array(6) { ["NewConfirmed"]=> int(598511) ["TotalConfirmed"]=> int(62235120) ["NewDeaths"]=> int(9745) ["TotalDeaths"]=> int(1452317) ["NewRecovered"]=> int(355406) ["TotalRecovered"]=> int(39794169) } Santé mentale: un programme national integré de lutte contre les maladies mentales s’impose. – Ejoheza News

Santé mentale: un programme national integré de lutte contre les maladies mentales s’impose.

Sous le thème : « Santé mentale pour tous, investissons pour un meilleur accès aux soins », l’organisation Psychologues Sans Vacances (PSV) en collaboration avec HealthNet TPO organise une semaine dédiée à la santé mentale. C’est  après que les deux organisations ont constaté que depuis longtemps, la santé mentale a été reléguée au dernier plan. Raison pour laquelle, elles demandent au gouvernement de mettre en place un plan national intégré de lutte contre les maladies mentales car pour ces organisations, il n’y a pas de santé sans la santé mentale.

Selon le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé publié en 2008, le Burundi n’a ni politique ni stratégie nationale de santé mentale. Il a cependant créé depuis 2002, un service national de santé mentale intégré au sein du Ministère de la Santé Publique dont le budget ne représente qu’environ 0,43%  du Budget global alloué à la santé. Ce rapport indique que la législation du domaine de la santé mentale reste lacunaire. Certains codes et lois du pays ne parlent que globalement de la capacité et de la protection des malades mentaux. En plus, le personnel de soins n’est pas suffisamment formé sur la protection des droits des usagers des services de santé mentale. Les structures d’hospitalisation médico-légales sont presque inexistantes.

Les activités de promotion et d’éducation du public dans le domaine de la santé mentale ne sont pas bien coordonnées par les services du ministère. La collaboration entre les services de la santé mentale et les autres services n’est pas étroite à l’exception de certains domaines comme le programme de santé de base, la lutte contre le VIH/Sida et la protection de l’enfance, poursuit le rapport.

L’organisation PVS plaide en faveur des efforts pour promouvoir la santé mentale

D’après Alain Joseph Hatungimana, fondateur et représentant légal de Psychologues Sans  Vacances  (PSV),  pour une prise en charge efficace, il faut d’abord reconnaitre le rôle d’un psychologue pour le bien être de la population et la prise en charge des troubles comportementaux ou des troubles psychologiques. Il plaide ainsi pour la mise en place d’un programme national intégré pour la prise en charge des maladies mentales comme il y en a pour la prise en charge de la malaria, du sida ou encore des maladies chroniques non transmissibles, etc. Il reconnait cependant que ce n’est pas seulement au Burundi où la prise en charge des malades mentaux n’est pas développée. Pour lui, on ne peut pas parler de la santé de façon générale sans toutefois parler de la santé  mentale car, explique M.Hatungimana, si une personne n’est pas en bonne santé mentalement, il n’est pas en bonne santé et cela influe sur son développement, le développement de la famille et le développement du pays en générale. Et, pour préserver cette santé, il faut que la prise en charge soit efficace, il faut intégrer la santé mentale dans les soins de santé primaire. C’est dans cette optique que l’organisation Psychologues Sans Vacances a déployé dans les collines et les quartiers des provinces Bujumbura, Bujumbura Mairie, Bubanza, Cibitoke, Muramvy et bientôt Gitega et Kirundo des psychologues volontaires qui travaillent avec les agents de santé communautaire.

La stigmatisation, un comportement à éviter 

« Il y a une certaine conception traditionnelle de la maladie mentale où le malade mental était considéré comme quelqu’un qui avait perdu la raison, d’ « un fou », et qui devrait donc être abandonné », indique M.Hatungimana. D’après lui,  Si la population est bien informée sur ce que c’est exactement la maladie mentale, les rechutes vont diminuer. Et d’ajouter que ceux qui ont peur de consulter les centres de soins mentaux n’auront plus peur d’être appelés «fous». Il rappelle que la maladie mentale concerne tout le monde que ce soit les vieux ou les jeunes, les pauvres ou les riches. C’est pourquoi, au lieu de faire rechuter les malades à cause des attitudes frustrantes, il faut plutôt les aider à surmonter cette situation. Et comme la prise en charge des malades mentaux concerne tout le monde, la prévention de ces maladies est aussi une affaire de tout le monde.

Un faible investissement

« Selon l’OMS, les pays ne consacrent que 2 % de leur budget de santé à la santé mentale », cite M. Remy Nsengiyumva, conseiller technique en santé mentale et psychosociale dans le projet « Twiteho amagara » de HealthNet TPO. Il reconnait que la santé mentale fait partie intégrante de la santé et il est aujourd’hui universellement admis qu’il ne peut exister de santé humaine sans santé mentale. Malgré cela, dit-il, la santé mentale est l’un des domaines les plus négligés. Comme il l’indique, l’investissement dans la santé mentale contribue à l’économie et à la productivité de la famille et du pays. Reprenant quelques lignes du rapport de l’OMS, M. Nsengiyumva fait remarquer que pour 1 dollars américain investi dans le traitement à grande échelle des troubles mentaux courants comme la dépression et l’anxiété, le gain en matière de santé et de productivité est de 5 dollars américain. Les retours sur investissement dépassent donc de loin les dépenses. Néanmoins, les troublent mentaux demeurent un problème de santé publique grave et couteux qui peut toucher toutes les personnes, de tous les âges et de tous les horizons. D’où, conclut-il, la conjugaison des efforts s’impose.

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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