Un Plan d’Action National de Sécurité Sanitaire pour réduire la morbi-mortalité au Burundi

En vue d’assurer le bien-être des populations burundaises et d’assurer la prévention et la riposte face aux situations d’urgence, le ministère de la santé  publique et de lutte contre le Sida vient de mettre sur pied un Plan d’Action National de Sécurité Sanitaire (PANSS). Cela dans l’objectif de contribuer à la réduction de la  mortalité et de la morbidité causées par les urgences sanitaires

Dans le cadre de la prévention de la propagation des maladies à travers le monde en général et la promotion de la bonne santé de sa population en particulier, le Gouvernement du Burundi s’est associé aux autres Nations du Monde en ratifiant les conventions internationales et les autres textes légaux dont le Règlement Sanitaire International ratifié en 2005. L’objet et la portée du Règlement Sanitaire International ( RSI ) consistent à « prévenir la propagation internationale des maladies, à s’en protéger, à les maîtriser et à y réagir par une action de santé publique proportionnée et limitée aux risques qu’elle présente pour la santé publique, en évitant de créer des entraves inutiles au trafic et au commerce internationaux » .

Selon Onesphore Nzigirabarya, assistant du ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, le Burundi mène des activités de surveillance contre les maladies à potentiel épidémique et les événements de santé publique à portée internationale. Ces pathologies sous surveillance sont notamment : la Maladie à Virus Ebola, le Cholera, le Paludisme, la Méningite, la Rougeole, la paralysie flasque aiguë, la dysenterie bacillaire, le Tétanos Néonatal, sans oublié la pandémie du Siècle qui est le COVID-19. Il rappelle que le Burundi a connu ces dernières années des épidémies de Choléra, du Paludisme,  d’Ebola et actuellement la COVID-19.

« Des actions ont été menées pour faire face aux épidémies récurrentes »

Pour faire face aux épidémies récurrentes et des menaces éventuelles, fait-il savoir, plusieurs actions ont été menées notamment : l’élaboration  des plans de contingence pour maitriser les épidémies, la construction et aménagement des centres de prise en charge, le renforcement des capacités de surveillance aux points d’entrées et dans les Formation Sanitaire ( FOSA ), le renforcement des capacités du laboratoire de l’INSP et la décentralisation du diagnostic pour la Maladie à Virus Ebola et la COVID-19, la Prévention et le contrôle de l’Infection en milieu de soins  ainsi que la coordination des partenaires intervenant dans la préparation à la riposte.

De plus, ajoute M.Nzigirabarya, des équipes d’intervention rapide sont  formées et équipées au niveau central et périphérique auxquels on ajoute la vaccination du personnel de première ligne sur la MVE, la création d’un Fond d’urgence (Fond COVID – 19). « D’autres mesures ont été prises par les plus hautes autorités du Pays pour la lutte contre la COVID-19, notamment la campagne « Ndakira Sinandura kandi Sinanduza » initiée par le Président de la République du Burundi et la mise en quarantaine des Passagers en attendant leur test au COVID-19 », renchérit l’assistant du ministre.

Un  PANSS  qui vient à point nommé   

Le Burundi, pays membre de l’OMS, est engagé dans la mise en œuvre du RSI 2005, et dans ce cadre, une évaluation conjointe externe du RSI a été réalisée en Mars 2018. L’évaluation a montré que le Burundi avait des insuffisances pour faire face aux urgences de santé publique. L’une des recommandations de cette évaluation est de doter le Pays d’un Plan d’Action National de Sécurité Sanitaire (PANSS) pour renforcer les capacités de base du pays à la préparation et la réponse aux Urgences de Santé Publique. C’est ainsi, qu’avec l’appui technique et financier de l’Organisation Mondiale de la Santé, explique M.Nzigirabarya, le gouvernement du Burundi à travers le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida s’est doté du PANSS. Cet atelier s’inscrit donc dans le processus de mise en œuvre des recommandations qui ont été formulées pour faire face aux insuffisances qui ont été identifiées.

Selon lui, le PANSS vient à point nommé, car dans la mesure où le pays connait une épidémie de la COVID-19 qui sévit dans le monde entier, ce plan permettra de renforcer les mesures qui ont étés prises dans le cadre de la prévention et de la riposte à cette menace. Cela passera, dit-il, par le renforcement de la surveillance intégrée, avec comme il l’indique un accent particulier aux points d’entrée. Il passera aussi par le renforcement des capacités des prestataires et l’opérationnalisation du Centre des Opérations des Urgences de Santé Publique (COUSP). Et de conclure, « Ce plan d’action vient renforcer ces mesures et mettre le Pays à un niveau de sécurité le plus élevé ». Pour sa mise en œuvre effective et efficiente, l’assistant du ministre interpelle les partenaires pour accompagner le gouvernement dans les étapes ultérieures de mise en œuvre de ce plan d’action.

L’OMS engagée à soutenir

Dr BaKEITA, représentant a.i de l’OMS au Burundi indique que le Plan d’Action National pour la Sécuritaire Sanitaire, en plus de contribuer à la réduction de la morbi-mortalité, il contribuera à renforcer les capacités du pays, à prévenir les urgences sanitaires, à maintenir les capacités du pays, à se préparer face aux urgences, à détecter en temps réel, à rapporter rapidement et à confirmer toutes les flambées épidémiologiques et autres urgences sanitaires. Il contribuera également à renforcer et à maintenir les capacités du pays à intervenir rapidement en cas de flambées épidémiques et autres urgences sanitaires.  Conscient de la contribution du PANSS, l’OMS promet de soutenir la mise en œuvre de ce dernier. Il promet également  que cette organisation mondiale qui milite pour la santé au niveau mondiale restera toujours au côté du Burundi dans toutes ses initiative visant à promouvoir la santé de la population.

Le Plan d’Action national pour la Sécurité Sanitaire couvre une période de 5 ans, c’est-à-dire de 2019 à 2023. Sa mise en œuvre coutera 64 871 926 987 FBu.

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About the Author: Mathias Ntibarikure

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