Plus de 500 détenus graciés peuvent rester dans les prisons

L’association NTABARIZA plaide en faveur de  plus de 500 prisonniers qui pourraient, malgré la grâce présidentielle, ne pas être libérés parce qu’ils sont incapables de payer les dommages et intérêts  tels recommandés par le décret portant   grâce présidentielle.

« Après la signature du décret portant libération de 5255 détenus, la Solidarité avec les prisonniers et leur famille Ntabariza – SPF a effectué des descentes dans 10 prisons du Burundi. Nous voulons donc communiquer à la population nationale et internationale ce que nous avons constaté dans les prisons et les préoccupations des prisonniers », indique le président de la solidarité M. Jean Marie Nshimirimana. Les prisonniers avaient remercié le président de la République pour avoir décrété la grâce présidentielle. Cependant, les détenus ont accueilli avec amertume les propos tenus par le président sur les ondes de la radio Isanganiro dans l’émission «  Ku nama ». Ici, les détenus indiquent avoir entendu que les prisonniers graciés doivent d’abord payer les dommages et intérêts.

 Cependant, fait remarque M.Nshimirimana, « parmi ces prisonniers il y a ceux qui n’ont jamais eu 500 000 FBu dans leur vie. Leur exiger donc une amande de 50 millions revient à dire que la grâce ne leur concerne pas ». Il demande de ce fait au président de la République de revoir ces propos. Il propose d’ailleurs que par rapport aux dommages et intérêts, les prisonniers se conviennent sur les modalités et la durée de paiement avec ceux à qui ils doivent ces dettes. Il déplore d’ailleurs que dans les prisons, il y a des détenus qui ont purgé leur peine mais qui, faute de paiement d’amandes croupissent toujours dans ces maisons d’arrêt. Et, le gouvernement perd énormément car ces derniers contribueraient au développement du pays par la réalisation de certains travaux de développement. Aussi, ajoute-il, ils consomment l’eau, l’électricité, les soins de santé et la ration sans toutefois produire.

M. Nshimirimana plaide en faveur des détenus dont la peine n’excède pas 5 ans. Il juge nécessaire de substituer cette peine par les travaux d’intérêt général afin de désengorger les prisons.

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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