SFBSP : Des conséquences de l’avortement clandestin

Les femmes qui se font avorter clandestinement courent d’énormes risques. Elles peuvent mourir ou attraper de sévères infections. La prison est une des sanctions infligées à celles qui ont recours ou qui pratiquent l’avortement clandestin. Cela a été dit mardi le 26 mai 2020 au Centre Ombre des Femmes (COFEM) lors de la sensibilisation sur la stigmatisation de l’avortement et la mobilisation sur l’accès aux soins post-avortement de qualité

Plusieurs facteurs déterminent l’ampleur et la gravité de l’avortement chez les adolescentes. On peut citer le recours à des prestataires non qualifiés (pas de carrière médicale), l’introduction des méthodes dangereuses (comme l’insertion d’objets dans l’utérus, l’utilisation de préparations à base des plantes dans le vagin, etc.) ainsi que les obstacles légaux (la loi interdisant l’avortement clandestin).
Il est incontestable que l’avortement à risque reste une triste réalité au Burundi si bien qu’il peut être considéré parmi les causes importantes de la mortalité féminine. Il existe des risques d’hémorragie, d’infection, d’échec, d’effets secondaires des différents traitements médicamenteux (douleurs, nausées, vomissements)

« Suite à un avortement non sécurisé, les femmes risquent de présenter un ensemble de troubles affectant leur qualité de vie et leur bien-être, et certaines d’entre elles, des complications engageant le pronostic vital », explique Justine Niyokwizera, assistante chargée de la promotion de la santé sexuelle et reproductive au sein de la Solidarité des Femmes Burundaises pour le bien-être Social et le Progrès (SFBSP).  Elle fait savoir que les principales complications potentiellement mortelles résultant d’un avortement à risque sont les hémorragies, les infections et les lésions de l’appareil génital et des organes internes. Pour Mme Niyokwizera, les avortements à risque pratiqués dans de mauvaises conditions peuvent entraîner des complications entre autres : un avortement incomplet (les tissus et produits de la grossesse n’ont pas été complètement retirés ou expulsés de l’utérus);les hémorragies (saignements abondants); les infections; les perforations de l’utérus (lorsque l’utérus a été perforé par un objet pointu ou tranchant); les lésions de l’appareil génital et des organes internes par insertion d’objets dangereux, etc. Outre les décès et les incapacités qu’ils provoquent, indique-t-elle, au niveau économique, les avortements à risque ont des coûts sociaux et financiers majeurs pour les femmes, les familles, les communautés et les systèmes de santé.

Mme Niyokwizera révèle que  la Solidarité des Femmes Burundaises pour le bien-être Social et le Progrès (SFBSP) a déjà mené des enquêtes dans les provinces de Makamba, Rumonge, Mwaro, Muramvya, Rutana et Makamba. Elle précise que le rapport a montré qu’un grand nombre des cas d’avortements clandestins ont provoqué beaucoup de risques à cause du  manque de soins de santé post-avortement de qualité. Mme Niyokwizera fait remarquer que selon ce rapport, les jeunes filles scolarisées viennent en première position dans l’avortement clandestin, suivie par celles qui n’ont pas fréquenté l’école.

Prévention

Pour Mme Niyokwizera , on peut éviter les avortements à risque par: une éducation sexuelle exhaustive; la prévention des grossesses non désirées au moyen d’une contraception efficace, y compris d’urgence; et l’accès à l’avortement sécurisé et légal. De plus, révèle-t-elle, on peut réduire le nombre des décès et des incapacités résultant des avortements à risque en assurant à temps le traitement d’urgence des complications.                                                                                    

Après la sensibilisation sur la santé sexuelle, Mme Annick Dusenge de la SFBSP a invité les participants à observer les mesures d’hygiène pour se prévenir du Covid-19.  Elle leur a informé que la pandémie à Coronavirus dérange tous les pays du monde et s’est propagé dans différents pays du monde. Mme Dusenge leur a rappelé les moyens de prévention et de contamination du fait que certaines personnes n’écoutent pas des radios.

Mme Dusenge leur a demandé d’éviter de serrer les mains, s’embrasser, tousser sans se protéger en pleine personnes. Elle leur a demandé également de laver les mains à l’eau propre et au savon chaque fois de besoin.

Recommended For You

About the Author: Richard Nsengiyumva

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Covid-19

Mwirinde Corona

Actualités à la une