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Salon industriel 4ème édition: Pour l’accroissement des exportations et la création d’emplois

Sous le thème : « Un secteur industriel dynamique et responsable, engagé dans l’accroissement des exportations et la création d’emplois », l’Association des Industriels du Burundi (AIB) organise du 26 au 28 août 2021 un salon industriel 4ème édition. Ce rendez-vous annuel certifie que l’industrie burundaise existe et contribue activement à la croissance économique du pays

Depuis l’année 2018, l’Association des Industriels du Burundi AIB organise le salon industriel. Actuellement, c’est le salon industriel 4ème édition qui se tiendra à Bujumbura du 26 au 28 août 2021. Un salon organisé dans un contexte de coronavirus, une pandémie mondiale qui a mis à genou tous les secteurs de la vie des pays dont le secteur industriel. Malgré ce contexte, le secteur industriel burundais ne croise pas les bras pour booster et relancer l’économie nationale. « Au Burundi, le secteur industriel contribue au développement du pays  entre  2 et 2,5 % », indique Hon. Olivier Suguru, président de l’AIB. Il estime d’ailleurs que ce taux n’a pas changé suite à la pandémie car, explique-t-il, les transactions ont continué. Même si les frontières étaient fermées, le commerce interne a continué sans problèmes.

Des avancées  

Dans son allocution à l’occasion du lancement du salon industriel 4eme édition, l’honorable Suguru a fait savoir que certains des défis qui avaient été relevés lors de la 3eme édition ont trouvé des solutions même si le chemin reste encore long. Parmi les avancées déjà réalisées, Suguru précise que le gouvernement du Burundi, à travers la BRB, a financé le secteur industriel par la mise en place d’un  guichet de financement des projets porteurs de croissance. Avec ce guichet, les secteurs comme l’industrie, l’agro-industrie ont bénéficié et  continuent à  bénéficier des taux d’intérêts réduits. Cela en vue de relancer le secteur industriel et le secteur privé. Et, ajoute-t-il, grâce à ces taux d’intérêts réduits, ils contribuent à stimuler l’économie, la croissance économique. D’après lui,  cette croissance de l’économie va booster le secteur de production  et  le secteur industriel, et partant, vers les exportations.

Pour relancer  l’économie, des outils ont été mis en place par le gouvernement. Il s’agit de l’Agence de Promotion des Investissements (API) qui,  dans un proche avenir va devenir l’Agence de Développement du Burundi (ADB). Comme il l’indique, cette réforme va inciter les investisseurs en général et les investisseurs industriels en particulier à investir au Burundi car, ils auront bénéficié des  avantages  pour une relance réelle de l’économie.

…mais aussi des défis     

« Le manque de devises constitue toujours un défis d’actualité pour le secteur industriel»,déplore Hon.Suguru. Pourtant,  avec l’implication du gouvernement, un diagnostic sera mis en place par le financement des projets par les partenaires à savoir la banque mondiale, le Fond Monétaire International. Et, ces projets vont influencer l’équilibre macroéconomique qui, à son tour va pallier à ce problème de manque de devises. De plus, ajoute-t-il, le chef de l’Etat a pris le devant dans cette dynamique pour relancer l’économie. Ce qui montre  que les problèmes liés au manque de devises vont trouver une solution. Aussi, poursuit Suguru, nous avons un soutien politique qui va faire réaliser des investissements qui vont augmenter la production. Et, avec l’économie de l’offre, nous allons avoir un surplus à exporter pour faire entrer des devises dans le pays.

Une politique nationale d’industrialisation pour bientôt

Pour booster le secteur industriel burundais, le gouvernement a initié une politique nationale d’industrialisation. Cependant plus de trois ans viennent de terminer avant que cette politique ne soit opérationnelle alors qu’elle devrait constituer une boussole pour le développement économique du pays. « Au moment où l’absence de cette politique constitue un obstacle majeur au développement du secteur industriel, l’Association des Industriels du Burundi éprouve un sentiment de satisfaction du fait que ce document pourra être disponible très prochainement », précise Olivier Suguru.  C’est un instrument primordial partout au monde qui consiste à orienter et encourager le secteur  industriel.

Rappelons que dans la communauté Est Africaine, c’est le Burundi qui n’est pas encore doté  de cette politique.

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