array(6) { ["NewConfirmed"]=> int(530527) ["TotalConfirmed"]=> int(44474616) ["NewDeaths"]=> int(7258) ["TotalDeaths"]=> int(1173928) ["NewRecovered"]=> int(262603) ["TotalRecovered"]=> int(30045812) } SFBSP: Pour une participation active des femmes dans les instances de prise de décision – Ejoheza News

SFBSP: Pour une participation active des femmes dans les instances de prise de décision

Sous le thème : « Ensemble, luttons contre les préjugés et les stéréotypes sexistes pour respecter les droits des femmes », la Solidarité des Femmes Burundaises pour le Bien-être Social et le Progrès a organisé le 12 mars 2020, un atelier de sensibilisation aux activités liées aux droits des femmes et des filles afin de favoriser l’égalité des genres et la participation active des femmes dans les instances de prise de décision à la base. Cela pour un burundais égalitaire 50-50  d’ici 2030

« Les femmes doivent se débarrasser de cette peur d’être discriminées. Aussi, elles doivent se soutenir les unes les autres. En plus, si une fois, il y a une femme qui parvient à être élue, il faut qu’elle soit soutenue et encouragée », c’est ce qu’indique Divine Kaneza,chargée de projets de lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre  et de promotion des droits des femmes au sein de la SBFSP. Elle précise que l’objectif de l’atelier est de sensibiliser les femmes à se passer  des préjugés et des stéréotypes sexistes. Cela afin que la femme participe activement dans les instances de prise de décision au niveau local  et de cette manière parvenir à l’égalité de genre au  Burundi. De plus, ajoute-elle, l’objectif est d’inviter les femmes à être solidaires afin qu’elles se soutiennent pour décrocher leur part. « Nous avons aussi impliqué les chefs locaux et les chefs de quartiers afin qu’ils soutiennent eux aussi  les femmes en cette période électorale », dit-elle. Mme Kaneza fait savoir que les femmes sont capables. Elles sont de bons leaders, de bons gestionnaires et de bons dirigeants. Les femmes sont capables.Elles sont de bons leaders, capables de bien diriger, d’où elles méritent d’être soutenues. 

La constitution de la République du Burundi reconnaît aux femmes 30% de représentation dans les différents domaines de la vie du pays. Cependant, à en croire les propos de Mme Kaneza, la représentation atteint seulement 18 %. Elle explique que différents obstacles expliquent cette faible représentativité. « Les femmes se sous-estiment encore. Elles n’ont pas encore pris conscience qu’elles sont capables. Elles se discriminent ». Elle ajoute que leurs maris peuvent constituer eux aussi un défi. « Ils ne leur permettent pas de s’impliquer pleinement  dans les instances de prises de décision. L’autre défi concerne les moyens. Les femmes n’ont pas de sources de revenus comme les hommes pour organiser des propagandes», souligne-t-elle. De surcroît, explique Mme Kaneza, invitons les hommes ici présents à aller sensibiliser leurs pairs pour qu’ils puissent permettre à leurs épouses de participer dans les instances de prise de décision mais aussi les soutenir.

« Les femmes sont peureuses »

Jean de Dieu Mpawimana habite la colline Tenga-Gahwana, zone Rubirizi en commune mutimbuzi de la province Bujumbura. C’est un chef de cellule. Il indique que pour accéder au pouvoir ou avoir la parole, les femmes doivent vaincre la peur. Il déplore le fait que certaines femmes se sous-estiment et ne veulent pas prendre la parole en publique. Et de promettre : «  Nous allons les soutenir afin qu’elles puissent participer activement dans la prise de décision dans tous les secteurs de la vie du pays ». Il reconnaît que les femmes sont capables. En témoignent, les femmes enrôlées dans les corps de défense et de sécurité, dans l’exécutif et au parlement. Il soutient que de telles formations permettront aux femmes d’élire et de faire élire.

Dorothée Hakizimana habite le quartier Twinyoni, zone Kamenge en commune Ntahangwa de la Mairie de Bujumbura. Elle est femme leader et paire éducatrice « imboneza ».Elle trouve que les 30 % que leur reconnaît la constitution ne suffit pas. D’où, elle demande aux femmes de démontrer qu’elles sont réellement capables. Cette démonstration doit passer par la sensibilisation des femmes à participer aux élections. Elle trouve que ces formations vont contribuer et inciter les femmes afin d’avoir une représentation de taille. Elle explique qu’elle effectue cette sensibilisation à travers les réunions de coopératives ou à travers différentes rencontres. Elle lance un appel vibrant : « Nous voulons être représentées au même titre que les hommes, car nous sommes capables».

Cependant, comme Mme Divine l’indique, Mme Hakizimana reconnaît qu’il y a encore des défis auxquels les femmes font face. Il s’agit du découragement, de la discrimination, des moyens financiers qui font défaut mais aussi des époux qui constituent un défi majeur. « Si vous êtes mariés à un homme qui ne vous entend pas, c’est fort impossible de vous impliquer ou de jouer pleinement votre rôle de leader ou de chef ».

Pour les femmes qui sont taxées de manquer de respect envers leurs maris suite au poste qu’ils occupent, Mme Hakizimana le nie catégoriquement. Elle indique que quand une femme manifeste un geste si petit soit-il, l’homme si vous n’êtes pas en contact te taxe du manque de respect. Ce que Mpawenimana contredit en indiquant que des litiges liés au manque de respect ont été tranchés dans la cellule dont il est le chef.

Recommended For You

About the Author: Mathias Ntibarikure

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Covid-19

Mwirinde Corona

Actualités à la une