SFBSP-Burundi : Briser les stéréotypes sexistes pour promouvoir et respecter les droits des femmes

Sous le thème : « Je suis de la génération égalité : Levez-vous pour les droits des femmes », l’association Solidarité des Femmes Burundaises pour le Bien-être Social et le Progrès au Burundi (SFBSP)  s’est jointe lundi 9 mars 2020 au monde entier pour célébrer la journée internationale des femmes. Les cérémonies marquant cette journée se sont déroulées dans son Centre Ombre de la Femme (COFEM) à Kamenge. Les festivités ont été débutées par un défilé des femmes.

« La journée des Femmes ou Journée Internationale pour les Droits des Femmes est célébrée le 8 mars de chaque année. Le but est de réfléchir sur les conditions des Femmes dans le monde et de lutter contre les inégalités face aux hommes », a fait savoir Mme Divine Kaneza de l’association SFBSP-Burundi. Et d’indiquer : « Nous devons briser les stéréotypes sexistes pour promouvoir et respecter les droits des femmes ».

Proclamée par les Nations Unies en 1977, la journée internationale de la femme puise ses origines dans des manifestations de femmes du début du 20e siècle où elles réclamaient le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les sexes. C’était dans le but de lutte pour l’émancipation de la femme, a-t-elle expliqué.

C’était en 1910 à Copenhague (Danemark), a indiqué Mme Divine Kaneza, que des centaines de participantes réunies pour la Deuxième conférence internationale des femmes socialistes décident d’organiser chaque année une journée des femmes pour promouvoir leur combat en faveur du droit de vote. « C’est après la Seconde Guerre mondiale que le 8 mars commence à être célébré dans de nombreux pays avant d’être reconnu par l’ONU comme Journée internationale de la femme en 1977 ».

Des défis à relever

Prenant la parole, Mme Espérance Ntirampeba, Présidente de l’association Solidarité des Femmes Burundaises pour le Bien-Être Social et le Progrès au Burundi (SFBS) a indiqué que même si le pas est déjà franchi en matière des  droits des femmes au Burundi, il s’observe encore de diverses formes de violences faites aux femmes et filles. Pour elle, Il y a  des filles qui se marient avant l’âge légal et des  femmes qui n’ont pas droits à leur santé sexuelle et reproductive. Ce qui handicape  leur développement. Les femmes ne sont pas bien représentées dans les instances de  prise de décisions.  Mme Ntirampeba a informé que la Solidarité des Femmes Burundaises pour le Bien-être Social et le Progrès souhaite qu’en 2030, le nombre des filles qui terminent l’enseignement fondamental soit égal à celui des garçons comme inscrits dans les ODDs. Elle souhaite que les filles et garçons aient les mêmes droits dans leur éducation familiale. Elle souhaite également l’éradication de toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles.

Des femmes en défilé

Elle demande à l’Etat de continuer à prendre des initiatives allant dans le sens de promouvoir le développement de la femme.

Martin Nivyabandi, Ministre des droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre quant à lui, a fait savoir que cette journée arrive au moment où le monde entier célèbre le 25ème anniversaire de l’adoption de la déclaration et du programme d’action de Beijing de 1995, le 20ème anniversaire de l’adoption de la résolution 1325 du conseil de sécurité des Nations-Unies sur les femmes, la paix et la sécurité et le 5ème anniversaire des objectifs de développement durable(ODD).

Selon le ministre, des mécanismes ayant pour but la protection et la promotion des droits de la femme comme politiques et stratégies favorables à la promotion des droits de la femme ont été mis en place par le gouvernement du Burundi. Et de souligner : « Le Burundi a également mis en place un cadre légal favorable à la promotion des droits des femmes par l’adoption de nouvelles lois et la révision de celles contenant des lacunes ou dispositions discriminatoires ».
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Des décisions prises par les  gouvernements

En 1995, la Déclaration et le Programme d’action de Beijing, qui constituent une feuille de route de portée historique, sont adoptés par 189 gouvernements lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes. Ils contiennent des engagements complets en réponse à 12 domaines critiques et constituent encore une puissante source d’orientation et d’inspiration. Le Programme d’action projette un monde où chaque femme et chaque fille peut exercer ses libertés et ses choix et connaître et comprendre tous ses droits, notamment le droit de vivre sans violence, le droit à l’éducation, le droit de participer à la prise de décision et le droit de recevoir un salaire égal pour un travail égal.

En 2014, la 58ème session de la Commission de la condition de la femme (CSW), qui est le principal organe intergouvernemental mondial dédié exclusivement à la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes, avait pour thème prioritaire : les résultats obtenus et les difficultés rencontrées dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) en faveur des femmes et des filles. Les institutions de l’ONU et des ONG accréditées du monde entier ont examiné les progrès accomplis et les défis qu’il reste à relever en vue d’atteindre ces objectifs. Les OMD ont joué un rôle important dans la mobilisation de l’attention et des ressources sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Notons qu’au Burundi, la journée a été célébrée sous le thème : « Levons-nous tous pour la réalisation des Droits des femmes ».

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About the Author: Dieudonné Bukuru

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