Cnl, le parti leur demande de rester sereins et de ne pas cédera la provocation. Rappelons que cette déclaration sort après que le ministère de la sécurité et celui de l’intérieur accuse le parti Cnl de commettre des forfaits lors de la campagne électorale.

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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