SAPROSS-Burundi : Grenier des Swahiliphones

L’Association« Solution Académique pour la Promotion du Swahili Standard », SAPROSS-Burundi  a organisé le 9 février 2020 une séance de sensibilisation sur l’importance de la langue Swahili. Ainsi, 154 lauréats qui ont suivi régulièrement la formation ont eu des certificats. Depuis 2008, date de création de SAPROSS-Burundi,  plus de 5000 certificats sont déjà délivrés

« Après que le Burundi a lancé un programme d’enseignement de la langue Kiswahili dans les écoles primaires et secondaires du Burundi alors qu’il y a manque d’enseignants qualifiés en la matière et l’entrée du Burundi dans la Communauté de l’Afrique de l’Est, il  est indispensable que la langue kiswahili soit apprise », explique Pierre Claver Harerimana, représentant légal de Sapross-Burundi. Il indique que la formation est organisée en deux phases de 6 mois par an. Chaque phase dure environ 60 heures. « Aujourd’hui, Sapross délivre 154 certificats aux lauréats qui ont suivi régulièrement la formation et qui ont réussi les examens », précise-t-il. A ce jour, il informe que cette association a déjà délivré 5107 certificats depuis sa création en 2008. Chaque année, a-t-il souligné, Sapross-Burundi offre des formations aux personnes qui le souhaitent et sont sanctionnées par des certificats.

Pierre Claver Harerimana, représentant légal de Sapross-Burundi

Pourquoi un accent particulier sur le Swahili que le Kirundi ?

A la question de savoir pourquoi, Sapross Burundi a décidé de développer le Kiswahili plutôt que le Kirundi, Harerimana explique :« A l’exception de l’Université du Burundi où on enseigne le kiswahili dans le Département de Langues et Littératures Africaines, il n’y avait pas d’autres personnes formées pour enseigner le Kiswahili. C’est pour cette raison que Sapross Burundi a commencé à enseigner le Kiswahili en vue de promouvoir l’enseignement de qualité de cette langue, qui est aussi une langue de l’Afrique de l’Est. De surcroît, le Kiswahili tend à être une langue officielle au Burundi. Mais le Kirundi est enseigné depuis l’école maternelle jusqu’à l’université ». Il informe qu’une commission a été mise en place pour préparer les livres et les programmes d’enseignements à développer même si les supports pédagogiques  restent insuffisants.

« Au total, nous aurons 7 branches à savoir : la branche de Bujumbura Mairie, Bujumbura, Ngozi, Gitega, Kayanza, Mwaro et Bubanza. Dans la même optique Sapross-Burundi compte ouvrir de nouvelles branches dans d’autres provinces dont Karusi et Ruyigi. D’autres seront créées en fonction de la capacité de Sapross», révèle M.Harerimana.

Les bénéficiaires ravis                       

Léonard Manirakiza est âgé de 48 ans.       Il est originaire de la province Makamba. Il enseigne à l’école primaire de Kanyosha. Il est parmi les  bénéficiaires de la formation. Il s’en réjouit. « Natif de Makamba, une province frontalière  de la Tanzanie, cette formation me permettra d’échanger avec mes collègues venus de ce pays voisin ». De plus, il me sera facile d’enseigner le Kiswahili à l’école.

Gloria-Cynthia Gatore est bénéficiaire de la formation. Elle est étudiante à l’Université Lumière de Bujumbura en département de la communication. Elle témoigne : « Notre pays est membre de la Communauté de l’Afrique de l’Est où le kiswahili occupe une place de choix. Raison pour laquelle je dois apprendre cette langue. De plus, j’aspire à être journaliste. Sur ce, la formation que je viens de subir me permettra de jouer pleinement mon rôle de journaliste ». Elle fait savoir que le Kiswahili est utilisé dans tout le domaine de la vie à savoir : le commerce, la communication, l’enseignement, etc. Elle  se dit satisfaite de la formation qu’elle ait eue car, dit-elle, au niveau de Sapross « on nous appris le kiswahili académique de loin différente du Kiswahili parlé dans les quartiers qui n’est qu’un mélange de langues. Mlle Gatore appelle la population en générale et les filles en particulier à apprendre et à pratiquer le kiswahili comme d’autres langues.

Ezéchiel Misigaro est journaliste. Il indique que lorsqu’il participait dans des réunions tenues  en Kiswahili, il lui est difficile de comprendre ce qui se dit. Il fait savoir qu’actuellement, il n’aura pas de difficultés à s’exprimer ou à   comprendre ce qui se dit.

Rappelons que Sapross-Burundi est une association sans but lucratif légalement reconnu. 

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About the Author: Dieudonné Bukuru

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