Semaine Santé Mère-Enfant 2020 : Pour réduire la morbi-mortalité

A l’occasion de la Semaine Santé Mère-Enfant (SSME), 1ère édition 2020, une semaine couplée à la semaine africaine de la vaccination (SAV), le ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida organise une campagne de sensibilisation des parents sur la vaccination de leurs enfants et la lutte contre la covid-19. Cette campagne se déroule du 21 au 23 juillet 2020 sous le thème : Ensemble, œuvrons pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant tout en nous protégeant contre  la covid-19. Plus de 4 708 626 enfants de moins de quinze ans sont attendus et 11 948 agents de santé communautaire ont été formés en avance pour mener à bout cette activité

« Plus de 4 708 626 filles et garçons de moins de quinze ans sont attendus sur toutes les sous-collines du pays pour être vaccinés pendant cette campagne de la semaine dédiée à la  Santé -Mère-Enfant », indique Dr Thaddée Ndikumana, ministre de la santé publique et de la lutte contre le sida. Il fait savoir que 95 %  des enfants de 6 à 59 mois vont être supplémentés en vitamine A, 95% des enfants de 1 à 14 ans vont être déparasités à l’Albendazole et  au moins 80 % des femmes enceintes (2ème et 3ème trimestre de la grossesse)  vont être administrées à l’Albendazole. D’après Dr Ndikumana, 11948 agents de santé communautaire qui ont été formées se trouvant sur toutes les sous-collines du pays en collaboration avec 2929 chefs collinaires et 792 prestataires de santé en charge de la supervision conduisent cette activité. Et de préciser: « L’objectif général de cette campagne est de contribuer à réduire la morbimortalité attribuable aux maladies évitables par la vaccination aux parasitoses intestinales et à la malnutrition ».

Les bénéficiaires s’en réjouissent

Francine Akimana est mère de trois enfants. Elle habite la sous-colline Kibasu en zone Muyira de la commune Kanyosha dans la province de Bujumbura. Elle témoigne qu’actuellement, la campagne de sensibilisation et de vaccination se fait sur ménage car, dit-elle, on a diminué le trajet qui, auparavant empêchait certains parents d’amener leurs enfants à se faire vacciner. Et de préciser que ces médicaments sont d’une grande valeur pour les enfants et leurs mamans.

Félix Ntibazonkiza est chef de la sous-colline Jimbi en zone Muyira de la commune Kanyosha. Il affirme que la population burundaise a compris le rôle des vaccins. Il rassure que même les hommes ont en premier lieu compris le rôle de vacciner leurs enfants. Il témoigne que cette vaccination contribue à la réduction de la morbi-mortalité maternelle et infantile.

Olive Tuyisenge est une femme Twa rencontrée à la sous-colline Kibasu. Elle est enceinte et fait son métier normalement. Elle se réjouit que l’Etat se soit engagé à rencontrer sa population à leur ménage. Nous remercions vraiment le gouvernement de cette initiative car ça va contribuer à  l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant.

Organisée au Burundi depuis l’année 2002, la Semaine de la Santé Mère et Enfant s’effectue deux fois l’année et a pour objectif de contribuer à la réduction de la morbi-mortalité maternelle et infantile. Elle est une opportunité d’offrir un paquet intégré d’interventions destiné à contribuer à l’amélioration de la santé des mères et des enfants et de permettre aux groupes les plus vulnérables d’avoir un accès aux soins.

Pendant 3 jours, en plus des interventions traditionnelles de supplément en Vitamine A chez les enfants de 6 à 59 mois, de déparasitage à l’Albendazole chez les enfants de 1 à 14 ans et chez les femmes enceintes au 2ème et 3ème trimestre de la grossesse, il est aussi prévu le rattrapage de la vaccination des enfants. Parallèlement aux activités susmentionnées, les parents et les tuteurs qui amènent ou accompagnent les enfants sur les différents sites dédiés aux activités susmentionnées, sont sensibilisés et reçoivent des messages avec démonstration sur la pratique du lavage des mains à l’eau propre et au savon afin de prévenir les maladies dues à des mains sales et la lutte contre la covid-19,  etc.

Rappelons que ces activités ont été financées à hauteur de plus d’un milliards de francs burundais par le Gouvernement du Burundi et les ONGs oeuvrant dans ce secteur.

Recommended For You

About the Author: Dieudonné Bukuru

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Covid-19

Mwirinde Corona

Actualités à la une