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REJEBU pour une information économique de qualité

Le Réseau des journalistes économiques du Burundi (REJEBU) a organisé à Bujumbura, en date du 1 mars 2022, une journée de sensibilisation pour accroître l’afflux de l’information économique dans le paysage médiatique burundais. C’était également une occasion de lancer officiellement les activités de ce Réseau. Le but ultime étant d’offrir une information économique de qualité

Après avoir constaté que le monde médiatique burundais attache peu ou pas une importance capitale au traitement de l’information économique alors que cette dernière constitue une clé pour le développement, certains journalistes burundais se sont regroupés en réseau pour coaliser leurs efforts afin d’offrir à la population, au gouvernement et aux partenaires techniques et financiers du développement des informations fiables, de qualité permettant de prendre des décisions concrètes. Conscient qu’ils ne peuvent pas travailler sur le sol burundais sans autorisation, ils ont jugé bon de demander une autorisation préalable auprès du Ministère de tutelle. Ce long périple débuté en 2018. Le réseau n’obtiendra que l’autorisation en date du 5 octobre 2021 à travers l’ordonnance ministérielle no 580/18. 

Pourquoi le réseau ?

Salvator Niyoniziye, président du REJEBU: Le réseau regroupe des journalistes de la presse  audio, audio-visuelle et de la presse en ligne et écrite.

 Selon le président du REJEBU, Salvator Niyoniziye, le réseau regroupe des journalistes de la presse  audio, audio-visuelle et de la presse en ligne et écrite. Comme il l’a indiqué, les missions du REJEBU sont notamment le renforcement des capacités des journalistes burundais sur le traitement des informations économiques, informer l’opinion publique sur les opportunités entrepreneuriales afin de réduire le chômage chez les jeunes et les femmes.  De cette manière, a-t-il indiqué,  la presse burundaise pourra impulser un changement positif en matière de développement économique. 

Thierry Kitamoya, assistant du ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et des médias salue cette initiative. Il a fait savoir qu’il a été démontré que le Burundi dispose des journalistes soucieux du développement économique de leur pays. Pour lui, ce réseau va apporter une plus-value  dans le monde médiatique burundais qui était longtemps dominé par les informations à caractère sécuritaire et socio-politico-culturelle au détriment des informations à caractère économique.   

Thierry Kitamoya, assistant du ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et des médias

  « Je ne doute pas que le réseau des journalistes économiques va apporter sa pierre angulaire à ce vaste chantier de développement économique pour augmenter production afin d’honorer l’engagement du président de la République selon lequel chaque bouche ait à manger et chaque poche de l’argent », affirme-t-il. Pour que les informations de tous les secteurs de la vie nationales soient connues, l’assistant du ministre invite les journalistes à emboîter le pas à ses pairs afin de créer des réseaux dans d’autres domaines dont l’agriculture, la santé, l’environnement, les infrastructures, etc. « La création des réseaux des journalistes est une chose et la diffusion des informations réellement professionnelles en est une autre. Pour y arriver, il faut des formations et des renforcements des capacités des journalistes », fait-il savoir.

Un renforcement des capacités s’impose

Désiré Nimubona: Il est difficile pour certains journalistes de traiter des questions économiques par  manque  des termes clairs pour décrire les faits sur terrain ou pour  faire des enquêtes approfondies sur les sociétés privées ou à participation étatique, etc.

 « Au Burundi, il est encore très tôt pour dire que tel est journaliste économique ou journaliste qui traite les questions économiques. La cause étant un manque de certaines compétences », a précisé le consultant  Désiré Nimubona. Il précise   qu’il est difficile pour certains journalistes de traiter des questions économiques par  manque  des termes clairs pour décrire les faits sur terrain ou pour  faire des enquêtes approfondies sur les sociétés privées ou à participation étatique, etc. Pour lui, les causes peuvent être le manque de connaissances sur  les techniques journalistiques de base auxquels on ajoute le refus des sociétés quant à l’accès aux données.  «  L’information est un bien public. Son usage est plutôt bénéfique  pour le pays lors de la prise de décision, mais aussi lors des plans d’investissement des étrangers, pour l’investissement direct étranger ou autre forme d’investissement », a-t-il ajouté.

Il a précisé que l’information  économique se présente comme un bien utile et public dans le développement d’un pays. « Bien que le journalisme en soit se présente comme une science sociale, le journalisme économique est plutôt un travail qui demande beaucoup plus de précision, c’est-à-dire des chiffres. Un journaliste économique doit savoir la situation économique de son pays, sa province ou tout autre entité qu’il doit suivre du jour au lendemain », a-t-il insisté.

 Notons que cet atelier a été organisé par REJEBU en collaboration avec le ministère de la Communication, des Technologies de l’Information et des médias sous l’appui de Search for Common Ground dans le cadre du projet TUYAGE.

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