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Salon Industriel 4eme Edition : L’industrie burundaise confrontée à des défis

A l’occasion du lancement officiel du salon industriel, le président de l’Association des Industriels du Burundi, Hon. Olivier Suguru a indiqué que le secteur industriel Burundais fait face à un certain nombre de défis dont le défaut de certification de leurs produits, le manque de main d’œuvre qualifié, l’absence de créativité, le manque de devises et de non opérationnalisation de la politique nationale d’industrialisation

Sous le thème: «  Un secteur Industriel dynamique et responsable, engagé dans l’accroissement des exportations et de la création de l’emploi », l’Association des Industriels Burundais (AIB) lance ce jeudi 26 août 2021, un 4eme salon Industriel. A l’occasion de ce lancement, le président de l’AIB, Hon.Olivier Suguru a indiqué que le secteur industriel burundais rencontre pas mal de difficultés à savoir : le manque de main d’œuvre qualifié, l’absence de créativité et le défaut de certification des produits burundais. Sur ce, il trouve que pour que l’industrie soit prospère, il demande le financement de l’industrie pour la promotion des exportations, la mise en place d’un fond d’investissement industriel, améliorer l’employabilité des jeunes dans la valorisation des chaines de valeur dans le secteur industriel en particulier.

Président de l’AIB, Hon.Olivier Suguru

De plus, Olivier Suguru  lance un appel vibrant aux autorités du pays pour une réforme profonde et structurelle du BBIN (Bureau Burundais de Normalisation et Contrôle de la qualité) avec les autres bureaux de normalisation de l’EAC comme il l’a été pour l’OBR. Il demande également de rendre professionnel et profitable la zone Économique spéciale, la vulgarisation et l’appropriation des droits sur la contrefaçon et la propriété industrielle. Il prône également la création et l’opérationnalisation d’un centre d’excellence de recherche au développement pour contribuer à la problématique d’inadéquation formation-emploi. Il informe d’ailleurs que dans un proche avenir, l’AIB compte créer une  académie industrielle intitulée « Manifucturing academy ».

Les défis communs avec l’EAC

Christophe Bazivamwo, Secrétaire Général du département du secteur privé au sein de l’EAC

Christophe Bazivamwo, Secrétaire Général du département du secteur privé au sein de l’EAC précise que les pays de l’EAC rencontrent les mêmes défis. Il souligne que les pays accusent un manque criant de technologie abordable et appropriée. Aussi, les entreprises de l’EAC accusent une faible  liaison avec les entreprises du monde. De plus, les produits de l’East Africain ne bénéficient pas d’une exposition commerciale, une expérience limitée du capital d’investissement sur la valeur ajoutée auxquels on ajoute une concurrence énorme pour les produits africains. A cela, M.Bazivamwo, ajoute l’actuelle pandémie à coronavirus qui assiège les entreprises de la région Est africaine sans oublier les entreprises du monde entier. Il trouve qu’il s’avère nécessaire de promouvoir le secteur privé. «  Si le secteur privé est faible, le développement que nous cherchons ne peut pas être durable », lance-t-il.

Par rapport à tous ces défis, le premier ministre Commissaire de Police Général Alain Guillaume Bunyoni invite les industriels burundais à utiliser la matière première produite localement.   

Notons que depuis cette année, à partir de la 4eme édition du Salon industriel, un prix sera décerné aux trois premières entreprises industrielles qui se sont distinguées dans la promotion de l’industrie et la création de l’emploi. Cette année,  les entreprises industrielles (Savonor, Rudi paints et Bakressa Mining Group) qui ont été primées.

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